Prière pour le « Synode sur la Synodalité » – septembre 2023

Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu et Sauveur, vous êtes la Tête de l’Église, votre Épouse immaculée et votre Corps mystique. Regardez avec miséricorde la profonde détresse à laquelle notre Sainte Mère l’Église est soumise. La confusion doctrinale, l’abomination morale et les abus liturgiques ont atteint de nos jours leur paroxysme inouï. « Les nations ont envahi ton héritage, elles ont profané ton saint temple, elles ont fait de Jérusalem un monceau de pierres. » (Ps 79, 1). Des hommes d´Église qui ont perdu la vraie Foi, et qui sont devenus les promoteurs d’un programme mondain et mondialiste, ont l’intention de changer vos vérités et vos commandements, la constitution divine de l’Église et la tradition apostolique.

Ô Seigneur, d’un cœur humble et contrit, nous vous supplions : empêchez les ennemis de l’Église de se réjouir d’une victoire sur l’Église catholique authentique par l´imposition d´une contrefaçon d’église, déguisée en « synodalité ». Ô Seigneur, réveillez votre puissance et venez en aide à votre Église avec votre force toute-puissante. Car là où le péché et l’apostasie abondent dans l’Église, votre grâce victorieuse surabondera davantage.

Nous croyons fermement que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre votre Église. À cette heure où notre bien-aimée Sainte Mère l’Église subit son Golgotha, nous promettons de rester avec elle. Acceptez gracieusement nos souffrances intérieures et extérieures, que nous offrons humblement en union avec le Cœur Immaculé de Marie, Mère de l’Église, en réparation de nos propres péchés et des péchés de sacrilège et d’apostasie au sein de l’Église.

Ô Seigneur, envoyez vos saints Anges sous le commandement de saint Michel Archange, pour apporter votre lumière céleste au Pape et aux participants au Synode, et pour contrecarrer les plans de vos ennemis au sein de l’assemblée synodale. Ô Seigneur, regardez avec miséricorde les petits de l’Église, regardez les âmes cachées qui se sacrifient pour l’Église, regardez toutes les larmes, soupirs et supplications des vrais enfants de l’Église, et par les mérites du Cœur Immaculé de votre très Sainte Mère, levez-vous, Seigneur, et, par votre intervention, accordez à votre Église de saints pasteurs qui, imitant votre exemple, donneront leur vie pour vous et pour vos brebis.

Ô Seigneur, nous vous en supplions : par la Bienheureuse Vierge Marie, accordez-nous un saint Pape, zélé à propager et à défendre la Foi catholique, nous vous en supplions, accordez-le ! Par la Bienheureuse Vierge Marie, accordez-nous des évêques saints et intrépides, nous vous en supplions, accordez-le ! Par la Bienheureuse Vierge Marie, accordez-nous de saints prêtres, qui soient des hommes de Dieu, nous vous en supplions, accordez-le ! En vous, Seigneur, nous espérons, nous ne serons pas confondus à jamais. À vous, Seigneur Jésus-Christ, tout honneur et toute gloire dans votre Sainte Église.  Vous vivez et régnez avec le Père dans l’unité du Saint-Esprit : Dieu, pour les siècles des siècles. Ainsi-soit-il.

29 septembre 2023

+ Athanasius Schneider, évêque d’Astana

Partagez cet article pour faire connaître Renaissance catholique

Cet article vous plaît ?

Abonnez-vous dès maintenant à notre lettre d’information et recevez en priorité nos derniers articles, ainsi que des promotions sur notre boutique et des invitations à des évènements. 

Nos articles les plus lus

Soutenir Renaissance Catholique

3 réponses

  1. Peut-être certains n’ont-ils pas pleinement conscience du contenu de l’autre composante du « grand remplacement » ou de la « grande transformation » du christianisme catholique à laquelle nous avons commencé à être confrontés à partir du milieu de l’entre deux guerres mondiales, et à laquelle nous avons continué à être confrontés, à partir de 1945, puis, davantage, à partir de 1959, jusqu’à aujourd’hui.

    En effet, cette grande transformation fonctionne non seulement à l’apostasie, à la répudiation ad intra de la composante scolastique et de la composante tridentine de la Tradition chrétienne, mais aussi à l’escroquerie, à la pactisation ad extra, avec une très grande partie des conceptions et des conduites, ou des concepts et des valeurs, ou encore des croyances et des pratiques qui ne sont pas catholiques ni même chrétiennes.

    Ici, on est bien obligé de pointer du doigt et de s’interroger sur le parti pris de bienveillance systématique dont bénéficient les confessions chrétiennes non catholiques, les religions non chrétiennes, les conceptions dominantes, mais agnostiques sinon athées, de l’homme et du monde contemporains, ainsi que bien des courants de pensée et d’action contemporains, de la part de bon nombre de théologiens et d’évêques catholiques. L’Eglise catholique a-t-elle vocation à être non seulement à l’écoute, mais aussi à l’école de l’esprit du moment et du monde présents ?

    L’escroquerie qui complète l’apostasie déjà explicitée, au contact de la prière de Mgr Schneider, va jusqu’à faire croire ou laisser entendre que tout catholique qui ne recourt pas à ce parti pris de bienveillance systématique a un point de vue dépassé par l’évolution des mentalités (inerrante ou infaillible ?) et déficient en charité chrétienne à l’égard des personnes non catholiques, ou en « discernement évangélique dans la miséricorde et dans l’ouverture sur les périphéries ». Or, entre la bienveillance systématique et la malveillance systématique, il y a la vigilance, vraiment évangélique.

    L’escroquerie ad extra, ou la dynamique de pactisation à outrance, jusqu’à l’absurde, peut conduire jusqu’au grand remplacement, ou jusqu’à la grande transformation de la religion de Jésus-Christ, en tant que religion de la Foi, de l’Espérance et de la Charité surnaturelles et théologales, ou en tant que religion de la Trinité, de l’Incarnation et de la Rédemption, en une religion de l’Avenir, du Dialogue, de l’Inclusion, du Renouveau et de l’Unité.

    Chacun devrait pouvoir y réfléchir, et en tirer les conclusions qui s’imposent, sur ce qui est fragilisé voire dénaturé sous nos yeux, encore plus depuis 2012-2013 que depuis 1962-1963, sous couvert d’adaptation du regard et du discours, en vue d’une plus grande fécondité pastorale.

  2. Bravo et merci, d’autant plus qu’il s’agit bien d’une véritable apostasie,
    – qui a d’abord été ante-conciliaire, philosophique et théologique, notamment au préjudice de la poursuite de la réception du thomisme,
    – qui a ensuite été post-conciliaire, doctrinale, liturgique, pastorale et spirituelle, notamment au préjudice de la poursuite de la réception duagistère pontifical produit de Léon XIII à Pie XII,
    la « décennie Vatican II » (1959-1968) ayant permis et produit le passage de la première à la deuxième de ces apostasies.

    Pour aller vite et pour faire court, il est possible de dire ceci : une anthropologie personnaliste (cf., notamment, Mounier) , une ecclésiologie oecuméniste (cf., notamment, Congar), une pneumatologie inclusiviste (cf., notamment, Rahner), une politologie intégraliste (cf., notamment, Maritain), une épistémologie historicisante (Chenu) et une bio-cosmologie évolutionniste (Teilhard) ont commencé à s’imposer, à partir des années 1930, puis ont continué à le faire, officiellement,
    – non seulement au moment et au moyen du Concile, avant tout en ce qui concerne quatre des six ingrédients rappelés ci-dessus, d’où, respectivement, Dignitatis humanae, Unitatis redintegratio, Nostra aetate et Gaudium et Spes,
    – mais aussi en aval du Concile, surtout pour ce qui a trait aux mêmes quatre ingrédients, au moins jusqu’à la fin du pontificat de Benoît XVI.

    Ce rappel est excessivement schématique, mais se veut le plus concis et précis possible, et il permet de comprendre quelle demi-douzaine d’axes d’inspiration et d’orientation a contribué directement à la double apostasie dont il est question ici, et favorisé indirectement l’aggravation de la situation depuis le début du pontificat de François.

    Est-il possible de prendre appui sur le personnalisme, sur l’oecuménisme, sur l’inclusivisme et sur l’intégralisme, pour pouvoir maintenir l’Eglise et les fidèles catholiques en mesure de résister, respectivement, au subjectivisme en matière religieuse, au confusionnisme inter-confessionnel, au relativisme interreligieux et à l’immanentisme ? Même si c’est possible en théorie, force est de constater que ce n’est pas possible, en pratique, et que ça ne l’est pas depuis Vatican II. Et la tentative « conciliaire conservatrice » d’assagissement de la dynamique conciliaire s’est avérée un échec.

    Par ailleurs, depuis Francois, les deux apostasies antérieures à son élection, et même à la nomination du futur François en tant qu’évêque, ne suffisent manifestement pas à bien des hommes d’Eglise, qui font ce qu’ils font et défont ce qu’ils défont comme s’ils voulaient une Eglise catholique de plus en plus comparable à la Communion anglicane, sur le plan institutionnel, et comme s’ils voulaient un christianisme catholique de plus en plus comparable à un panchristisme postmoderne, aboudhabien, abrahamiste, amazonien, écologiste, sur le plan intellectuel.

    Si ces hommes d’Eglise l’emportent, à la faveur du processus synodal, le risque est que la mutation qu’ils imposent soit absolument irréversible.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *