Réponse à Mgr de Sinety et quelques autres à propos du pèlerinage de Chartres

Le succès du dernier pèlerinage de Pentecôte à Chartres – 16 000 pèlerins d’un âge moyen de 21 ans – a suscité un émoi médiatique bien au-delà du Landerneau catholique. Celui-ci n’en est pas moins fort agité. Les déclarations se multiplient.

La voix la plus autorisée est certainement celle de Mgr de Sinety, curé de la paroisse Saint Eubert de Lille, ancien vicaire général de Paris, dans une tribune publiée sur Aleteia : « Sur la route de Chartres, l’expression de l’ordinaire ». Il fait part de son inquiétude qui rejoint celle du père Amar dénonçant aussi sur Aleteia des « divisions internes anachroniques ». Mgr de Sinety est troublé par l’usage exclusif de la messe romaine traditionnelle au pèlerinage de Chrétienté. Il y voit une atteinte à l’unité de l’Eglise et s’interroge : Pourquoi ? Trois raisons semblent émerger pour expliquer cet exclusivisme liturgique. 

Une raison historique

La première est historique. Depuis sa fondation en 1983 le pèlerinage de Chartres a toujours été fidèle à la messe traditionnelle. Cela fait partie de son ADN. C’est cet attachement à la messe traditionnelle qui fit qu’en 1983 puis en 1984 la messe ne put être célébrée dans la cathédrale de Chartres. Merci de nous épargner l’argument selon lequel ce qui était alors en cause ce n’était pas la messe en tant que telle mais les liens des organisateurs avec la Fraternité Saint Pie X. En 1983 le célébrant à Chartres était l’abbé Philippe Tournyol du Clos et en 1984 le père Bernard Lecareux. Ni l’un ni l’autre n’étaient membres de la Fraternité Saint Pie X et leur situation canonique était tout à fait régulière.

Une raison psychologique

La seconde raison est psychologique. Par le motu proprio Traditionis custodes puis les différentes mesures d’accompagnement mises en œuvre par le cardinal Roche, préfet du dicastère pour le Culte divin et la discipline des sacrements, le pape François a clairement manifesté sa volonté de voir disparaître la célébration de la messe traditionnelle. Avec plus ou moins de zèle les évêques diocésains s’adaptent à ce nouvel état de fait. A cet égard Mgr de Sinety tient de curieux propos. Il évoque une « victimisation épuisante pour l’unité » et dénonce le « rejet de toute idée de synodalité ». Si la synodalité c’est « l’écoute du peuple de Dieu », que font les autorités romaines et épiscopales des 38% de jeunes catholiques interrogés par La Croix du 26 mai qui apprécient la « messe en latin » ? Quant à la victimisation présumée elle n’est pas un phantasme mais une réalité. Oui ou non y a-t-il eu des célébrations de messes traditionnelles supprimées à Paris ? Oui ou non y a-t-il des diocèses dans lesquels il est interdit de célébrer des baptêmes ou des confirmations selon la forme traditionnelle ? Le pape François ayant fait le choix de rallumer la guerre liturgique il apparaît « inopportun » de demander aux « persécutés » de porter au pinacle le symbole de leur persécution. Est-il vraiment judicieux, et délicat, de demander à venir en bicyclette à un pèlerinage de motards ?

De multiples interrogations doctrinales

Enfin, ce qui frappe dans toutes ces réflexions c’est le refus d’aborder la question de fond qui est celle des fruits de la réforme liturgique et de la licéité d’émettre des réserves ou de poser des questions à propos d’actes du magistère. Dans sa lettre Vicesimus Quintus annus du 4 décembre 1988 le pape Jean-Paul II écrivait : « Les pasteurs et le peuple chrétien dans leur immense majorité ont accueilli la réforme liturgique dans un esprit d’obéissance et même de ferveur joyeuse ». La réalité est que dans un pays comme la France la pratique religieuse a été divisée par dix en l’espace de deux générations. On n’ose pas imaginer ce qui se serait passé si la réforme n’avait pas été accueillie avec une « ferveur joyeuse ». Il n’en fut rien et tout le monde le sait !

Mgr de Sinety est aussi troublé par le fait que l’on puisse penser que la messe qu’il célèbre est « indigne ou indigente ». Le qualificatif le plus approprié est sans doute celui de Louis Salleron affirmant que la nouvelle messe était « équivoque » ? Comment, sans cela, expliquer la réflexion que faisait un évêque de France à Jean-Marie Guénois, dans le Figaro du 23 novembre 2020, observant « une foi catholique eucharistique théologiquement divergente » jusque chez les évêques. Le drame est que, par nature, le missel réformé est à géométrie variable, ce qui contribue grandement à sa désacralisation. Lors des journées liturgiques de Fontgombault (24 juillet 2001) le cardinal Ratzinger notait : « Dans le nouveau missel nous trouvons assez souvent des formules comme : le prêtre dit ainsi ou de manière semblable ou bien : ici le prêtre peut dire. Cette formule du missel officialise en fait la créativité ». Beaucoup de fidèles se plaignent qu’en pratique entre deux paroisses « ordinaires » il n’y ait jamais deux messes identiques. Cette diversité est une des composantes majeures et une des innovations fondamentales de la réforme liturgique. Réforme qui pose toujours, plus de cinquante ans après la publication du Bref Examen Critique de la Nouvelle Messe par les cardinaux Ottaviani et Bacci, à la conscience catholique de redoutables questions quand on se rappelle le constat des deux cardinaux : « Le Nouvel Ordo Missae (…) s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail de la théologie catholique de la sainte messe telle qu’elle a été formulée à la XXIIème session du concile de Trente ». Ce texte est toujours d’actualité et vient d’être réédité par les éditions Contretemps avec une préface du cardinal Burke, ancien préfet du Tribunal Suprême de la Signature apostolique.

L’inquiétude ne peut que croître lorsque le cardinal Roche déclare, es qualité, le 19 mars 2023 à propos de la messe : « La théologie de l’Eglise a changé ». Il y aurait donc dans l’Eglise les tenants de l’ancienne théologie et ceux de la nouvelle. Terrible constat ! Le fait est que toute la liturgie romaine traditionnelle conduit le prêtre et les fidèles à croire qu’il s’agit lors de la messe du renouvellement non sanglant du sacrifice du calvaire opéré par les mains du prêtre. Nous dirons pudiquement que « l’ethos liturgique » de la nouvelle messe est sensiblement différent. Combien, clercs ou laïcs croient comme l’a rappelé pendant des années le missel « à fleurs » publié par la CEF au moment de la réforme liturgique comme rappel de foi indispensable : à la messe « Il s’agit de faire mémoire de l’unique sacrifice déjà accompli » ?

Mgr de Sinety nous explique benoîtement qu’il n’est pas parvenu, comme responsable des aumôneries étudiantes d’Ile de France à « inverser la décrue spectaculaire qui s’opérait pour le pèlerinage des étudiants vers Chartres ». Plutôt que de s’inquiéter du « succès montant » du pèlerinage de Chrétienté, Mgr de Sinety ne devrait-il pas plutôt s’interroger sur les raisons de ce succès, et de son échec ? N’y aurait-il pas, paraphrasant une formule célèbre, une grâce particulière attachée à la célébration pleine et entière de la messe romaine traditionnelle ?

Quant à l’argument démocratique « laisser croire qu’il y a plus de vérité dans le rite d’un petit nombre que dans celui de l’immense majorité » il laisse pantois quand on se souvient de la solitude de Saint Athanase et de saint Hilaire de Poitiers au moment de la crise arienne.

Nos questions

En réponse aux interrogations de Mgr de Sinety nous aimerions à notre tour lui demander : Pourquoi ?

Pourquoi cet ostracisme contre la liturgie romaine traditionnelle ?

Pourquoi ce refus de voir la réalité qui est l’engouement d’un public de plus en plus large et jeune pour la messe traditionnelle ?

Pourquoi cette impossibilité de dresser un bilan, objectif et serein, de la réforme liturgique loin des incantations et des arguments d’autorité ?

Pourquoi est-il impossible de débattre de la continuité, ou de la rupture, entre la réforme liturgique bugninienne de 1969 et la constitution conciliaire sur la liturgie Sacrosanctum concilium ?

Jean-Pierre Maugendre

pèlerin de Chartres depuis 1983, avec cependant quelques interruptions

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37 réponses

  1. Restons sur le plan matériel
    Imaginez le pélé: c’est un camp de toiles qui déménage deux fois, (en 2002, il n’y avait qu’une sacristine) il faut gérer les X messes par jour car il y a X prêtres qui disent tous les jours leur messe privée.
    Cette évêque devrait venir visiter un des deux sites de bivouacs le soir ou plutôt dans le froid à 4h du matin!
    De tout façon, il connaît la réponse à son problème puisque son pélé d’étudiant se vide…. je pense qu’il sait parfaitement pourquoi!

  2. il y a une seule raison à ce que cet évêque comme d’autres sont contre la messe de toujours, celle qui donne le sens du sacré et permet à tous de croire que vraiment Jésus donne Son Corps et Son Sang pour le pardon de nos péchés, Lui l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde, et cette raison est celle ci : ils sont franc maçons. Ils se sont introduits comme des mercenaires dans la bergerie du Seigneur, envoyés par Satan pour détruire l’Eglise de l’intérieur, et leur plan a été trouvé dans la malette oubliée chez un médecin américain, et publié dans la revue theologica de mars 1998 , tout y dit en quelques mots, et ils ont réussi le point 30 à 33 : mettre un des leurs sur la chaire de pierre. http://marcchapitre13.e-monsite.com/pages/plan-de-la-franc-maconnerie-en-33-points.html

    Cependant le Seigneur tout puissant aura le dernier mot contre ces bergers qui sont passés par dessus la cloture et qui s’en fichent des brebis comme de leur dernière culotte… Jésus les anéantira car il est écrit dans le catéchisme de l’Eglise catholique et dans le droit canon que si on est franc maçon on est excommunié d’office. Ainsi tous ces faux bergers sont ils la fausse église qu’Anne Catherine Emmerich avait prophétisé , celle des  » démolisseurs » qu’elle voyait avec une truelle et un tablier, l’église de Satan comme l’appelle Jésus dans les  » Confidences à Ses prêtres et à Ses fidèles » qu’il a donné en 1975-1978 à Mgr Ottavio micchellini mort en 1978. Nous sommes à la porte de l’arrivée de l’Antichrist qui aura son siège à Rome disait la Ste Vierge à la Salette. Restons fidèle à l’Eglise que le Christ a institué, à l’Enseignement immuable transmis par les apôtres, et quitte à donner notre vie en Martyr, le Seigneur Jésus balaiera avec Son fouet justicier tous ceux qui ont agi pour le diable. Il a la victoire pour l’Eternité le Prince de la Paix ! Amen

  3. M Jouannot Oui la messe traditionnelle est bien la messe de toujours. St Pie V n’a fait que restaurer la messe catholique romaine qui remonte aux temps apostoliques. Au contraire le franc maçon Bugni a inventé avec l’aide de pasteurs protestants une « messe » au fort parfum de protestantisme.
    Jean-Paul II pape d’Assise, du baiser du coran , des droits de l’homme, des multiples repentances, des visites aux temples protestants, synagogues, mosquées n’avait rien d’un saint. Toutes ces canonisations bâclées, à la chaine des papes conciliaires n’ont pour but que de canoniser la révolution de Vatican II. Ces canonisations sont des légions d’honneur données à titre posthume pour services rendus.
    Bugnini (qui n’était pas évêque) était bien franc-maçon. Lorsqu’on apprit en 75 son appartenance à la franc-maçonnerie on le nomma nonce à Téhéran. Il était toujours en poste lors de la sanglante révolution islamique de 1979. On peut voir sur internet Bugnini à genoux devant l’Ayatollah Khomeini lui lisant un message de compliments de Jean-Paul II !!!
    Bugnini qui avait supprimé les génuflexions et les agenouillements dans sa « messe » protestante se mettait à genoux devant l’Ayatollah Khomeini.
    Jusqu’au bout Bugnini aura été le serviteur de Satan.

    1. Nous assistons depuis un certain temps non seulement à la dévalorisation de la fonction pontificale mais aussi à la décrédibilisation du processus de canonisation.
      L’instrumentalisation du concept de sainteté est inadmissible et sacrilège.
      28 novembre 2014 Les Autorités de l’Église ont perdu la « notion de sainteté » ; elles ont modifié et adapté à leur convenance les procédures, en particulier, elles ont écarté le « promoteur de la foi » si indispensable et il en est résulté qu’elles n’ont plus le sens du discernement, elles y ont renoncé. Le « critère essentiel de charité » a bel et bien été abandonné, il est donc clair qu’il n’est plus retenu dans le cadre d’une procédure de canonisation.
      Après les « papes réformateurs et destructeurs de l’Église », c’est au tour de Dom Helder Câmara, de Robert Schuman etc… d’être pressentis pour être proclamés « saints », quoique le rôle de Schuman en tant que ministre mérite d’être examiné de plus près. J’ai appris des choses assez troublantes à ce sujet mais je n’insisterai pas de peur de me tromper…
      Ce à quoi nous assistons est tout simplement monstrueux et scandaleux.
      Je ne me suis pas réjoui de la canonisation des Papes conciliaires qui ont « découronné Notre Seigneur Jésus-Christ » en substituant le « culte de l’homme » à « celui de Dieu » et qui ont ainsi sabordé la Sainte Église, nous conduisant inéluctablement au désastre…
      C’est « l’homme qui se fait dieu » à la place de « Dieu fait homme », à la « religion nouvelle » correspondent de « nouveaux saints »!…
      Ces béatifications et canonisations précipitées de Papes « réformateurs » sont des actes inutiles, controversés, absurdes et dommageables ; il s’agit de l’introduction dans l’Église de ferments supplémentaires de division. En définitive, c’est la réforme de Vatican II qui est célébrée à travers cette frénésie… Les Autorités de l’Église canonisent leur funeste réforme. C’est une façon de la verrouiller pour que plus personne ne puisse la remettre en question. Dites-moi quels sont les bons fruits de Vatican II et des Papes qui ont œuvré à ce Concile dévastateur et en ont promulgué les décrets, tout en persécutant les catholiques fidèles?
      Certes, nul ne sait, excepté Dieu, qui est saint ou ne l’est pas…
      Tout ceci est extrêmement troublant et certainement malsain.

      1. Fruits de l’Amour de Dieu à travers les saints du XX siècle tel que Jean-Paul II ? … je ne vous citerai qu’une personne mais il y en a des millions… : moi.

          1. C’était la réponse à votre question : je vous cite : « Dites moi quels sont les bons fruits de Vatican II et des Papes qui ont œuvré à ce Concile …? »

    2. « Faites le bien et le mal ne vous atteindra pas »… Livre de Tobie ( lecture d’aujourd’hui)

  4. Inutile de redire à TD, ce que j’ai déjà écrit sur l’article du Cardinal Burke : « Il n’y a jamais eu de messe de toujours » ! Souvenez-vous du proverbe : « La généralisation est la bêtise des crétins ! » (Désolé pour le dernier mot, mais c’est un proverbe archi-connu !) Non, Jésus au cours de la cène n’a pas utilisé le missel de Saint Pie V. J’étais à Chartres le lundi 29/5/23. Il y avait bien 16 000 pèlerins, mais parmi eux combien de jeunes compris entre 20 et 30 ans ? Dans les années « 70 » Mgr Maxime Charles réunissait plus de 10 000 jeunes (exclusivement !) pour pérégriner de Paris à Chartres !
    Comme toujours, les femmes ont toujours le tact pour dire les choses comme il faut : Bravo, bravo à Rébecca dont j’approuve totalement l’approche et la sensibilité !
    Enfin, avant d’attaquer frontalement un évêque, renseignez-vous de qui il est ? De quelle l. il fait partie 😊 !
    Durant 27 ans, Saint Jean-Paul II le Grand nous ressassé la phrase de Jésus en Matthieu : « N’ayez pas peur ! » Et vous avez toujours peur ! Alors que nous possédons les Paroles de la Vie éternelle ! Où est votre foi ? Il y a exactement 176 ans, la Vierge Marie a annoncé à Mélanie et Mathurin à La Salette avec des mots extrêmement crus qui ont scandalisé l’évêque de Grenoble à l’époque ce qui se passe actuellement dans l’Eglise qui est en France 😊 ! Pourquoi ne croyons-nous toujours pas ce que nous a annoncé la très Sainte Vierge Marie ? Où est notre foi ?
    Enfin, si vous connaissiez l’araméen comme le connaît le plus grand théologien encore vivant : Pierre Perrier (eecho.fr) honni de toutes les facultés Catholiques et des Bernardins, vous sauriez que le Seigneur va bientôt moissonner son champ en mettant au feu l’ivraie qui en araméen se dit : « zizanie » 😊 ! Je laisse la parole à une grande dame pour ma dernière citation : « Puisque les évêques ont des courages de filles, les filles doivent avoir des courages d’évêques » Jacqueline Pascal, sœur de Blaise, en religion : sœur Sainte-Euphémie

  5. En réponse à M de la Tour : La messe traditionnelle n’est pas extraordinaire : c’est la messe catholique de toujours. La vraie messe.
    Vous dites que dans un pèlerinage de tradition on devrait pouvoir célébrer la messe « ordinaire ». Or je vous rappelle que la messe « ordinaire » est une messe qui a été inventée par un franc-maçon (Bugnini) et est imprégnée d’esprit protestant.
    Mgr Lefebvre l’appelait avec juste raison « messe de Luther ». Cette messe qui a été créée pour plaire aux protestants est mauvaise en soi.
    Vous parlez d’unité de l’Eglise. Or l’unité de l’Eglise ne peut se faire que dans la vraie foi catholique.
    Il n’y a pas d’unité de l’Eglise avec la religion maçonnique de Vatican II , Assise , Pachamama et ce déferlement d’hérésies propagées par la hiérarchie de l’Eglise .
    Toutes ces nouveautés inspirées par la franc -maçonnerie loin de faire l’unité de l’Eglise sont en réalité la destruction de l’Eglise.

  6. Cher JeanPierre, je crois en votre honnêteté… C’est à une partie d’une seule de vos questions que je vais tenter de répondre :  « Pourquoi ce refus de voir la réalité ». Il me semble que tout le problème est là : voir la réalité, c’est aussi la réponse des jeunes générations et peut-être bien la base de la réponse de Jésus à travers ces jeunes ! Voir la réalité de l’opposition entre l’organisation du monde (…ses lois) et les aspirations des jeunes, ces aspirations envoyées par le Père et auxquelles ils souhaitent répondre par leur consentement à la Volonté du Père… à la suite de Jésus.

    Les réponses à nos questionnements d’anciens est bien que -Jésus est la seule réponse- ..et les jeunes le pré-sentent.

    Il se trouve que là où Jésus est au centre -en esprit et en vérité- (quelque soit la forme liturgique) les jeunes accourent, c’est un signe d’espérance.

    N’embrouillons pas les jeunes avec nos différents, vivons, nous même, le seul combat qui porte du fruit, celui, spirituel et constructif qui consiste à accomplir la Volonté du Père …à accueillir comme la Vierge notre mission, à visiter nos prochains, à accompagner nos jeunes jusqu’à leur recouvrement … ce pèlerinage à mis particulièrement au centre l’Eucharistie … encore une fois les jeunes sont demandeurs de la Vérité et ils accourent …peut-être ont ils découvert pour en vivre que « l’Eucharistie est la Vie de leur vie » (rdv P. d’A) ?! Rendons grâce à Dieu !

    Comme au temps de Jésus, les hommes de pouvoir ( ceux qui n’obtiennent pas leur pouvoir du Christ) s’obstinent à ne pas regarder la réalité en face et cherchent ailleurs les causes de leur désarroi jusqu’à oublier l’essentiel : le Christ est l’unique Sauveur, l’unique Pierre d’Angle en esprit et en vérité.

    Nous sommes dans le monde mais pas du monde… ayons confiance en Dieu qui renouvelle son Église à travers les saints …ceux qui « laissent l’Amour de Dieu traverser leur cœur pour rejoindre tous ceux qui leurs sont confiés » (rdv P. d’A)

  7. Du grand J-P Maugendre encore une fois ! Merci au Président de RC de porter haut, claire et forte la parole catholique même face à ceux qui devrait le faire.
    Je ne sais si Mgr de Sinety a pu lire les remarquables livrets de préparation pour les chefs de chapitre ou même celui, pourtant plus simple, des pèlerins. Il pourrait y revoir sa théologie eucharistique… et nos raisons d’attachement à ce rite séculaire qui s’est développé dans une herméneutique de continuité au fil des siècles. Tous ces pasteurs semblent oublier que St Pie V a conservé tous les rites de plus de deux cent ans d’existence.

  8. Pour aller dans le sens d’Adélaïde, seule l’unité de temps, d’action et de lieu (comme dans le bon vieux théâtre classique) est la garantie de la pérennité et de la compréhension de tous de cette liturgie catholique romaine support de la plus grande religion de la planète. Toujours, il y a des progressistes, des révisionnistes et des révolutionnaires mais doivent-ils, en l’espèce, imposer à la ferveur silencieuse des modifications au simple prétexte que la messe deviendra plus vivante et plus communicative (autel tourné vers les fidèles, eucharistie distribuée dans la main, textes en français, prières traditionnelles remaniées)? Non, bien sûr. Alors, devoir accepter cette scission entre et est déjà pénible, alors en plus, s’il faut s’agenouiller pour admettre de force le nouvelle liturgie cela mène à la désunion voire à la décridibilisation de nos élites pontificales.

  9. Il faudrait peut-être rappeler que la messe tridentine renferme toute la doctrine catholique tandis que la messe concoctée par le franc-maçon Bugnini en a evacué la doctrine catholique qui deplaît aux protestants.
    Il y a donc une vraie messe, celle de toujours, la messe traditionnelle, et une autre messe qui n’a que 50 ans d’âge, et qui est un erzatz de liturgie acceptable pour les F.M*** et les protestants.
    A choisir, l’original est toujours mieux qu’une mauvaise copie.
    Rosalie de Merode

  10. Je suis tout à fait d’accord avec Mgr Sinety. Pour montrer leur obéissance filiale au Magistère en général et au Saint-Père en particulier qui souhaite promouvoir la célébration de la messe selon le nouvel Ordo, obéissance sans laquelle il n’y a pas de fidélité à la Tradition (cf. Catéchisme de l’Eglise Catholique), je propose que les organisateurs prévoient la célébration d’une messe selon le Nouveau Missel, en latin, orientée, avec chant grégorien, selon le modèle de ce que fait l’abbaye de Solesmes par exemple. Ainsi, les catholiques attachés au pèlerinage de Chartres seraient formés à cette liturgie et verraient combien elle est édifiante et combien les Pères Conciliaires ont vu juste en réformant l’ancien Ordo. L’intention de Benoît XVI (qui n’a jamais célébré une messe selon l’ancien rite en tant que Pape) était bien un enrichissement réciproque avec un effort d’unité pour se rapprocher de la messe que célèbre dorénavant l’Eglise romaine.

  11. NOTRE CONSTANTE REVENDICATION LÉGITIME
    (11 juin 2021) La secte néo-protestante qui a investi brutalement l’Église dès les premiers instants du Concile manifeste une hostilité constante et impitoyable vis-à-vis de tout ce qui s’apparente de près ou de loin à l’Église authentiquement catholique. Le confident de Paul VI, Jean Guitton, n’a-t-il pas déclaré à Michèle Reboul (Monde & Vie n°734 du 15 juillet 2004): « l’Église catholique est morte dès le premier jour du Concile, laissant la place à l’Église œcuménique »? Peut-être, mais ce n’est pas la religion que nous avons choisie le jour de notre Baptême et envers laquelle nous sommes engagés. Il y aurait, en quelque sorte, une « rupture de contrat » de la part des Autorités de l’Église…
    En définitive, la radicalisation des adeptes de la « secte néo-protestante » clarifie considérablement la situation et les prive d’arguments plausibles; en ce sens, les maladresses incessantes du pape François nous permettent d’y voir plus clair… Nous savons désormais qu’il existe une incompatibilité formelle entre la nouvelle liturgie concoctée par le franc-maçon Bugnini et le rite ancestral suivi par tous les saints pendant des siècles.
    (15 août 1982) Depuis la parution dans NOTITIAE n°185 de décembre 1981 du « rapport sur l’enquête du Cardinal James KNOX, ancien Préfet de la Congrégation Sacrée pour les Sacrements et le Culte Divin, concernant l’usage du latin et la Messe tridentine », la question liturgique rebondit. Ne convient-il pas de rappeler brièvement ce qu’en pensaient les Cardinaux OTTAVIANI et BACCI dans leur « bref examen critique de la nouvelle Messe » présenté à Paul VI le 3 septembre 1969? Les deux prélats déplorent notamment que « le nouvel Ordo Missae, si l’on considère les éléments nouveaux, susceptibles d’appréciations fort diverses, qui y paraissent sous-entendus ou impliqués, s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe, telle qu’elle a été formulée à la XXIIème session du Concile de Trente ».
    Citant « un périodique connu, destiné aux évêques et exprimant leur enseignement », les Cardinaux OTTAVIANI et BACCI estiment que « l’on veut faire table rase de toute la théologie de la Messe. En substance, on se rapproche de la théologie protestante qui a détruit le sacrifice de la Messe ». Or, ces critiques déterminent parfaitement le motif essentiel de notre attachement à l’ancienne liturgie. Il est donc vain d’évoquer, pour l’expliquer, la nostalgie, ou des considérations d’ordre politique, si tant est qu’elles puissent être objectivement établies. De plus, nous trouvons, à l’instar de nos amis britanniques, que « l’ancien rite consacre plus de temps que le nouveau au recueillement pendant la Messe, que le latin n’a jamais été un obstacle à la compréhension… » et nous ressentons également « le nouveau rite comme étant moins fastueux, moins propice au recueillement et, par-dessus tout, au respect dû au Saint Sacrement… » (THE UNIVERSE du 31 octobre 1980). Nous partageons donc entièrement leurs conclusions.
    D’autre part, la Congrégation nous prête le sentiment que « ceux qui célèbrent la Messe de Paul VI ne croient pas à la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie » (sic). Cette question revêt une extrême gravité. Elle rejoint l’objet principal de notre motivation, la théologie de la Sainte Messe. « La « cène » est caractérisée, comme étant celle de l’assemblée présidée par le prêtre ; celle de l’assemblée réunie afin de réaliser « le mémorial du Seigneur », qui rappelle ce qu’Il fit le Jeudi saint » écrivent en substance les Cardinaux OTTAVIANI et BACCI, poursuivant : « tout cela n’implique ni la Présence réelle, ni la réalité du Sacrifice, ni le caractère sacramentel du prêtre qui consacre, ni la valeur intrinsèque du Sacrifice eucharistique indépendamment de la présence de l’assemblée. En un mot, la nouvelle définition de la Messe (Institutio generalis, chapitre 2, n°7) ne contient aucune des données dogmatiques qui sont essentielles à la Messe et qui en constituent la véritable définition. L’omission, en un tel endroit, de ces données dogmatiques, ne peut être que volontaire ». Or, nos amis d’outre-Manche jugent « la traduction anglaise de la Messe laide, inexacte et doctrinalement défectueuse… » Certains même souhaitent que « l’on traduise l’ancien rite en anglais » (THE UNIVERSE du 31 octobre 1980). Ce sont précisément les « traductions inexactes et doctrinalement défectueuses », la façon dont elles sont ressenties et interprétées, les comportements, qui nous incitent à penser que certains « catholiques » ne croient pas ou plus à la Présence réelle dans la Sainte Eucharistie. Nous nous indignons que des évêques, au lieu d’observer l’évidence, se plaignent des personnes qui ne font que la constater. Nous réclamons un retour à l’orthodoxie.
    Non, nous ne sommes pas de perpétuels mécontents, des aigris nostalgiques et politisés qui, sans motifs sérieux, pour se mettre inconsidérément en évidence, entretiendraient la querelle liturgique. Nous aimons l’Église à laquelle nous avons choisi d’appartenir. Nous avons seulement retenu que « la foi procure la vie éternelle ».

  12. LA VERTU SUPER-THEOLOGALE d’OBEISSANCE

    Les remarques de Mgr de Mgr de st Eubert de Lille me suggèrent une réflexion complémentaire à celles de J P Maugendre :

    Selon l’école de pensée de Mgr de Sinety, il faut obéir aux consignes et injonctions de la Rome actuelle, garante de l’unité catholique, et ne pas ratiociner sur les variations diverses issues de Vatican II, ni sur le cortège de leurs échecs. Le mot d’ordre, l’impératif catégorique, c’est : obéissez ! obéissez ! obéissez ! Toujours ! partout ! à tout ! (sauf au ringardisme traditionnel).
    Qu’importe si le vent des réformes et la religion du changement érodent et dénaturent la foi des fidèles : obéissez !
    Ainsi, la vertu morale d’obéissance (si utile et vénérable, à sa place, dans la société chrétienne) tend à supplanter la vertu théologale de Foi.

    Conclusion : le charisme particulier de « l’Eglise conciliaire », sa grande découverte, sa charge explosive, c’est l’obéissance-vertu-super-théologale.

  13. « Est-il vraiment judicieux, et délicat, de demander à venir en bicyclette à un pèlerinage de motards ? »

    Excellent!

    Merci

  14. Alors je le fais et invite vos lecteurs à lire sa tribune plutôt qu’à se contenter de votre réponse critique : https://fr.aleteia.org/2023/06/04/sur-la-route-de-chartres-lexpression-de-lordinaire/

    Je suis pèlerin et « enfant » de Chartres depuis 1984 (avec quelques interruptions et parfois comme bénévole) et ancien d’une école de « la Frat » comme on dit ! Je comprends parfaitement les interrogations de Mgr de Sinety, qui sont légitimes. Certes, il ne fait pas part dans sa tribune, de ses interrrogations sur la défection des églises. Mais pourquoi laisser croire qu’il ne se les posent pas en d’autres lieux, comme il le dit lui même. Penser comme certains ou laisser penser que la messe traditionnelle aurait empêché la déchristianisation est non seulement simpliste, mais c’est sans doute mensonger. Je peux vous citer quelques paroisses rurales qui n’ont jamais quitté la messe traditionnelle et pourtant…

    Alors oui, vous avez raison, pour des raisons historiques et psychologiques, il est légitime que le Pélé de Chartres de ND de chrétienté conserve son rite « extraordinaire ». Mais les questions doctrinales n’ont rien à faire dans un pèlerinage, mêmes quand elles sont justes… Ce n’est pas une manif !
    Alors oui, tout en conservant son rite traditionnel lors des messes chantées, qu’est-ce qui empêcherait d’accueillir des prêtres diocésains et leur permettre de célébrer leur messe basse selon le rite ordinaire ? De quoi avez vous peur au juste ? Qu’on vous reproche de ne pas être assez tradi ?
    N’est-ce pas mineur, à coté de l’unité de l’Eglise, de la charité que nous nous devons en particulier entre frères, de la sensibilisation (pour ne pas parler de conversion) de ces prêtres au rite tridentin ?

    C’est un tradi ancien et fidèle qui vous le dit (et je ne suis pas le seul), mais les arguments d’autorité ne sont pas que du coté où vous le dites, et vos postures de plus en plus fermées et jansénistes sont pénibles… Les pharisiens, Arius, Luther eux aussi, étaient convaincus que l’Eglise Catholique se perdait.

    1. Nous chasserons toute tentative de cérémonie selon « l’ordo » de 1969, au sein du pèlerinage de NDC. Avec force s’il le faut, et même si d’aventure les organisateurs cèdent. Des corps de garde existent déjà pour cela et ont été attentifs cette année.

      Nous connaissons parfaitement les méthodes des « neo-protestants » syncrétiques, celles des petites touches par petites touches, et leurs théories politiciennes, comme défendues par Monsieur de Sinety. (Dont le passage à Paris n’a pas laissé de réelles empreintes). Nous réfutons les propositions de ce petit curé, lui qui dit en passant reste un élève attentionné, d’un certain Cardinal qui se rendait chaque soir dans une célèbre ambassade de la rue Rabelais, couvert du taled pour y prier, non pas comme un catholique. (De source certaine d’un officier préposé à la sécurité de la dite Ambassade).
      Ces enseignements imprégnant profondément l’intellect de l’élève, pour preuve.

      Et puis la liturgie « Noé-protestante » érigée pour détruire, n’est pas le charisme du pèlerinage, ce n’est pas son essentiel. Nous ne laisserons pas le clergé dévoyé récupérer si facilement cette œuvre pour la dénaturée. Soyez en certain.

      Si d’aventure il ne plait, ou plus rien n’oblige certains, il existe beaucoup d’autres Pèlerinages usant de l’ordi de 1969, ou les déçus pourront y trouver totale satisfaction.

    2. Mais les Prêtres peuvent célébrer dans les églises que l’on croise en allant à Chartres, s’ils ne savent pas dire la vrai Messe! Libre à eux !!!
      Pourquoi faudrait-il accepter que la messe conciliaire soit dite sur le petit espace géographique qui est le pélé de Chartres?
      Est-il permis de célébrer la vrai Messe dans toutes les Églises? Non et si un prêtre de la tradition prétend participer à un pèlerinage « conciliaire », (exemple: pèlerinage des prêtres martyres en Charente-maritime), il n’aura pas l’autorisation de dire la vrai messe et on lui demandera de concélébrer!
      C’est à géométrie variable!!!! Cela me fait penser à la phrase du Christ: « Que votre oui soit oui….. » Je trouve que les conciliaires sont bien roublards!!!!

  15. Mgr. de Sinety se plaint que seule, la liturgie traditionnelle soit célébrée à l’occasion de ce pélérinage. On aurait pu s’attendre à ce que ce soit les médias mainstream qui se déchaînent contre le succés suscité par ces mouveents catholiques traditionnels en pleine expansion, mais pas du tout c’est à l’intérieur-même de l’institution , que la rage s’exprime . On voulait faire disparaître définitivement ce rit passéiste, désuet, rigoriste et contre toute attente, l’échec de ce projet est incontestable . De plus en plus de jeunes en recherche de transcendance et de sacré rejoignent les églises où se célèbre la messe en latin , selon le missel de 1962 . J’aurais tendance à répondre à Mgr. de Sinéty, que personne ne l’empêche de monter son popre pélérinage de Chartres avec les prêtres qui ont grâce à ses yeux , les fidèles de leurs paroisses et nous verrons s’il arrive à susciter autant d’enthousiasme que chez ces jeunes qui sillonnent depuis qarante ans les plaines de la Beauce, bannières claquant au vent !

  16. Si j’étais Mgr de Sinety, voici ce que je répondrai à la question qui lui est posée en conclusion de l’article ci-dessus :

    « Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l’a engendré » – Albert Einstein

  17. Plutôt d’accord sur le fond, mais il eut été plus honnête de nous permettre de lire La Tribune de l’accusé. Bien à vous

  18.  » On ne hait que ceux (ce) que l’on croit égaux ou supérieurs à soi  »
    Frédéric ….. NIETZSCHE

  19. La réaction de ce prêtre montre bien la violente opposition des dirigeants de l’Eglise qui existe plus que jamais contre toute la Tradition catholique.
    On peut donner des gages à la révolution , la révolution en demande toujours plus.
    Pourtant le pèlerinage Paris Chartres est « officiel », les prêtres de la Fraternité St Pierre en échange de pouvoir garder la messe traditionnelle restent silencieux sur les hérésies de Vatican II. La Fraternité St Pierre a fait toutes sortes de concessions et ne critique jamais le concile.
    Et bien ce n’est pas encore suffisant.
    Pour les modernistes la messe traditionnelle doit disparaitre définitivement.
    Nous avons affaire à de véritables révolutionnaires qui veulent tout détruire de fond en comble et il ne sert à rien de chercher à faire des compromis avec ces gens- là.

    1. Oui, tout à fait, la secte néo-protestante qui a investi brutalement l’Église dès les premiers instants du Concile manifeste une hostilité constante et impitoyable vis-à-vis de tout ce qui s’apparente de près ou de loin à l’Église authentiquement catholique.
      Ce sont eux qui ont rompu l’unité au sein même de l’Église…

  20. Merci Jean-Pierre Maugendre pour ce billet bien envoyé. Les jeunes font le choix de fait lorsqu’ils pèlerinent vers Chartres de bénéficier de la messe Traditionnelle qui se caractérise par sa splendeur, son coté sacré et sa stabilité . Le messe polymorphe qu’ils trouvent dans les paroisses ordinaires se caractérise par l’instabilité et le manque de splendeur ( il y a un coté neurasthénique dans cette forme informe). Mgr de S. dan La Tribune accordée à Aleteia exprime en creux une forme de jalousie du succès qu’il ne connaitra pas avec la forme polymorphe ordinaire !
    Pèlerin de Chartres en 1989 puis régulier à partir de 1999.

  21. Absolument d’accord avec Jean-Pierre Maugendre, toujours avisé et clairvoyant dans ses propos, avec arguments étayés qui tombent sous le sens. Tous ces esprits gangrénés par la nouvelle théo-idéo-logie ne sont même plus capables de se rendre à l’évidence et préfèrent se cacher derrière leur petit doigt….

  22. Voir une « atteinte à l’ unité de l’ Eglise » dans le rite extraordinaire est surprenant à l’ heure où l’on ne parle que de mondialisme : célébrer la messe en latin selon le missel de 1962 permet à tout fidèle, de quelque pays qu’ il soit, quelle que soit la langue qu’ il parle, de la suivre, d’ entrer dans la liturgie et les prières: l’ homélie, seule ne sera pas sans doute comprise par chacun mais chacun dans son coeur peut comprendre les mots latins de la Consécration, de remercier Dieu avec le célébrant : « quid retribuam Domino pro omnibus quae retribuit mihi ? » …
    Le latin est la langue universelle pour l ‘ Eglise catholique qui, est donc universelle . le latin est donc la langue qui scelle l’ unité de l’ Eglise .

  23. Mgr de Sinety aurait voulu au pèlerinage de Chartres une liturgie dont, selon le mot de son promoteur franc-maçon Bugnini, on a « pour faciliter à nos frère séparés le chemin de l’union, écart[é] toute pierre qui pourrait constituer ne serait-ce que l’ombre d’un risque d’achoppement ou de déplaisir » (Osservatore Romano du 19 mars 1965).
    Mais cette liturgie est-elle encore pleinement catholique ?… En quoi la nouvelle messe, qui n’attire pas les protestants mais fait fuir les catholiques fidèles, est-elle plus sanctifiante que la messe traditionnelle ? Voilà une question à laquelle, depuis 50 ans, je n’ai jamais eu de réponse du clergé post-conciliaire…

  24. Est-il envisageable qu’à l’inverse, à l’occasion d’un pélerinage, comme il y en a d’étudiants ou de groupements paroissiaux, on puisse y célébrer l’Eucharistie selon le rite tridentin sans avoir un refus systématique d’un clergé parfois bien peu charitable?

  25. Tous mes compliments à Jean Pierre Maugendre pour son remarquable commentaire . Merci.
    Michel GAYDA

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