L’obéissance en question

Jean-Pierre Maugendre – Editions Via Romana, 2025, 80 pages – 9€
« Le sujet est vaste et les études savantes sont nombreuses. Pourquoi ajouter un petit opuscule de 70 pages ? Tout d’abord, il est agréable à lire car l’auteur est un orateur rompu aux joutes verbales. Mais puisque c’est un écrit, l’argumentation bénéficie d’une profonde réflexion et d’une expérience personnelle de combat doctrinal et pratique. Tout est abordé simplement et efficacement. La pertinence de ces citations et les exemples historiques passés et présents rendent l’étude riche et vivante. »
Abbé Marc Guelfucci, L’Homme Nouveau n° 1834 du 14 juin 2025
« Jean-Pierre Maugendre aborde là un thème important dans le contexte ecclésial actuel. Il propose sur ce thème une approche doctrinale et historique bien faite, claire et concise, qui replace bien l’obéissance dans l’échelle des vertus, rappelant que l’obéissance est due à l’autorité qui tire sa légitimité de sa faculté à servir le bien commun. Rien à redire, l’auteur connaît ses classiques. »
Christophe Geffroy, La Nef n° 382 juillet-août 2025
Vatican II : L’histoire qu’il fallait écrire
Roberto de Mattei, Éditions Contretemps, 688 pages, 28€
« Le travail est dantesque, avant tout un travail d’historien et pas d’idéologue, un travail sur les hommes et pas seulement sur les idées. Il y a plusieurs livres dans ce livre. Comme le Concile a été une somme progressiste, ce livre […] est une somme traditionnelle qui mesure précisément l’évolution des idées et des hommes dans l’Église catholique au cours des années 60 et 70. »
Abbé Guillaume de Tanoüarn, Monde &Vie, 30 mai 2025
« Pour toute personne qui s’intéresse à l’histoire récente de l’Église, dont Vatican II est évidemment un élément tout à fait essentiel, la lecture de ce livre est tout simplement passionnante. Revoir de façon précise le déroulement de cet événement extraordinaire, et à de multiples égards atypique, que fut le Concile, permet de remettre ne perspective toute notre époque sur le plan religieux et, en conséquence, sur le plan culturel, voire politique. De nombreux faits oubliés, inconnus, ressurgissent et éclairent puissamment la situation actuelle de l’Église et de la société. Comme le dit justement le sous-titre, c’était bien « une histoire qu’il fallait écrire » ».

Lettre à nos frères prêtres, juin 2025
« Les sources de première main sont abondantes. Il revient à l’historien d’observer les faits, d’en analyser l’enchaînement logique mais aussi de discerner les enjeux théologiques des différentes thèses en présence. Le Professeur de Mattei a fait le choix de suivre l’enchainement chronologique des faits, qui seul permet de comprendre la succession des événements et leurs logiques. […] De très nombreuses notes et un index des noms cités contribuent à faire de ce travail, à ce jour, l’ouvrage historique de référence, indispensable complément des débats théologiques toujours en cours. »
Abbé Lorans, La Porte Latine, 6 juin 2025
« Un livre qui « repose sur une bonne connaissance de la bibliographie et de l’exploitation de sources inédites », estimait le professeur Christian Sorel, spécialiste du catholicisme contemporain et auteur lui-même ou directeur de trois ouvrages consacrés à Vatican II.
Ajoutons que Roberto de Mattei a eu le grand mérite d’explorer et d’utiliser les Acta et Documenta et les Acta Synodalia du Concile, dont la publication par le Saint-Siège a commencé dès 1960 et s’est poursuivie pendant près de quarante ans. »
Yves Chiron, Aletheia, lettre d’informations religieuses n°356
Fuyez l’hérésie
Monseigneur Athanasius Schneider, Éditions Contretemps, 256 pages, 20€
« Ce nouveau livre […] permettra aux catholiques de discerner la lumière de la vraie foi et les ténèbres du modernisme ambiant. Fuyez l’hérésie se présente donc comme un répertoire facile à consulter pour trouver rapidement une définition concise et claire de toutes les hérésies majeures auxquelles l’Église a été confrontée. Grâce à ce livre, les fidèles seront à même de reconnaître les erreurs doctrinales et ainsi de les éviter, en, suivant l’exhortation de saint Ignace d’Antioche, Père de l’Église, qui dit : « Fuyez ces hérésies impies, car elles sont des inventions du diable » ».
Karen Darantière, Paix liturgique, 9 avril 2025
« (C’est) un guide catholique contre les hérésies, et spécialement contre une forme de néo-modernisme qui s’est infiltrée dans l’Eglise, est tout à fait opportun aujourd’hui. Comme le dit Mgr Schneider : « De nos jours, l’Eglise traverse une crise où toute personne intellectuellement honnête peut connaître une anarchie doctrinale, morale et liturgique presque totale : situation que l’on peut qualifier de réservoir d’hérésies, de contradictions, de sophismes et d’acrobaties mentales… […] Un excellent exemple en est le document Fiducia Supplicans, qui autorise la bénédiction des couples adultères et sodomites qui cohabitent dans une union publique et objectivement pécheresse. Et, dans tout cela, des responsables du Saint-Siège essaient de faire croire que, malgré l’expression « bénédiction d’un couple », on ne bénit pas une relation, mais les deux personnes qui constituent ce couple, défiant ainsi la logique, outrageant la raison et trompant toute l’Église et le monde» ».
Karen Darantière, Le Salon beige, 10 avril 2025

« Il est important de montrer aux gens que les hérésies ont existé dans l’Église à tout moment, et pas seulement aujourd’hui. Cela nous fait aussi prendre conscience de la vérité sur la réalité de l’Église, que l’Église est comme un champ dans lequel sont le blé et l’ivraie, comme le dit Notre Seigneur dans l’Évangile […] Le livre s’adresse aux fidèles qui aiment la foi catholique et souhaitent mieux la connaître. Le livre peut aussi être une aide pour ceux qui ont des doutes sur les vérités divines ».
Entretien avec Mgr Athanasius Schneider, Évêque auxiliaire d’Astana, L’Homme Nouveau n°1833 du 31 mai 2025
« Imagine-t-on un médecin ou un ministre de la Santé promouvoir la santé, tout en refusant d’avertir sur les dangers des maladies ? Cela ne veut pas dire qu’il faille revenir par exemple au temps de l’Inquisition, qui a été très sévère. Nous pouvons condamner l’erreur sans pour autant renoncer à être patient, de manière claire et systématique, comme un bon père qui aime ses enfants et les avertit des dangers. C’est pourquoi l’Église doit non seulement parler des erreurs et les condamner, mais également déclarer anathèmes ceux qui les professent ».
Entretien avec Mgr Athanasius Schneider, France Catholique n°3909, 4 juillet 2025