Le 18 mai dernier le cardinal Victor Manuel Fernandez, préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi a été très clair :
« Les ordinations épiscopales annoncées par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X ne bénéficient pas du mandat pontifical correspondant. Ce geste constitue un acte schismatique (Jean-Paul II, Ecclesia Dei, n° 3), et l’adhésion formelle au schisme constitue une grave offense à Dieu et comporte l’excommunication prévue par le droit de l’Église ».
Ce communiqué faisait suite à une rencontre entre le cardinal et le supérieur général de la FSSPX, le 12 février dernier, la demande de l’abbé Pagliarani de pouvoir rencontrer le Pape étant, à ce jour, restée sans réponse. Nous voici, en apparence, revenus en 1988, lorsque par le décret Ecclesia dei adflicta (2 juillet 1988) furent excommuniés les évêques consécrateurs (NNSS Lefebvre et de Castro-Mayer) ainsi que les évêques consacrés (NNSS Williamson, Fellay, Tissier de Mallerais et de Galaretta). De ces quatre évêques, deux sont décédés, NNSS Williamson et Tissier de Mallerais et les deux autres NNSS Fellay et de Galaretta ont vieilli (l’un est né en 1958, l’autre en 1957) et apparaissent légitimement fatigués pour assurer les sacrements de confirmations, les ordinations, les bénédictions d’églises, les prises d’habit, etc. d’une communauté qui comporte, aujourd’hui, plus de 700 prêtres et dessert plus de 800 lieux de culte sur toute la planète.
La toile s’enflamme des commentaires des théologiens, canonistes, évêques, cardinaux qui s’opposent à ces consécrations sans mandat pontifical y voyant un acte schismatique (SER Sarah et Muller, RP de Blignières (FSVF), abbé Laurent Spriet, chanoine Christian Gouyaud, chanoine Albert Jacquemin), ou une cruelle nécessité ne constituant pas un schisme (NNSS Schneider, Strickland, abbé Claude Barthe, padre Jaime Mercan).
Misereor super turbam
Peu de personnes, en réalité, s’interrogent sur les motivations des fidèles qui, depuis plus de cinquante ans, ont bénéficié de l’assistance de la Fraternité Saint-Pie X. Il y a d’abord ceux qui ont été chassés de leurs paroisses parce qu’ils refusaient la communion dans la main ou, plus récemment lors de la pandémie de Covid 19, parce que leurs paroisses avaient suspendu tout culte public. Il y a ensuite ceux qui se sont enfuis, non pas au sens de fuir le combat mais au sens de quitter une prison, lassés d’une liturgie insipide, blessés par un scandale particulier – tel ce sacristain voyant son curé en manque d’hostie pour la communion en déverser de non consacrées dans le ciboire affirmant, un peu gêné : « l’important c’est qu’ils y croient ! » -, incapables d’affirmer que Dieu puisse nous soumettre à la tentation ou que le Père et le Fils sont de même nature, fatigués d’écouter des sermons marxisants, tels ceux rapportés dans le livre de Michel de Saint-Pierre : Les fumées de Satan (1976) ou d’entendre les appels récurrents à la solidarité avec les migrants et à écouter les gémissements de la Terre-Mère.
D’autres ont découvert, après de plus ou moins longs tâtonnements et errements, un culte dont la beauté témoigne de la majesté et de la transcendance de Dieu, une prédication soucieuse des réalités surnaturelles, du péché et de la grâce, un éco-systéme traditionnel avec lieux de culte, écoles, activités scoutes, catéchisme, visites aux malades, etc. Enfin, arrive à l’âge adulte une génération qui n’a connu de l’Eglise que « la Frat ». Pour quitter ces oasis, avec les imperfections de toute œuvre humaine, il faudrait avoir confiance en un avenir meilleur, plus sûr, plus saint ailleurs. Avoir des garanties sérieuses de pouvoir y transmettre et vivre paisiblement la foi de toujours, sans ambiguïté, au moyen des pédagogies traditionnelles qui ont sanctifié nos anciens.
Parmi les modernes docteurs de la loi, canonistes ou théologiens, qui est vraiment attentif au cri de détresse du Christ : « J’ai pitié de cette foule » ? Qui a pitié de cette foule qui n’a pas quitté ses paroisses pour le simple plaisir de faire des kilomètres le dimanche en voiture ? Qui ne veut pas que ses enfants soient souillés dès la maternelle par les programmes d’éducation sexuelle imposés par l’Etat aux écoles catholiques sous contrat ? Qui a accepté d’être marginalisée dans sa propre famille et assiste, incrédule, à l’abandon, sauf cas particulier, de toute pratique religieuse et respect de la loi morale chez les petits-enfants de ceux qui, avec des degrés d’enthousiasme divers, avaient accepté les réformes conciliaires. À ces enfants en quête de pasteurs et de pères il n’est souvent fourni que des réponses administrativo-canoniques débitées froidement par des fonctionnaires ecclésiastiques.
Émerge ici, a contrario, la belle figure épiscopale de Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana, qui dans un même mouvement a le courage de dénoncer « l’énormespectacle de triomphalisme clérical « (Christus Vincit) que fut Vatican II et « L’hérésiehomosexuelle (qui) infecte de plus en plus le corps de l’Eglise » (entretien du 12 mai 2026). Mystère de la Passion de l’Eglise à la fois sainte dans son chef, le Christ, sa doctrine et ses sacrements mais aussi, depuis l’origine, pécheresse dans trop de ses membres, même clercs, de Judas, membre du premier collège apostolique au cardinal archevêque de Washington, pédophile notoire, Théodore Mac Carrick en passant par l’évêque Cauchon, juge de Jeanne d’Arc et l’évêque apostat d’Autun, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, dit Talleyrand.
Deux thèses en présence
Comme en 1988 les autorités de la Fraternité Saint-Pie X récusent toute volonté de création d’une Eglise parallèle et invoquent l’état de nécessité pour procéder à ces consécrations épiscopales sans mandat pontifical. Elles précisent d’ailleurs que ces nouveaux évêques n’auront aucune juridiction, celle-ci étant de l’unique ressort du Souverain pontife. Ce que contestent certains théologiens arguant que la constitution conciliaire Lumen Gentium en son article 21 affirme que :
« la consécration épiscopale, en même temps que la charge de sanctification confère aussi les charges d’enseigner et de gouverner, lesquelles cependant, de par leur nature, ne peuvent s’exercer que dans la communion hiérarchique avec le chef du collège et ses membres ».
Ainsi par la seule consécration épiscopale l’évêque acquerrait une « charge de gouverner » alors que traditionnellement
« La juridiction ne parvient aux évêques que par l’intermédiaire du pontiferomain » (Ad apostolorum principis, Pie XII, 29 juin 1958).
Nous ne sommes plus en 1988
Au-delà des débats théologiques, d’autres considérations peuvent être émises. En 1988 la croyance commune, à Rome, était que la déclaration de schisme de la Fraternité Saint-Pie X suffirait à faire rentrer les choses dans l’ordre et que la Fraternité, abandonnée par ses fidèles, ses bienfaiteurs et ses prêtres s’étiolerait et finirait par quasiment disparaître comme ce fut le cas pour la Petite Eglise dans les Deux-Sèvres. Les faits montrent qu’il n’en a rien été et que la Fraternité malgré des départs de prêtres et des crises internes continue de se développer. Ils étaient 209 prêtres en 1988, ils sont 733 en 2025. On ne voit pas pourquoi le résultat d’une déclaration romaine de schisme serait différent en 2026. Les prêtres et les fidèles qui ont refusé de s’associer aux sacres sans mandat pontifical de 1988 ont cru que « l’accueil large et généreux » (Ecclesia dei) qui leur était promis serait une réalité.
Ils savent désormais que quelques soient les bonnes intentions, probables, de Jean-Paul II et, certaines, de Benoît XVI, l’accueil dans les diocèses ne fut ni large ni généreux, en particulier en France. Cinquante années après, ils attendent toujours l’évêque qui avait été promis à Mgr Lefebvre. De même il existe en tout et pour tout, à ce jour, cinq paroisses personnelles dédiées au culte traditionnel en France. Si le développement des communautés dites ex Ecclesia Dei est une réalité (FSSP : 387 prêtres, ICRSP : 130 prêtres, IBP : 62 prêtres), ce développement est souvent dû à une présence massive aux USA, grâce à la bienveillance de plusieurs évêques Etats-Uniens. On ne sent pas les prémices d’un changement d’attitude des autorités romaines et épiscopales quant à cet « accueil large et généreux ». D’ailleurs des supérieurs de communautés contactés par le cardinal Fernandez pour savoir dans quelles conditions ils accueilleraient des transfuges de la Fraternité Saint-Pie X se sont vu opposer une immédiate fin de non-recevoir quand ils ont déclaré que d’éventuels transferts n’auraient lieu que si les prêtres accueillis étaient certains de pouvoir continuer à célébrer les sacrements selon le rite traditionnel.
Or, de nombreuses communautés en situation canonique régulière, ont, en pratique, l’interdiction de célébrer les sacrements, autres que la messe, dans la forme traditionnelle, laissant leurs fidèles démunis (cf Ces prêtres et fidèles qui souffrent). Dès son élection Léon XIV a appelé à « construire des ponts, par le dialogue, par la rencontre, en nous unissant tous pour former un seul peuple toujours en paix ». Or, le 21 avril dernier, le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich a recommandé aux services pastoraux de son diocèse l’utilisation d’un manuel intitulé « La bénédiction donne de la force à l’amour ». Ce texte propose différentes « formules » pour bénir les couples de même sexe et les divorcés remariés. Interrogé sur cet épisode lors du vol de retour de sa visite en Afrique, le jeudi 23 avril, Léon XIV a ainsi présenté sa position :
« Le Saint-Siège a clairement fait savoir que nous ne sommes pas d’accord avec la bénédiction formelle des couples, en l’occurrence les couples homosexuels (…) Aller plus loin que cela, je pense aujourd’hui que cela risque de causer plus de division que d’unité, et que nous devrions chercher des moyens de construire notre unité sur Jésus-Christ et sur ce que Jésus-Christ enseigne. »
Il serait paradoxal qu’à peine un an après son élection le nouveau pape inaugure son pontificat par une rupture brutale avec la Fraternité Saint-Pie X alors que dans le même temps il accueille, très solennellement, es qualité madame Mullaly, archevêque anglicane de Cantorbéry qui en réalité n’est pas plus prêtre qu’archevêque.
In fine on s’étonnera de la réapparition dans le vocabulaire romain et épiscopal du terme de schisme et du qualificatif de schismatique. Nous qui croyions, naïvement, que depuis le Concile Vatican II il n’était plus question que de « communion imparfaite » et que les schismatiques n’étaient plus que des « frères séparés » …
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L’Eglise post-vaticane « en France », « mise à nu par ses célibataires mêmes » selon formule hors-contexte mais tragiquement conforme à l’esprit ambiant dicté par la CEF, ne cesse de sombrer. Il faut avoir suivi un cycle de catéchèse diocésaine pour se réjouir d’avoir encore la Foi après trois années de moulinette maçonno-compatible selon laquelle, entre autres, « il n’y a pas de sacré en christianisme ». Comment s’étonner que les fidèles se soient détournés d’une ONG sans transcendance qui cultive la laideur et l’à-peu-près… Supposons que l’antipape François, se détournant de la France au motif qu’elle serait laïcarde et déchristianisée et honorant Marseille parce que ville multiculturelle, avait été mal informé. Eût-il été plus perspicace, il aurait découvert une Eglise, diverse mais fertile, qui reste fidèle à ses engagements face à l’hostilité. 18 000 pèlerins à Chartres cette année, nombre exponentiel de jeunes, ou pas… « Trouverai-je encore la Foi sur terre quand je reviendrai ? » Oui, Seigneur.
« UN SCHISME ET UNE COMMUNION IMPARFAITE » sont tous deux des souffrances infligées au Corps du Christ …donc au Christ.
À tous et chacun de discerner en son âme et conscience, quelle est la Volonté du Père ?… et nous trouverons l’Unité, la Communion ( qui n’existent que par Jésus-Christ dans l’Esprit-Saint) .
« … Que la grâce de Jésus Christ notre Seigneur, l’amour de Dieu et la communion de l’Esprit Saint soient avec vous tous.
En effet, la grâce et le don accordés dans la Trinité sont donnés de la part du Père, par le Fils, dans l’Esprit Saint.
De même que la grâce accordée vient du Père par le Fils, ainsi la communion au don ne peut se faire en nous sinon dans l’Esprit Saint.
C’est en participant à lui que nous avons l’amour du Père, la grâce du Fils et la communion de l’Esprit Saint. »
(saint Athanase. Office des lectures de ce jour)
Si jamais davantage de catholiques diocésains comprenaient l’escroquerie du renouveau de l’Eglise par occultation de la Tradition qui est à l’oeuvre, encore plus depuis François que depuis Jean XXIII, en tiraient les conclusions qui s’imposent sur l’aveuglement, l’entêtement, l’incohérence et l’inconséquence des continuateurs de ce renouveau, et le faisaient savoir à leurs évêques, d’une manière audible et visible, la catastrophe que redoutent le plus les cadres dirigeants du Parti, notamment oecuméniste, qui occupe le pouvoir dans l’Eglise depuis le Concile, se produirait enfin.
En d’autres termes, la catastrophe redoutée par ces cadres dirigeants serait que de plus en plus de catholiques institutionnellement diocésains commencent à devenir intellectuellement anti-conciliaires, sans devenir pour autant des catholiques traditionnels, dans le domaine de la liturgie.
Cette catastrophe est tout à fait comparable à celle qui est redoutée par les cadres dirigeants du Parti atlantiste et européiste, qui voient bien que de plus en plus de citoyens Français n’adhèrent plus du tout à ce qu’il est convenu d’appeler « l’Europe », et le font savoir de plus en plus vivement et volontiers, sans devenir pour autant des citoyens Français souverainistes qui seraient partisans de la sortie de la France de l’OTAN et de l’UE.
Face à cela, il semble vraiment que la diabolisation du catholicisme traditionnel et aussi celle du plus élémentaire REALISME, sur l’échec du Concile et la faillite de l’après-Concile, dans l’Eglise qui est en Occident, fonctionne beaucoup moins bien que de 1965 à 2005, de Paul VI à Jean-Paul II.
Et c’est ici, il faut bien le dire, qu’il convient de reconnaître que la situation a complètement changé, par rapport à celle qui a caractérisé 1988 : en effet, encore plus depuis le début du pontificat de Léon XIV, en 2025, que depuis celui de Benoît XVI, en 2005,
– nous ne sommes plus en présence de clercs qui s’imaginent que leur stratégie de pactisation ad absurdum ad extra, de pactisation inclusiviste, oecuméniste et unanimiste, devrait quand même bien finir par être porteuse de conversions, de fécondité, de vitalité et de vocations ad intra,
mais, au contraire,
– nous sommes en présence de clercs qui ont bien conscience du fait qu’ils persévèrent, en partie à cause d’une escalade d’engagements, notamment oecuménistes, en partie par habitude, et en partie par ORGUEIL, sous la conduite d’une stratégie doctrinale et pastorale qui repose notamment sur une conception gravement erronée de la communion et du renouveau dans l’Eglise, et du dialogue et de l’unité autour de l’Eglise.
A partir de là, toute la question est de savoir pourquoi ces clercs persévèrent, non seulement dans l’imposition à l’Eglise et aux fidèles d’une stratégie ruineuse, mais aussi dans la « discrimination négative » à l’encontre des fidèles catholiques qui essaient de l’être vraiment en plénitude, en ce qu’ils essaient d’être fidèles à Jésus-Christ, donc à la foi catholique, à la liturgie romaine, à la morale chrétienne et aux sacrements de l’Eglise.
Une explication vient à l’esprit, même si ce n’est pas la seule : nous sommes en présence de clercs qui semblent vraiment croire réellement
– que « l’évolution des mentalités », propre au monde occidental depuis les Lumières, est globalement inerrante, sinon totalement infaillible,
– que l’Eglise et les fidèles catholiques peuvent et même doivent régulièrement actualiser et amplifier leur « culture du terrain d’entente » avec cette « évolution des mentalités », cette « culture » étant conciliaire,
– que les catholiques qui sont totalement réfractaires à cette « culture du terrain d’entente », à ses origines intellectuelles et à ses conséquences doctrinales, liturgiques, pastorales et spirituelles, sont « DONC » en état de « péché mortel » contre la communion, le dialogue, le renouveau et l’unité.
C’est à cet endroit précis qu’il est possible de signaler et de souligner un vice de conception et de conduite de la communion, du dialogue, du renouveau et de l’unité, un vice absolument fondamental : les plus cultivés et les plus réfléchis de ces clercs savent bien, eux, qu’ils sont les continuateurs d’une utopie, notamment oecuméniste, avant tout philosophique et théologique, qui est apparue dès le début de l’entre deux guerres mondiales. Sous cet angle et en ce sens, l’évolution de la mentalité de ces clercs ne s’effectue pas au contact du réel, mais sous le régime ou sur le registre de cette utopie, ultimement propice à l’adhésion, à ciel ouvert, de ces clercs au relativisme et au subjectivisme en morale et en religion.
Or, ce sont les mêmes clercs, déconnectés des réalités destructrices ou structurantes occidentales ou contemporaines qui ne cadrent pas avec leur utopie, qui, depuis le Concile, ne cessent pas de faire la leçon aux catholiques qui sont réfractaires à cette déconnexion et à ces répercussions.
Le vice fondamental dont il est question ici devrait donc vraiment faire réfléchir plus d’un catholique : nous sommes en présence de clercs dont la mentalité iréniste ad extra, quoi qu’il en coûte ad intra, n’évolue pas fondamentalement, au contact du réel, mais qui, encore plus depuis 2013 que depuis 1962, font la leçon aux catholiques dont la mentalité n’évolue pas SERVILEMENT, et qui refusent une formidable et gigantesque utopie !
Depuis quand l’imposition aux fidèles d’une utopie qui, par bien des aspects, n’est pas catholique ni même chrétienne, d’une manière clairement et fermement distinctive, face aux confessions non catholiques, aux religions non chrétiennes, à l’esprit du monde, est-elle vraiment évangélique ?
Le BonDieu ne nous demande pas de comprendre mais d’aimer !
… c’est Lui, par la suite, qui nous éclaire, ouvre notre esprit et notre cœur pour voire, entendre, vivre . . .les événements dans l’Amour.
La Vierge Marie est notre modèle.
Le pape François s’efforçait de vivre ainsi,.
Les choses cette fois-ci sont pires qu’en 1988. Paul VI recevait Mgr Lefebvre. C’était un esprit torturé, instable, contradictoire, supprimant le latin qu’il chérissait, bannissant le chant grégorien qu’il estimait tellement supérieur aux chansonnettes modernistes, promouvant Bugnini avant de le jeter dans les ténèbres extérieures, intoxiqué par les fumées de Satan émanant des feux qu’il avait lui-même allumés, souhaitant de bons séminaires alors que lui-même n’y avait jamais mis les pieds, écrivant Humanae Vitae mais tolérant Marcial Maciel, protégé par Pie XII avant de se faire lui-même limoger, etc… Malgré tout il a été canonisé car c’était un homme pieux, je suppose. A mon avis Mgr Lefebvre devait l’exaspérer, par son calme imperturbable, ses certitudes catholiques, ses choix sans repentir. Il était comme Libère face à Athanase. Léon XIV est tout autre. Sourire permanent et impénétrable, immobiliste dans sa politique ecclésiale, gardant avec lui à la Curie des personnages douteux comme Roche et Tucho, encensé par des conservateurs mous du genou comme Burke, Müller, et, eh oui, Sarah. A l’origine de nominations d’évêques surprenantes et orientées, comme celle de Mgr Martin à Charlotte aux USA qui refuse la communion à une famille qui s’agenouille à la table prévue à cet effet. Lui, Léon, n’hésite pas à s’agenouiller devant la Pachamama, sorte de divinité païenne chérie par les indiens d’Amazonie. Et puis, et puis, ce successeur de Saint Pierre, ce Saint Père de tous les catholiques, refuse de recevoir l’abbé Pagliarani, simple successeur de Mgr Lefebvre. Il le livre à Tucho, remarquable théologien du baiser, nullam partem. Alors je pose la question : qui est le plus schismatique dans cette affaire ? Est schismatique celui qui s’affirme schismatique. L’Eglise est éternelle et les forces du Mal ne prévaudront pas contre Elle.
Puisque vous parlez de la fausse « canonisation » de Paul VI il est bien évident que les « canonisations » des papes conciliaires sont uniquement politiques. Auparavant seuls deux papes avaient été canonisés en 4 siècles. C’est dire si on était exigeant et méticuleux pour la canonisation des papes. Depuis Vatican II les papes sont « canonisés » systématiquement, a la chaine après des procès bâclés. Il est clair qu’à travers ces fausses « canonisations » c’est la révolution de Vatican II qu’ils veulent canoniser.
MonsieurChristian Vous dites absolument n’importe quoi. Vous placez une fausse obéissance comme un bien absolu. La vraie obéissance est d’être soumis à la foi catholique. La foi catholique ne change pas. On ne doit pas d’obéissance à des papes idolâtres qui mettent toutes les religions à égalité, qui adorent Pachamama, qui bénissent l’adultère et les couples contre nature. Et vous osez parler de destruction de l’ Église à propos de Mgr Lefebvre ? Vous délirez. totalement. Aujourd’hui l’obéissance est de bénir l’adultère et le vice contre nature. Les évêques allemands et belges ont leur agenda. Les évêques allemands, belges, autrichiens, français sont obéissants. Ils n’ont plus la foi catholique mais ils sont obéissants. Les papes modernistes sont les destructeurs de la Foi. Le nier est nier l’évidence. Vous vous gardez bien de parler des textes de Vatican II qui contiennent des hérésies. Comme le dit Mgr Schneider Mgr Lefebvre sera un jour canonisé pour avoir sauvé la foi catholique exactement comme St Athanase avec l’arianisme.
Cher Jean-Pierre, permettez-moi de prendre part à la joute, en tant que « simple fidèle du bout du banc » (heureusement pas désemparé, malgré l’état de crise dans l’Eglise).
Vous faites les constats suivants :
1. Il y a toujours eu des pécheurs au sein de l’Eglise militante. C’est sûr, mais, dans les exemples que vous citez, vous oubliez… nous-mêmes, notamment quand nous avons la prétention de détenir la vérité en toutes choses.
2. Vous mettez en présence deux thèses : l’état de nécessité invoqué pour procéder aux consécrations épiscopales, sans mandat pontifical (il serait réaliste de dire que cela équivaut à une interdiction pontificale) et sans pouvoir de juridiction conféré aux impétrants ; et l’autre thèse, non pas celle qui pourrait s’opposer à ce prétendu « état de nécessité », mais seulement celle ayant trait au « pouvoir de juridiction »… Sur cette dernière, je me pose la question suivante : si nul ne peut vivre en dehors du Droit, de quelle autorité juridique dépend la FSSPX ? Il conviendrait d’y répondre clairement (au-delà de l’autorité de la « Tradition de l’Eglise », car, sinon, je me fais fort moi-même de construire une « Tradition » de derrière les fagots…).
3. Une déclaration de schisme de la part de Rome n’a aucune valeur, puisque sans résultat sur l’institution concernée. Bon, …
4. La FSSPX attend toujours l’évêque promis par Rome en 1988 (il est à préciser que cet évêque devait être issu de la Fraternité et que cette promesse était subordonnée à l’obéissance de Mgr Lefebvre…).
5. Peut-être invoquez-vous le fait que certaines communautés en situation canonique régulière n’ait pas toute latitude de célébrer tous les sacrements sous la forme traditionnelle, en vue de soutenir « l’état de nécessité » dans lequel se trouverait la FSSPX. La réponse de ces communautés est simplement l’obéissance.
6. Vous terminez par le « deux poids, deux mesures » dont fait preuve la hiérarchie catholique. Non point que ce cela serait à négliger, mais, hélas, l’imperfection des membres de l’Eglise est une réalité connue depuis 2000 ans (cf. le point n° 1).
Je vous sais gré de ne pas mettre en avant, explicitement, votre propre thèse (on sent néanmoins où penche la balance). Comme dirait l’autre : « Qui suis-je pour juger ? ».
Je ne mettrai pas en avant, moi non plus, ma thèse, mais je poserai simplement la question suivante : comment peut-on prétendre œuvrer au service du bien (le salut des âmes) en commettant le mal (la désobéissance) ?
Voici la thèse sur l’obéissance de quelques personnages de l’Eglise (dont certains sont cités par le Cardinal Sarah) :
« Tu es Pierre… »
« Celui qui abandonne la chaire de Pierre, sur laquelle l’Eglise est fondée, se donne l’illusion de rester dans l’Eglise. » (St Cyprien de Carthage)
« Obéissez toujours au pasteur de l’Eglise, car il est le guide que le Christ a établi pour conduire les âmes à Lui. » (Ste Catherine de Sienne)
« Celui qui désobéira au pape, représentant le Christ dans les cieux, ne participera pas au sang du Fils de Dieu. » (Ste Catherine de Sienne)
« Le bon Dieu m’a fait connaître que l’obéissance est l’unique chose qui lui plaise, elle est pour moi l’unique moyen d’espérer le salut et de chanter victoire. » (St Padre Pio, à qui on a interdit de confesser pendant 12 ans, lui à qui Dieu avait donné une grâce spéciale pour aider les âmes des pécheurs)
« Sacrer des évêques à l’encontre de l’ordre formel du pape, Mgr Lefebvre ne l’a pas reçu de la tradition. » (Jean Madiran)
« On ne défend pas la foi en détruisant l’Eglise. » (Père Houghton à Mgr Lefebvre, juste avant les sacres)
« Le Pontife romain, Vicaire du Christ, est le seul sujet détenteur de l’autorité suprême sur toute l’Eglise. C’est lui seul qui confère directement aux autres membres de la hiérarchie catholique la juridiction des âmes. » (Abbé Davide Pagliarani, Supérieur général de la FSSPX, 14 mai 2026)
Je tiens à préciser que Madiran dont vous parlez ne connaissait rien à la théologie. C’était un homme politique qui dans sa jeunesse avait milité à l’action française et qui dans les années 80 est devenu un inconditionnel du front national. Or le front national même s’il défendait de bonnes idées ( à cette époque) n’a jamais été un parti catholique. Enfin je précise aussi que M Madiran a reconnu que Mgr Lefebvre a eu raison de sacrer des évêques. Voir l’entretien avec M Jacques Regis du Cray dans Le film « un évêque dans la tempête ».
Il serait juste bon de rappeler que la « pseudo excommunication » de ces Evêques a été levée par le pape Benoit XVI. Il est vrai pour les 4 Evêques consacrés (NNSS Williamson, Fellay, Tissier de Mallerais et de Galaretta) .
Mais malheureusement pas pour les Evêques Consécrateurs (NNSS Lefebvre et de Castro-Mayer), ce qui mérite justice pour ces 2 défenseurs de la Foi.
Au vu de l’ « état de nécessité pour la Foi », qui semble maintenant assez partagée (voir les commentaires sur le dernier texte synodal).
Il serait temps que le « monde Tradi » se resserre les coudes plutôt que de s’excommunier à qui mieux mieux, pour l’Honneur de NSJC, de sa Ste Eglise dont Il est la Tête, et de la « survie » de la transmission (Une, Sainte, Apostolique et Romaine) » qui sont les Notes de l’Eglise.
Prions, offrons, souffrons pour que cette Consécration Episcopale permette cette transmission.
Prions pour que notre St Père accepte de recevoir ses fils dévoués, les entendent, si Dieu Le Veult…. Luis qui reçoit toutes et tous (avec un grand bémol !!!)
De toutes façons les « excommunications » de Mgr Lefebvre et Mgr De Castro Mayer étaient nulles et invalides. Benoît XVI a « levé » des « excommunications » inexistantes. Ceci dit vous avez entièrement raison : Mgr Lefebvre et Mgr De Castro Mayer furent deux grands défenseurs de la foi. Ce furent même des confesseurs de la foi. Et effectivement l’état de nécessité actuel est incontestable.
le principe de Gamaliel : « … ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. En effet, si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera…. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. » (actes, 5 38 39)
»… Bien-aimés, il est une chose qui ne doit pas vous échapper : pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour. … » 2 Pierre 3, 8
« Il faut donner du temps au temps. » Miguel de Cervantès
donc 40 ans c’est peu de temps à l’échelle divine !
Je suis désolée de ce qui se passe actuellement dans l’Eglise. A 90 ans et dans un EHPAD je me demande si j’aurais un prêtre pour m’assister le
jour de ma mort. On a uniquement la messe par la télévision à partir de la chapelle des religieuses dont l’accès n’est pas autorisé. C’est mieux que rien mais pas très nourrissantspirituellement bien que la communion soit distribuée par une religieuse âgée.
Madame Vous pouvez suivre des messes dans le rite traditionnel sur la chaîne you tube de St Nicolas du chardonnet. Toutes les messes sont transmises en direct et en différé. Je tiens aussi à préciser qu’ une religieuse n’a pas le droit de donner la communion.
Venara, n’écoutez pas ce TD qui juge et condamne systématiquement. Àujourd’hui, jour de la Pentecôte, le Seigneur nous envoie l’Esprit-Saint ; en vivant et Lui offrant chaque seconde de notre vie passée, présente et future, sa Grâce fait de notre vie un témoignage vivant de Sa Présence au milieu de ceux qui nous entourent. Par notre patience envers nos proches et par notre persévérance dans la confiance en Dieu, le Seigneur qui connaît notre situation aime et agit à travers notre cœur, à travers notre comportement…. Ainsi, cœur après cœur, Dieu dévoile et répand sa tendresse, l’Église, Corps du Christ, révèle alors son Unité. Oui, bénissons ceux qui sont autour de nous sans nous lasser, aimons les sans les sélectionner car nous devenons ainsi des porteurs de Dieu. Rendons grâce à Dieu pour tous ceux qui Lui appartiennent car ils nous offrent Jésus, par leurs paroles, par leur comportement,.. Je rends grâce à Dieu avec vous, Venara, pour cette petite sœur âgée qui vous apporte Jésus … vous êtes ainsi un tabernacle vivant …
Non les religieuses n’ont pas le droit de donner la communion, pas plus que les laïcs. C’est une profanation du Saint Sacrement. Les laïcs n’ont pas le droit de toucher le Saint Sacrement. Ce sont des pratiques sacrilège.
Il est certain que Mgr Lefebvre a été le Saint Athanase du 20 ème siècle. Ce grand évêque a été le sauveur de la Foi catholique. Selon Mgr Schneider Mgr Lefebvre devrait être canonisé. Les autorités de l’Église continuent de propager les hérésies et l’apostasie se répand de plus en plus. Le dernier scandale en date rappelé à juste titre par M Maugendre est la réception au Vatican d’une dame de la secte anglicane déguisée en évêque. Cette dame a donné une fausse bénédiction Quelle abomination !!! C’est diabolique. Quant au cardinal Fernandez on se demande s’il a la foi catholique : il a écrit des livres contraires aux bonnes mœurs faisant étalage de débauche et de luxure. Ces modernistes conduisent les âmes en Enfer. Donc oui plus que jamais le sacre de nouveaux évêques vraiment catholiques est indispensable. Remercions Dieu de nous avoir donné la Fraternité St Pie X.
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L’Eglise post-vaticane « en France », « mise à nu par ses célibataires mêmes » selon formule hors-contexte mais tragiquement conforme à l’esprit ambiant dicté par la CEF, ne cesse de sombrer. Il faut avoir suivi un cycle de catéchèse diocésaine pour se réjouir d’avoir encore la Foi après trois années de moulinette maçonno-compatible selon laquelle, entre autres, « il n’y a pas de sacré en christianisme ». Comment s’étonner que les fidèles se soient détournés d’une ONG sans transcendance qui cultive la laideur et l’à-peu-près… Supposons que l’antipape François, se détournant de la France au motif qu’elle serait laïcarde et déchristianisée et honorant Marseille parce que ville multiculturelle, avait été mal informé. Eût-il été plus perspicace, il aurait découvert une Eglise, diverse mais fertile, qui reste fidèle à ses engagements face à l’hostilité. 18 000 pèlerins à Chartres cette année, nombre exponentiel de jeunes, ou pas… « Trouverai-je encore la Foi sur terre quand je reviendrai ? » Oui, Seigneur.
« UN SCHISME ET UNE COMMUNION IMPARFAITE » sont tous deux des souffrances infligées au Corps du Christ …donc au Christ.
À tous et chacun de discerner en son âme et conscience, quelle est la Volonté du Père ?… et nous trouverons l’Unité, la Communion ( qui n’existent que par Jésus-Christ dans l’Esprit-Saint) .
« … Que la grâce de Jésus Christ notre Seigneur, l’amour de Dieu et la communion de l’Esprit Saint soient avec vous tous.
En effet, la grâce et le don accordés dans la Trinité sont donnés de la part du Père, par le Fils, dans l’Esprit Saint.
De même que la grâce accordée vient du Père par le Fils, ainsi la communion au don ne peut se faire en nous sinon dans l’Esprit Saint.
C’est en participant à lui que nous avons l’amour du Père, la grâce du Fils et la communion de l’Esprit Saint. »
(saint Athanase. Office des lectures de ce jour)
Prions…
Si jamais davantage de catholiques diocésains comprenaient l’escroquerie du renouveau de l’Eglise par occultation de la Tradition qui est à l’oeuvre, encore plus depuis François que depuis Jean XXIII, en tiraient les conclusions qui s’imposent sur l’aveuglement, l’entêtement, l’incohérence et l’inconséquence des continuateurs de ce renouveau, et le faisaient savoir à leurs évêques, d’une manière audible et visible, la catastrophe que redoutent le plus les cadres dirigeants du Parti, notamment oecuméniste, qui occupe le pouvoir dans l’Eglise depuis le Concile, se produirait enfin.
En d’autres termes, la catastrophe redoutée par ces cadres dirigeants serait que de plus en plus de catholiques institutionnellement diocésains commencent à devenir intellectuellement anti-conciliaires, sans devenir pour autant des catholiques traditionnels, dans le domaine de la liturgie.
Cette catastrophe est tout à fait comparable à celle qui est redoutée par les cadres dirigeants du Parti atlantiste et européiste, qui voient bien que de plus en plus de citoyens Français n’adhèrent plus du tout à ce qu’il est convenu d’appeler « l’Europe », et le font savoir de plus en plus vivement et volontiers, sans devenir pour autant des citoyens Français souverainistes qui seraient partisans de la sortie de la France de l’OTAN et de l’UE.
Face à cela, il semble vraiment que la diabolisation du catholicisme traditionnel et aussi celle du plus élémentaire REALISME, sur l’échec du Concile et la faillite de l’après-Concile, dans l’Eglise qui est en Occident, fonctionne beaucoup moins bien que de 1965 à 2005, de Paul VI à Jean-Paul II.
Et c’est ici, il faut bien le dire, qu’il convient de reconnaître que la situation a complètement changé, par rapport à celle qui a caractérisé 1988 : en effet, encore plus depuis le début du pontificat de Léon XIV, en 2025, que depuis celui de Benoît XVI, en 2005,
– nous ne sommes plus en présence de clercs qui s’imaginent que leur stratégie de pactisation ad absurdum ad extra, de pactisation inclusiviste, oecuméniste et unanimiste, devrait quand même bien finir par être porteuse de conversions, de fécondité, de vitalité et de vocations ad intra,
mais, au contraire,
– nous sommes en présence de clercs qui ont bien conscience du fait qu’ils persévèrent, en partie à cause d’une escalade d’engagements, notamment oecuménistes, en partie par habitude, et en partie par ORGUEIL, sous la conduite d’une stratégie doctrinale et pastorale qui repose notamment sur une conception gravement erronée de la communion et du renouveau dans l’Eglise, et du dialogue et de l’unité autour de l’Eglise.
A partir de là, toute la question est de savoir pourquoi ces clercs persévèrent, non seulement dans l’imposition à l’Eglise et aux fidèles d’une stratégie ruineuse, mais aussi dans la « discrimination négative » à l’encontre des fidèles catholiques qui essaient de l’être vraiment en plénitude, en ce qu’ils essaient d’être fidèles à Jésus-Christ, donc à la foi catholique, à la liturgie romaine, à la morale chrétienne et aux sacrements de l’Eglise.
Une explication vient à l’esprit, même si ce n’est pas la seule : nous sommes en présence de clercs qui semblent vraiment croire réellement
– que « l’évolution des mentalités », propre au monde occidental depuis les Lumières, est globalement inerrante, sinon totalement infaillible,
– que l’Eglise et les fidèles catholiques peuvent et même doivent régulièrement actualiser et amplifier leur « culture du terrain d’entente » avec cette « évolution des mentalités », cette « culture » étant conciliaire,
– que les catholiques qui sont totalement réfractaires à cette « culture du terrain d’entente », à ses origines intellectuelles et à ses conséquences doctrinales, liturgiques, pastorales et spirituelles, sont « DONC » en état de « péché mortel » contre la communion, le dialogue, le renouveau et l’unité.
C’est à cet endroit précis qu’il est possible de signaler et de souligner un vice de conception et de conduite de la communion, du dialogue, du renouveau et de l’unité, un vice absolument fondamental : les plus cultivés et les plus réfléchis de ces clercs savent bien, eux, qu’ils sont les continuateurs d’une utopie, notamment oecuméniste, avant tout philosophique et théologique, qui est apparue dès le début de l’entre deux guerres mondiales. Sous cet angle et en ce sens, l’évolution de la mentalité de ces clercs ne s’effectue pas au contact du réel, mais sous le régime ou sur le registre de cette utopie, ultimement propice à l’adhésion, à ciel ouvert, de ces clercs au relativisme et au subjectivisme en morale et en religion.
Or, ce sont les mêmes clercs, déconnectés des réalités destructrices ou structurantes occidentales ou contemporaines qui ne cadrent pas avec leur utopie, qui, depuis le Concile, ne cessent pas de faire la leçon aux catholiques qui sont réfractaires à cette déconnexion et à ces répercussions.
Le vice fondamental dont il est question ici devrait donc vraiment faire réfléchir plus d’un catholique : nous sommes en présence de clercs dont la mentalité iréniste ad extra, quoi qu’il en coûte ad intra, n’évolue pas fondamentalement, au contact du réel, mais qui, encore plus depuis 2013 que depuis 1962, font la leçon aux catholiques dont la mentalité n’évolue pas SERVILEMENT, et qui refusent une formidable et gigantesque utopie !
Depuis quand l’imposition aux fidèles d’une utopie qui, par bien des aspects, n’est pas catholique ni même chrétienne, d’une manière clairement et fermement distinctive, face aux confessions non catholiques, aux religions non chrétiennes, à l’esprit du monde, est-elle vraiment évangélique ?
Le BonDieu ne nous demande pas de comprendre mais d’aimer !
… c’est Lui, par la suite, qui nous éclaire, ouvre notre esprit et notre cœur pour voire, entendre, vivre . . .les événements dans l’Amour.
La Vierge Marie est notre modèle.
Le pape François s’efforçait de vivre ainsi,.
Les choses cette fois-ci sont pires qu’en 1988. Paul VI recevait Mgr Lefebvre. C’était un esprit torturé, instable, contradictoire, supprimant le latin qu’il chérissait, bannissant le chant grégorien qu’il estimait tellement supérieur aux chansonnettes modernistes, promouvant Bugnini avant de le jeter dans les ténèbres extérieures, intoxiqué par les fumées de Satan émanant des feux qu’il avait lui-même allumés, souhaitant de bons séminaires alors que lui-même n’y avait jamais mis les pieds, écrivant Humanae Vitae mais tolérant Marcial Maciel, protégé par Pie XII avant de se faire lui-même limoger, etc… Malgré tout il a été canonisé car c’était un homme pieux, je suppose. A mon avis Mgr Lefebvre devait l’exaspérer, par son calme imperturbable, ses certitudes catholiques, ses choix sans repentir. Il était comme Libère face à Athanase. Léon XIV est tout autre. Sourire permanent et impénétrable, immobiliste dans sa politique ecclésiale, gardant avec lui à la Curie des personnages douteux comme Roche et Tucho, encensé par des conservateurs mous du genou comme Burke, Müller, et, eh oui, Sarah. A l’origine de nominations d’évêques surprenantes et orientées, comme celle de Mgr Martin à Charlotte aux USA qui refuse la communion à une famille qui s’agenouille à la table prévue à cet effet. Lui, Léon, n’hésite pas à s’agenouiller devant la Pachamama, sorte de divinité païenne chérie par les indiens d’Amazonie. Et puis, et puis, ce successeur de Saint Pierre, ce Saint Père de tous les catholiques, refuse de recevoir l’abbé Pagliarani, simple successeur de Mgr Lefebvre. Il le livre à Tucho, remarquable théologien du baiser, nullam partem. Alors je pose la question : qui est le plus schismatique dans cette affaire ? Est schismatique celui qui s’affirme schismatique. L’Eglise est éternelle et les forces du Mal ne prévaudront pas contre Elle.
Puisque vous parlez de la fausse « canonisation » de Paul VI il est bien évident que les « canonisations » des papes conciliaires sont uniquement politiques. Auparavant seuls deux papes avaient été canonisés en 4 siècles. C’est dire si on était exigeant et méticuleux pour la canonisation des papes. Depuis Vatican II les papes sont « canonisés » systématiquement, a la chaine après des procès bâclés. Il est clair qu’à travers ces fausses « canonisations » c’est la révolution de Vatican II qu’ils veulent canoniser.
MonsieurChristian Vous dites absolument n’importe quoi. Vous placez une fausse obéissance comme un bien absolu. La vraie obéissance est d’être soumis à la foi catholique. La foi catholique ne change pas. On ne doit pas d’obéissance à des papes idolâtres qui mettent toutes les religions à égalité, qui adorent Pachamama, qui bénissent l’adultère et les couples contre nature. Et vous osez parler de destruction de l’ Église à propos de Mgr Lefebvre ? Vous délirez. totalement. Aujourd’hui l’obéissance est de bénir l’adultère et le vice contre nature. Les évêques allemands et belges ont leur agenda. Les évêques allemands, belges, autrichiens, français sont obéissants. Ils n’ont plus la foi catholique mais ils sont obéissants. Les papes modernistes sont les destructeurs de la Foi. Le nier est nier l’évidence. Vous vous gardez bien de parler des textes de Vatican II qui contiennent des hérésies. Comme le dit Mgr Schneider Mgr Lefebvre sera un jour canonisé pour avoir sauvé la foi catholique exactement comme St Athanase avec l’arianisme.
Cher Jean-Pierre, permettez-moi de prendre part à la joute, en tant que « simple fidèle du bout du banc » (heureusement pas désemparé, malgré l’état de crise dans l’Eglise).
Vous faites les constats suivants :
1. Il y a toujours eu des pécheurs au sein de l’Eglise militante. C’est sûr, mais, dans les exemples que vous citez, vous oubliez… nous-mêmes, notamment quand nous avons la prétention de détenir la vérité en toutes choses.
2. Vous mettez en présence deux thèses : l’état de nécessité invoqué pour procéder aux consécrations épiscopales, sans mandat pontifical (il serait réaliste de dire que cela équivaut à une interdiction pontificale) et sans pouvoir de juridiction conféré aux impétrants ; et l’autre thèse, non pas celle qui pourrait s’opposer à ce prétendu « état de nécessité », mais seulement celle ayant trait au « pouvoir de juridiction »… Sur cette dernière, je me pose la question suivante : si nul ne peut vivre en dehors du Droit, de quelle autorité juridique dépend la FSSPX ? Il conviendrait d’y répondre clairement (au-delà de l’autorité de la « Tradition de l’Eglise », car, sinon, je me fais fort moi-même de construire une « Tradition » de derrière les fagots…).
3. Une déclaration de schisme de la part de Rome n’a aucune valeur, puisque sans résultat sur l’institution concernée. Bon, …
4. La FSSPX attend toujours l’évêque promis par Rome en 1988 (il est à préciser que cet évêque devait être issu de la Fraternité et que cette promesse était subordonnée à l’obéissance de Mgr Lefebvre…).
5. Peut-être invoquez-vous le fait que certaines communautés en situation canonique régulière n’ait pas toute latitude de célébrer tous les sacrements sous la forme traditionnelle, en vue de soutenir « l’état de nécessité » dans lequel se trouverait la FSSPX. La réponse de ces communautés est simplement l’obéissance.
6. Vous terminez par le « deux poids, deux mesures » dont fait preuve la hiérarchie catholique. Non point que ce cela serait à négliger, mais, hélas, l’imperfection des membres de l’Eglise est une réalité connue depuis 2000 ans (cf. le point n° 1).
Je vous sais gré de ne pas mettre en avant, explicitement, votre propre thèse (on sent néanmoins où penche la balance). Comme dirait l’autre : « Qui suis-je pour juger ? ».
Je ne mettrai pas en avant, moi non plus, ma thèse, mais je poserai simplement la question suivante : comment peut-on prétendre œuvrer au service du bien (le salut des âmes) en commettant le mal (la désobéissance) ?
Voici la thèse sur l’obéissance de quelques personnages de l’Eglise (dont certains sont cités par le Cardinal Sarah) :
« Tu es Pierre… »
« Celui qui abandonne la chaire de Pierre, sur laquelle l’Eglise est fondée, se donne l’illusion de rester dans l’Eglise. » (St Cyprien de Carthage)
« Obéissez toujours au pasteur de l’Eglise, car il est le guide que le Christ a établi pour conduire les âmes à Lui. » (Ste Catherine de Sienne)
« Celui qui désobéira au pape, représentant le Christ dans les cieux, ne participera pas au sang du Fils de Dieu. » (Ste Catherine de Sienne)
« Le bon Dieu m’a fait connaître que l’obéissance est l’unique chose qui lui plaise, elle est pour moi l’unique moyen d’espérer le salut et de chanter victoire. » (St Padre Pio, à qui on a interdit de confesser pendant 12 ans, lui à qui Dieu avait donné une grâce spéciale pour aider les âmes des pécheurs)
« Sacrer des évêques à l’encontre de l’ordre formel du pape, Mgr Lefebvre ne l’a pas reçu de la tradition. » (Jean Madiran)
« On ne défend pas la foi en détruisant l’Eglise. » (Père Houghton à Mgr Lefebvre, juste avant les sacres)
« Le Pontife romain, Vicaire du Christ, est le seul sujet détenteur de l’autorité suprême sur toute l’Eglise. C’est lui seul qui confère directement aux autres membres de la hiérarchie catholique la juridiction des âmes. » (Abbé Davide Pagliarani, Supérieur général de la FSSPX, 14 mai 2026)
Je tiens à préciser que Madiran dont vous parlez ne connaissait rien à la théologie. C’était un homme politique qui dans sa jeunesse avait milité à l’action française et qui dans les années 80 est devenu un inconditionnel du front national. Or le front national même s’il défendait de bonnes idées ( à cette époque) n’a jamais été un parti catholique. Enfin je précise aussi que M Madiran a reconnu que Mgr Lefebvre a eu raison de sacrer des évêques. Voir l’entretien avec M Jacques Regis du Cray dans Le film « un évêque dans la tempête ».
Il serait juste bon de rappeler que la « pseudo excommunication » de ces Evêques a été levée par le pape Benoit XVI. Il est vrai pour les 4 Evêques consacrés (NNSS Williamson, Fellay, Tissier de Mallerais et de Galaretta) .
Mais malheureusement pas pour les Evêques Consécrateurs (NNSS Lefebvre et de Castro-Mayer), ce qui mérite justice pour ces 2 défenseurs de la Foi.
Au vu de l’ « état de nécessité pour la Foi », qui semble maintenant assez partagée (voir les commentaires sur le dernier texte synodal).
Il serait temps que le « monde Tradi » se resserre les coudes plutôt que de s’excommunier à qui mieux mieux, pour l’Honneur de NSJC, de sa Ste Eglise dont Il est la Tête, et de la « survie » de la transmission (Une, Sainte, Apostolique et Romaine) » qui sont les Notes de l’Eglise.
Prions, offrons, souffrons pour que cette Consécration Episcopale permette cette transmission.
Prions pour que notre St Père accepte de recevoir ses fils dévoués, les entendent, si Dieu Le Veult…. Luis qui reçoit toutes et tous (avec un grand bémol !!!)
De toutes façons les « excommunications » de Mgr Lefebvre et Mgr De Castro Mayer étaient nulles et invalides. Benoît XVI a « levé » des « excommunications » inexistantes. Ceci dit vous avez entièrement raison : Mgr Lefebvre et Mgr De Castro Mayer furent deux grands défenseurs de la foi. Ce furent même des confesseurs de la foi. Et effectivement l’état de nécessité actuel est incontestable.
le principe de Gamaliel : « … ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. En effet, si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera…. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. » (actes, 5 38 39)
»… Bien-aimés, il est une chose qui ne doit pas vous échapper : pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour. … » 2 Pierre 3, 8
« Il faut donner du temps au temps. » Miguel de Cervantès
donc 40 ans c’est peu de temps à l’échelle divine !
Je suis désolée de ce qui se passe actuellement dans l’Eglise. A 90 ans et dans un EHPAD je me demande si j’aurais un prêtre pour m’assister le
jour de ma mort. On a uniquement la messe par la télévision à partir de la chapelle des religieuses dont l’accès n’est pas autorisé. C’est mieux que rien mais pas très nourrissantspirituellement bien que la communion soit distribuée par une religieuse âgée.
Madame Vous pouvez suivre des messes dans le rite traditionnel sur la chaîne you tube de St Nicolas du chardonnet. Toutes les messes sont transmises en direct et en différé. Je tiens aussi à préciser qu’ une religieuse n’a pas le droit de donner la communion.
Venara, n’écoutez pas ce TD qui juge et condamne systématiquement. Àujourd’hui, jour de la Pentecôte, le Seigneur nous envoie l’Esprit-Saint ; en vivant et Lui offrant chaque seconde de notre vie passée, présente et future, sa Grâce fait de notre vie un témoignage vivant de Sa Présence au milieu de ceux qui nous entourent. Par notre patience envers nos proches et par notre persévérance dans la confiance en Dieu, le Seigneur qui connaît notre situation aime et agit à travers notre cœur, à travers notre comportement…. Ainsi, cœur après cœur, Dieu dévoile et répand sa tendresse, l’Église, Corps du Christ, révèle alors son Unité. Oui, bénissons ceux qui sont autour de nous sans nous lasser, aimons les sans les sélectionner car nous devenons ainsi des porteurs de Dieu. Rendons grâce à Dieu pour tous ceux qui Lui appartiennent car ils nous offrent Jésus, par leurs paroles, par leur comportement,.. Je rends grâce à Dieu avec vous, Venara, pour cette petite sœur âgée qui vous apporte Jésus … vous êtes ainsi un tabernacle vivant …
Non les religieuses n’ont pas le droit de donner la communion, pas plus que les laïcs. C’est une profanation du Saint Sacrement. Les laïcs n’ont pas le droit de toucher le Saint Sacrement. Ce sont des pratiques sacrilège.
La Toile s’enflamme et le monde s’agite. Merci JP d’avoir pris une position équilibrée et de dénoncer ces agitations, parfois malveillantes et pour certaines d’un goût douteux et très éloigné des véritables questions. C’est à rapprocher du message de ce jour sur le site de la FSSPX visible ici : https://fsspx.news/fr/news/sacres-episcopaux-ce-que-labbe-pagliarani-aux-membres-la-fraternite-saint-pie-x-59244
Il est certain que Mgr Lefebvre a été le Saint Athanase du 20 ème siècle. Ce grand évêque a été le sauveur de la Foi catholique. Selon Mgr Schneider Mgr Lefebvre devrait être canonisé. Les autorités de l’Église continuent de propager les hérésies et l’apostasie se répand de plus en plus. Le dernier scandale en date rappelé à juste titre par M Maugendre est la réception au Vatican d’une dame de la secte anglicane déguisée en évêque. Cette dame a donné une fausse bénédiction Quelle abomination !!! C’est diabolique. Quant au cardinal Fernandez on se demande s’il a la foi catholique : il a écrit des livres contraires aux bonnes mœurs faisant étalage de débauche et de luxure. Ces modernistes conduisent les âmes en Enfer. Donc oui plus que jamais le sacre de nouveaux évêques vraiment catholiques est indispensable. Remercions Dieu de nous avoir donné la Fraternité St Pie X.