Jean-Pierre Maugendre nous présente l’ouvrage de Robert de Mattei sur la cardinal Merry Del Val, grand prince de l’Église, qui vit quatre papes se succéder.
Le professeur Roberto de Mattei, historien renommé de l’Église, nous offre la première biographie scientifique du cardinal Merry del Val, fondée sur des sources d’archives et accompagnée de documents inédits.
Cette figure extraordinaire de l’Église a été au cœur des événements ecclésiastiques de son époque, de Léon XIII à Pie XI.

3 réponses
Après avoir été secrétaire d’Etat de St Pie X, il a été nommé secrétaire du Saint Office. Il a donc été le cardinal chargé de défendre la foi contre l’hérésie. Il a toujours été fermement opposé au modernisme (égout collecteur de toutes les hérésies) et l’a combattu avec force aussi bien comme secrétaire d’Etat que comme cardinal secrétaire du Saint Office.
Le cardinal Merry Del Val a condamné 60 ans à l’avance le concile Vatican II, concile qui a entériné ce que les papes avaient toujours condamné auparavant.
Et maintenant nous avons cet abominable cardinal Fernandez, cardinal ouvertement hérétique, ennemi de la foi catholique, ennemi de la Sainte Vierge, cardinal qui fait l’apologie de la débauche, qui prône la bénédiction du péché impur contre nature et de l’adultère.
Cardinal Merry Del Val priez nous afin que nous soyons délivrés des modernistes qui détruisent la foi catholique depuis Vatican II.
A l’attention de TD : Il est certain que, d’une manière à la fois anticipée et indirecte, dès les années 1920, au moins trois encycliques de Pie XI ont été rédigées aux antipodes de la future mentalité conciliaire : Studiorum ducem (1923) s’en prend ainsi à l’anti-thomisme caractéristique de cette mentalité, Quas primas (1925) s’oppose, dès le milieu des années 1920, à l’intégralisme de Maritain et au personnalisme de Mounier, et Mortalium animos s’en prend, dès la fin des années 1920, au dialogue interconfessionnel oecuméniste et au dialogue interreligieux unanimiste (post-)conciliaires. C’était au temps où les papes n’étaient pas encore des accompagnateurs pastoraux de la sacro-sainte évolution des mentalités.
Et un élargissement de la problématique permet d’écrire que, de 1789 à 1958, les papes ont toujours condamné ou n’ont jamais approuvé l’équivalent de ce qu’il y a de plus propice à l’hétérodoxie, à l’imprécision et à l’imprudence, dans les enseignements du Concile, notamment et surtout dans Dignitatis humanae, Gaudium et spes, Nostra aetate et Unitatis redintegratio.
A partir de là, il est possible de s’interroger ainsi :
– un anti-moderniste qui dispose d’un optimum de connaissances en histoire de la philosophie, en histoire de la théologie, sur le Magistère pontifical, sur les fondements, le contenu et les débouchés du modernisme de l’avant première guerre mondiale et du néo-modernisme de l’entre deux guerres mondiales, a bien conscience du fait qu’il est anti-moderniste,
mais
– les modernistes, eux, et surtout leurs continuateurs conciliaires puis post-conciliaires, ont-ils toujours bien conscience du fait qu’ils sont philo-modernistes ? Il est permis d’en douter, puisque le modernisme et ses suites constituent la seule atmosphère intellectuelle qu’ils connaissent !
Et c’est ici, probablement, que se situe l’une des raisons pour lesquelles la « crise de l’Eglise », ou plutôt, il convient de le dire, la mutation de l’Eglise, a « de l’avenir plein les poches », puisque nous sommes en présence de clercs et de laïcs qui croient réellement et sincèrement, entre autres convictions premières, que l’accélération et l’amplification du contournement des fondamentaux du catholicisme et du dépassement des enseignements de l’Eglise antérieurs au Concile constituent le seul positionnement légitime : conciliaire, assisien, inclusif et synodal !
Aussi faudrait-il pouvoir commencer par le commencement, et préciser ou rappeler
– à cause de quels auteurs et de quelles idées, qui ont commencé à rayonner dès le début de l’entre deux guerres mondiales, ce contournement des fondamentaux du catholicisme et ce dépassement des enseignements de l’Eglise antérieurs à Jean XXIII sont considérés comme l’ADN de l’Eglise ou comme l’oxygène respirable par les fidèles,
– en quoi ces auteurs et ces idées sont situés à l’opposé de la conception pontificale ante-conciliaire et anti-moderniste, car, notamment, thomiste et tridentine, de la foi catholique, de la liturgie romaine, de la morale chrétienne et des sacrements de l’Eglise.
Pour un philosophe ou un théologien catholique partisan et promoteur de la déconstruction à l’égard des prénotions et de la libération vis-à-vis des préjugés, au sein-même de la foi catholique et de la morale chrétienne, c’est, par exemple, une philosophie d’inspiration chrétienne ou une théologie catholique démesurément ou indéfiniment « hospitalière » ad extra qui va de soi, et qui est légitime par des moyens et pour des raisons intrinsèques. Or, dans l’absolu, aucune attitude philosophico-théologique ou aucune attitude doctrinalo-pastorale ne va, a priori, absolument de soi.
Il faudrait donc pouvoir préciser par quels moyens et pour quelles raisons, à caractère programmatique et aussi d’ordre psychologique, autant de clercs en sont manifestement arrivés à considérer qu’il est légitime, normal, pas du tout problématique, tout à fait réitérable, que des papes expriment ce qu’ils expriment et omettent ce qu’ils omettent, dans le cadre du dialogue interconfessionnel, du dialogue interconvictionnel, du dialogue interreligieux et du partenariat entre l’Eglise catholique inspirée par le Concile et une grande partie de l’esprit du monde de ce temps.
Or, un pape post-conciliaire n’a pas plus « raison » que l’un ou l’autre de ses prédécesseurs conciliaires ou post-conciliaires, sous prétexte que c’est un pape et sous prétexte qu’il persévère dans la bienveillance sans vigilance et dans la complaisance ou la connivence, dite pastorale, en direction de l’extérieur de l’Eglise, exactement comme si cette attitude allait de soi, ou était dépourvue de carences ou de limites, ou était pure et parfaite.
Mais, parmi les partisans et les promoteurs de la nouvelle conception conciliaire, disruptive, de la communion et du renouveau à l’intérieur de l’Eglise et du dialogue et de l’unité avec l’extérieur de l’Eglise, qui veut bien reconnaître que deux papes, Jean XXIII et Paul VI, ont pris leurs désirs pour des réalités, et que leurs successeurs ont préféré continuer dans la même direction, au lieu de reconnaître que ces deux papes avaient « rêvé » ?
Merci Jean-Pierre ! Et merci aux éditions Contretemps d’avoir publié cette magnifique biographie d’un grand prélat catholique, prince de l’Église, proche et fidèle collaborateur du pape saint Pie X. Excellente lecture pour l’été ! Excellente lecture pour se former ! Excellente lecture… tout court ! Et qui permet de comprendre la situation (dramatique mais jamais désespérée) dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.