François: le pape de l’exclusion

La trêve aura été de courte durée : 2007-2021. Par le Motu proprio Traditionis custodes le pape François a relancé la guerre liturgique que son prédécesseur, par le Motu proprio Summorum pontificum, avait suspendue. Tout le monde s’accorde sur le sujet : la mesure est brutale. Ainsi les livres liturgiques postérieurs à Vatican II deviennent « la seule expression de la lex orandi du Rite romain », le missel antérieur à la réforme de 1970 ne pourra pas être utilisé régulièrement dans les églises paroissiales, aucun nouveau groupe ne pourra être constitué, c’est le Siège apostolique qui donnera aux prêtres diocésains l’autorisation de célébrer selon l’usus antiquior, etc. Jean-Marie Guénois a parfaitement formulé l’objectif de ces mesures : « réduire l’influence des traditionalistes ». Celle-ci, en effet, ne cesse de croître. Les « tradis » fournissentrégulièrement environ 20% des ordinations sacerdotales annuelles en France et constituent une présence notable dans les diocèses, 5 à 6% du total des pratiquants dans notre pays selon Guillaume Cuchet (La Nef No 338), certainement plus en réalité, à cause du décrochage massif (30% selon Mgr Chauvet) de nombreux fidèles « conciliaires », sensiblement plus âgés que leurs homologues « tradis », suite à la pandémie du coronavirus.

Les raisons d’une exclusion                                                         

Chacun s’interroge. Pourquoi une mesure d’une telle dureté de la part d’un pape dont le moins que l’on puisse dire est que les chantiers qui devraient mobiliser toute son énergie ne manquent pas : scandales financiers à répétition, situation quasi schismatique de l’Eglise d’Allemagne, immense confusion doctrinale et liturgique, effondrement du denier de Saint Pierre, suites des scandales de pédophilie dans l’Eglise, gestion des orgies sexuelles au Vatican etc. ?                                                                                                

L’argument avancé par le Saint-Père est que ces communautés « doutant du Concile » mettraient en péril l’unité de l’Eglise dont le pape est le garant. L’argument, n’était la gravité du sujet, prêterait à sourire. Quelle unité de l’Eglise quand : 

– il n’y a pas deux messes identiques célébrées dans deux églises différentes,                                              

– dans un diocèse les divorcés remariés sont admis à la Sainte communion et pas dans l’autre,              

– 69% des catholiques américains affirment ne pas croire à la présence substantielle du Christ sous les apparences du pain et du vin après la consécration ( enquête Pew Research Center-août 2019),          

– en toute impunité des prêtres allemands bénissent dans leurs églises, pavoisées aux couleurs arc-en-ciel, des unions homosexuelles, etc.

Le pape qui a signé la déclaration d’Abou Dhabi affirmant : « Les diversités des religions sont une sage volonté divine » écrit dans la lettre aux évêques accompagnant le Motu proprio : « Rester dans l’Eglise non seulement « avec le corps » mais aussi « avec le cœur » est une condition du salut ». On pense à la fable de La Fontaine : La chauve-souris et les deux belettes : « Je suis Oiseau : Voyez mes ailes/ Je suis souris : Vivent les rats. » Bien loin du Est. Est. Non. Non évangélique.                                  

En outre, en quoi nuisent à l’unité de l’Eglise ceux qui, souvent convertis, assistent à la messe traditionnelle et souhaitent bénéficier d’une pastorale sacramentelle et catéchétique qui a fait ses preuves ? Pourquoi jeter l’opprobre sur eux ? Ils refuseraient le Concile. Pour être franc, l’immense majorité d’entre eux se fiche éperdument du Concile qui ne les intéresse pas et leur apparaît comme une lubie de vieillards idéologues et nostalgiques. Ce que ces fidèles demandent c’est une liturgie qui les porte vers Dieu et un enseignement moral et doctrinal qui leur permette de rester fidèles au Christ et donc de résister aux séductions d’une société apostate.

Laissez-nous faire l’expérience de la Tradition                                                     

Dans les années 70 l’intuition originelle et fondatrice de Mgr Lefebvre se résumait en une formule : « Laissez-nous faire l’expérience de la Tradition ». Cette expérience a été faite et les fruits en sont sous nos yeux. L’apostolat traditionnel, quel que soit son cadre institutionnel, est incontestablement fécond. Les communautés se sont développées, de nombreuses conversions s’y sont opérées. Des familles jeunes et nombreuses les font vivre. Les fameux lapins qui essayent de rester fidèles aux exigences du mariage chrétien, dont se moquait, dans un humour douteux, François.                                     

Notons que, selon le pape, l’objectif des concessions liturgiques de ses prédécesseurs était de ramener les brebis égarées lefebvristes, « en temps voulu au rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II ». Ce n’est manifestement pas ce qui s’est passé, à l’encontre de ce que craignaient certains dénonçant le « ralliement » inexorable des prêtres et des laïcs traditionnels qui chercheraient un accord juridique avec les autorités romaines. L’expérience ayant été un succès il est décidé de….mettre fin à l’expérience ??? Le Christ nous a demandé de juger l’arbre à ses fruits et de jeter au feu le figuier stérile. Pas l’arbre qui porte du fruit. Cinquante années après sa clôture les bons fruits du Concile ne seraient toujours pas apparus mais la récolte serait prochaine. Qui le croit ?                                         

Fondamentalement ce Motu Proprio semble marquer la fin de la tentative de Benoît XVI d’établir une herméneutique de continuité entre le Concile Vatican II et l’enseignement antérieur de l’Eglise. La croyance en la continuité entre l’enseignement pré conciliaire et l’enseignement post conciliaire expliquait une forme de bienveillance vis à vis de la messe traditionnelle. En revanche l’hostilité militante de François envers la messe traditionnelle manifeste la conviction que l’Eglise conciliaire, pour reprendre l’expression du cardinal Benelli, est d’une autre nature que l’Eglise qui l’a précédée. On ne rejette pas avec cette violence ceux dont le seul tort est d’avoir cinquante ans de retard. En revanche on lutte farouchement contre ceux que l’on croit être les tenants d’une autre Eglise. Ainsi, paradoxalement, le pape François rejoint-il, sur ce point, les positions de la Fraternité Saint Pie X.

Il faut que tout change pour que rien ne change

Concrètement il semble que, dans la réalité, pas grand chose ne changera. Ce motu proprio est inapplicable. Il va geler la situation mais ne réduira pas l’influence des communautés traditionalistes. En effet :

– le pape a 85 ans et sa position est très affaiblie

– un certain nombre d’évêques sont contents de l’action des communautés traditionalistes

– certains évêques, en particulier en France, ont assez de soucis comme cela. Ils savent, par exemple, que retirer aux communautés traditionalistes l’usage des églises paroissiales serait inéluctablement susciter des manifestations, des occupations d’églises, etc. Plusieurs évêques, prudents, ont immédiatement dit que rien ne changerait dans leur diocèse.                                                                 

Enfin il ne faut pas négliger le fait que l’opinion publique, catholique ou non, ne comprend pas les raisons de cet ostracisme alors qu’il n’est question, dans la bouche du Souverain Pontife, que de miséricorde, d’accueil, de pardon, de respect de l’autre, etc. L’éditorial étincelant de Michel Onfray, athée revendiqué, « Ite missa est » dans Le Figaro du 19 juillet est le signe manifeste de ces incompréhensions.

Dans une conférence à Paris le 25 juin dernier Mgr Schneider interrogé sur l’éventuelle suppression de Summorum Pontificum n’hésitait pas à déclarer : “Les fidèles et les prêtres ont le droit à une liturgie qui est une liturgie de tous les saints (…). Par conséquent le Saint-Siège n’a pas le pouvoir de supprimer un héritage de toute l’Eglise, c’est un abus, ce serait un abus même de la part d’évêques. Dans ce cas, vous pouvez continuer de célébrer la messe même sous cette forme : c’est une forme d’obéissance (…), à tous les papes qui ont célébré cette messe”.                                                                                 

On ne saurait conclure sans observer le sentiment de trahison que vivent les prêtres et les laïcs, attachés à la liturgie traditionnelle qui ont fait confiance aux autorités romaines, à qui on avait promis la liberté de culte et le respect de leurs convictions. Ils n’imaginaient sans doute pas que cette liberté serait celle de l’indien dans sa réserve…                                                                           

Sans amertume, ni révolte nous assumons cette nouvelle épreuve dans la prière, sereins, confiants et déterminés, affermis chaque jour dans notre fidélité par les premières paroles de la messe traditionnelle : Introibo ad altare dei. Ad deum qui laetificat juventutem meam  Je monterai à l’autel du seigneur. Vers Dieu qui réjouit ma jeunesse ».                                  

Jean-Pierre Maugendre

19 réponses

  1. On ne comprend rien au concile Vatican II tant que l’on ne comprend pas qu’il a été, dans plusieurs domaines, un concile de cardinaux et de théologiens

    – qui ont pris leurs désirs, notamment de conciliation vers l’extérieur et de rénovation à l’interieur, pour autant de réalités,

    et

    – qui ont entendu imposer cette approche à l’ensemble de l’Eglise et des fidèles, avec les conséquences souvent affadissantes, amollissantes et attiedissantes que l’on connaît et subit depuis lors, à cause d’une demotivation des coeurs et d’une désorientation des esprits.

    (Cela ne signifie pas, au demeurant, que tout allait pour le mieux, auparavant, dans l’Eglise catholique, ni qu’absolument tout va mal, depuis.)

    Dans cet ordre d’idées, il est possible de dire que c’est non seulement pour des raisons chronologiques, mais aussi pour des raisons axiologiques et psychologiques, liées à une nouvelle conception des valeurs et à une nouvelle relation aux valeurs, moins pensées que vécues, que le concile Vatican II à été “le concile des Trente glorieuses”.

    Sous cet angle là, on doit se poser la question de savoir pourquoi il est aussi important, pour tant d’hommes d’Eglise, de continuer à maintenir les clercs et les laïcs enfermés à l’interieur de la chapelle Sixties…

    Cette situation est d’autant plus incompréhensible que ce concile a été présenté, à l’époque, comme un concile libérateur pour les fidèles catholiques.

    Et en un sens il l’a été, en ce qu’il a contribué à déboucher sur un après-Concile qui a lui-même amplement contribué à ce qu’ils se libèrent de leur fidélité au catholicisme…

    Tout ceci devrait faire réfléchir tous ceux qui s’imaginent, encore aujourd’hui, que moins on est liturgiquement catholique, dans l’acception traditionnelle de cette expression, et plus on est ecclésialement chrétien…

  2. LE PAPE EST-IL COHÉRENT ?

    Le Pape déclare : « Ainsi les livres liturgiques postérieurs à Vatican II deviennent « la seule expression de la lex orandi du Rite romain ».

    Pourquoi donc alors tolère-t-il encore la Messe Traditionnelle ? Elle ne serait aucunement être la « lex orandi » selon son Motu Proprio ? S’il était cohérent, il devrait considérer que la Messe Traditionnelle ne serait pas une vraie Messe. En effet, elle n’est pas selon lui la « lex orandi ». Pourquoi accepterait-il que des fidèles aillent à une fausse Messe ?

    Le Pape ne ressemble-t-il pas à ce père de famille qui interdit à son jeune fils de s’acheter de nouvelles allumettes ( i.e. pas de nouveaux centres pour la Messe Traditionnelle ) mais qui lui laisse en main celles que ce fils possède déjà ?

  3. Une limitation apportée au Motu Proprio de B.XVI est abusive et, puisque dirigée contre le bien commun de l’Eglise, nulle de soi. Selon St Thomas d’Aquin, il n’y a pas de loi valable contre le bien commun. Or la messe tridentine est au coeur du bien commun de l’Eglise.

  4. Bonjour,

    De même que le pommier produit des pommes, de même l’anti-tridentinisme produit des anti-tridentinistes, et l’anti-tridentinisme constitue l’une des caractéristiques fondamentales du néo-catholicisme, qui a été ante-conciliaire, dans une partie de la philosophie et de la théologie apparues après la fin des années 1920, puis intra-conciliaire, dans au moins quatre documents du Concile, avant d’être post-conciliaire, de 1965 jusqu’à aujourd’hui.

    Or, non seulement la liturgie tridentine est l’une des composantes essentielles de la composante tridentine du catholicisme et de la réception tridentine des composantes antérieures du catholicisme, mais en outre elle valorise et véhicule tout un rapport aux choses, toute une vision des choses, qui participent d’un univers mental qui est situé à grande distance, pour ne pas dire aux antipodes de l’univers mental chronologiquement et programmatiquement représentatif du néo-catholicisme post-conciliaire, dans son expression la plus consensualiste ou inclusiviste.

    C’est ce qui fait que tant de partisans de la liturgie tridentine sont bien plus a-conciliaires, grâce à cette liturgie et à la piété qui en découle, qu’anti-conciliaires, comme le seraient des catholiques doctrinaires qui auraient consacré beaucoup de temps à analyser des documents du Concile au point de diaboliser l’ensemble du Concile.

    Donc, en fait, le pape François devrait s’interroger sur les raisons fondamentales pour lesquelles la liturgie tridentine est, encore aujourd’hui, vivante et féconde, et sur celles pour lesquelles la liturgie montinienne souffre, encore aujourd’hui, d’un déficit de fécondité et de rayonnement, et surtout d’un déficit de respect de sa structure et de sa substance, par ceux-là même qui sont censés la respecter et la faire respecter avec le plus grand soin.

    Mais au lieu d’une interrogation qui pourrait être dérangeante, en ce qu’elle pourrait être propice à une “remontée”, des effets aux causes, ou à une “ressaisie”, des conséquences aux origines, nous avons droit à un “coup d’autorité”…

    Par ailleurs, la priorité des priorités, c’est ou ce devrait être la remise en ordre de l’Eglise catholique, en vue de davantage d’intégrité des clercs et des laïcs, dans la prise en compte et la mise en oeuvre de la foi catholique et de la morale chrétienne, au sein des comportements concrets, et ce n’est certainement pas la réactivation, soudaine et tardive, d’une espèce de guerre liturgique.

    Bonne journée.

  5. Oh la la…. Vous vous opposez à la sainte Église.

    “Librement,
    Ayons en nous les sentiments du Christ Jésus !(Phil2)
    Tendrement posés sur le cœur de Marie,
    Aimons l’Église ! « Tout ce qu’Il vous dira, faites-le »
    (La Vierge Marie à Cana)
    … Et prions …
    « Celui qui demeure en Moi …et Moi en lui porte beaucoup de fruits…. Car hors de Moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15,5)
    Avec Marie,
    Apprenons l’obéissance du cœur
    « Je suis venu non pas pour faire ma volonté mais pour faire la Volonté de Celui qui m’a envoyé »(Jean4,34)
    Afin de chanter Dieu par toute notre vie,
    Comme Marie, soyons pauvres…
    « Heureux les cœurs de pauvres…le Royaume des Cieux est à eux. »(Luc6,20) …”

    L’Église n’a qu’un seul corps dont la tête est le Christ et le pape rassemble.
    Alors oui c’est violent ! Les flèches acérées de l’action de Dieu à travers le pape sont en effet tranchantes …si le pape François agit ainsi c’est qu’il est au service de Dieu … le but du BonDieu n’a pas changé : la Rédemption des hommes.

    1. “si le pape François agit ainsi c’est qu’il est au service de Dieu …” dites-vous.
      Quand il déclare à Abu Dhabi, en contradiction flagrante avec la doctrine constante de l’Église: “« Le PLURALISME et les DIVERSITÉS DE RELIGION , de couleur, de sexe, de race et de langue sont UNE SAGE VOLONTÉ DIVINE, par laquelle Dieu a créé les êtres humains. », quand il vénère en la Basilique Saint-Pierre l’idole Pachamama, pensez-vous sérieusement qu’il fait la volonté de Dieu ?
      L’obéissance au pape passe après l’obéissance à Dieu et ne saurait se confondre avec la soumission musulmane, l’isam…

      1. Ceux qui sont loin, nous, chrétiens catholiques, nous sommes appelés à aller les chercher là où ils sont : loin. Vous pensez vraiment que le pape prie quelqu’un d’autre que Dieu ? Même si je ne suis pas en mesure de juger la prière de qui que ce soit, vue la vie spirituelle rayonnante du Pape François (ses tweet sont des invitations quotidiennes à la vie évangélique), cela me parait évident qu’il confie à la Vierge, à Dieu, chaque personne rencontrée, chaque groupe de personnes quelque soient leurs croyances, en effet…
        Alors oui je crois sincèrement que le Pape obéit à la Volonté de Dieu en nous nourrissant de la Parole de Dieu et en nous invitant à nous rassembler tous en Jésus, l’unique Pierre d’Angle de l’Église. C’est librement que le Père des Cieux souhaite que nous allions vers Lui (de notre annonciation jusqu’à notre pentecôte) … vous savez bien que le fait que nous soyons pêcheurs, dans l’erreur ou loin de Dieu, n’a jamais empêché Jésus d’agir … les exemples sont nombreux dans l’Évangile, et depuis Il continue … le pape est entré dans cette Charité en embrassant l’humanité de notre temps de la part de Dieu.
        Si nous nous obstinons dans notre attachement à la forme plutôt qu’au fondement de notre foi qui n’est rien d’autre que Jésus (notre unique Vie, notre unique Chemin et notre unique Vérité) …nous renonçons à aller de l’avant … vers notre pentecôte … ce serait tellement dommage !
        Oui nous serons envoyés comme des brebis au milieu des loups mais nous ne pouvons pas rester dans l’entre-soi … Acceptons de sortir de nos pâturages car l’Esprit Saint nous inspirera nécessairement pour accomplir la Volonté du Père… Depuis toutes ces années c’est ce que vit le pape François. il y a actuellement de nombreuses conversions même si elles sont encore cachées car oui Dieu continue d’agir, d’aimer à travers les pauvres pêcheurs que nous sommes. Ne soyons pas des contre-témoignages en nous inspirant maladroitement de ceux qui n’ont pas encore reçu la Foi ou qui croient tout savoir mieux que tout le monde….notre seul héritage est le Christ jusqu’à ce qu’Il soit Tout en tous.

    2. Comment peut-on soutenir que la voix de Dieu ait pu guider la main du pape pour abroger une œuvre de Benoit XVI ? Voilà qui dépasse l’entendement du chrétien de base que je suis. Nul doute que Fénelon a du passer par là.

      1. Il ne s’agit pas d’une personne qui supprime ce qu’une autre personne a fait. Benoît XVI et ses écrits ne sont pas le BonDieu … la plus grande œuvre de Benoit XVI c’est l’amour qu’il a mis dans l’accomplissement de la Volonté de Dieu ( comme vous et moi …et le pape François)

        Le pape François souhaite l’unité de l’Église a u t o u r d u C h r i s t, N’est ce pas Celui vers qui toutes nos prières montent ? N’est Il pas «  la Vie de notre vie » en son Eucharistie ? Le pape François, dans le souci d’une église humble et accueillante de la Volonté du Père des Cieux, souhaite que nous allions à l’Essentiel . Depuis qu’Il a posé ses yeux sur nous, Jésus souhaite que nous soyons des chrétiens de Foi, d’Espérance et de Charité qui accomplissions, nous aussi, la Volonté de Dieu.
        Alors oui, le Pape est inspiré par Dieu.
        Ne voyons nous pas à quel point, le pape François se bat corps et âme pour que nous nous tournions tous vers notre unique Sauveur ?! … Son agacement vis à vis de nous (quand nous nous nous attachons à quelqu’un ou quelque chose d’autre que le Chemin, la Vérité, la Vie) est légitime, cet agacement vient aussi de Dieu qui ne supporte pas que nous soyons séparés de Lui.
        Non le pape ne nous juge pas, il nous invite, en Jésus, à la suite de Pierre…et de Benoit XVI, à nous attacher uniquement à JésusChrist, l’unique Pierre d’Angle de la Sainte Église !
        (en cela la Justice de Dieu passe par le pape, et nous ferions bien de l’écouter…)

        1. Bonjour vous êtes complètement à côté de la plaque , le concile Vatican II n’est pas seulement une question de rite mais va aussi en direction d’œcuménisme puis aussi de partage avec des courants d’ouverture d’esprit, la messe dite de Paul VI est extra conciliaire donc faussement dite du concile le seul missel qui aurait pu être retenu celui de 1965 avant l’apparition de celui de 1969 qui n’aurait eu de traduction reconnue officielle qu’ en 1974 et ne formule pas de formalité sur la position du prêtre durant la messe versus populom ou orienté vers le Christ , il est bien évident que la messe actuelle est non universelle donc pas œcuméniques , il faut aussi dire que la forme tridentine n’ excluait pas les rites des communautés monastiques et des formes orientales en afirmant que le seul rite est le post conciliaire c’est dire que les autres sont interdits ? c’est un chisme venu de Rome qui nous vient ou de Satan lui même

          1. Oui je suis à côté de votre plaque…. Je vous parle d’Évangile à vivre en Esprit et en Vérité au quotidien, je vous parle de l’unique Pierre d’angle de l’Église Universelle notre Seigneur, je vous parle de la rédemption de l’humanité par le sacrifice de Jésus ….tête de la Sainte Église.

            Le démon cherche à nous séparer de Dieu, c’est complètement absurde d’insulter le Pape François ainsi !

            Ce pape n’a de cesse de nous encourager à vivre l’Évangile en Esprit et en Vérité ! Ce pape prie pour nous s’en remet à notre prière ! Ce pape cherche l’unité de l’Église qui est notre Rédempteur Lui-même !
            Ce pape s’efforce d’accomplir la Volonté de Dieu et réfléchit avec cœur, il a une vision intérieure, sans jugement, pleine de tendresse pour les plus pauvres d’entre nous…. Ça ne vous rappelle pas qu’elqu’un ? … : Jésus.

  6. Cher Jean-Pierre, tu termines ton excellent article par “sans amertume ni révolte…” . C’est certainement vrai pour toi, mais je t’assures que ça ne l’et pas pour moi!… C’est avec amertume et colère que je reçois cette information! .. Quand je considère la brutalité des propos du Saint Père en comparaison de tous les espoirs et souffrances acceptées par des milliers de catholiques qui ont voulus rester dans l’Eglise!… J’ai la nausée! Comment expliquer à nos frères restés fidèles à Mgr Lefevre qu’ils ont eu tord?! J’ai l’impression que Pierre est en train de couler mais ne crie pas Seigneur!
    Prions pour François! Et continuons notre route!

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