Pour comprendre le pontificat du pape François

Il y a tout juste dix ans, le 13 mars 2013, le cardinal Bergoglio devenait le 266e successeur de Pierre. Pour beaucoup d’observateurs, catholiques ou non, le pape François est une énigme. Doué d’une forte personnalité, il mène l’Église d’une main de fer, tout en faisant l’éloge de la synodalité. Incontestablement, son dessein est de tracer une nouvelle route afin d’adapter l’Église d’aujourd’hui au monde de demain. Certaines de ses initiatives déroutent, d’autres posent des questions de fond. Tous s’interrogent : Qui est, en réalité, l’ancien archevêque de Buenos Aires ? Quel est son projet ?

Né en 1936, le pape François est, comme tout homme, le fruit d’une histoire incarnée dans une nation, en l’occurrence l’Argentine ; il a subi les influences intellectuelles des maîtres qui l’ont formé dans sa jeunesse et qui l’ont accompagné dans sa carrière dans la Compagnie de Jésus.

Spécialiste de l’Amérique latine, envoyé spécial du Figaro-Magazine sur ce continent à plusieurs reprises, Jean-Pierre Moreau a rencontré de nombreuses figures de la théologie de la libération qui ont marqué la pensée et la « praxis » du pape François.

Trois influences majeures se dessinent :

Tout d’abord la « théologie du peuple », variante argentine de la « théologie de la libération » qui promeut le « peuple de Dieu » comme « lieu théologique » et donc source de connaissance de la Révélation.

Puis le péronisme, mélange subtil de pragmatisme opportuniste et d’idéologie « populiste », le général Perón ayant joué un rôle majeur dans la vie politique argentine des années 1940 jusqu’à son décès en 1974.

Enfin les nouvelles orientations données à la Compagnie de Jésus par le P. Pedro Arrupe, le « pape noir », supérieur général de la Compagnie de 1965 à 1981.

La force du livre de Jean-Pierre Moreau est dans sa documentation vérifiable, solide et convaincante. Il permet de comprendre les lignes directrices de la pensée du pape et de ses actions. Elles s’avèrent, en fait, d’une grande continuité.

Un livre indispensable pour mieux appréhender les ressorts d’un pontificat qui marquera l’histoire de l’Église.

Vous pouvez vous procurer le livre de Jean-Pierre Moreau en cliquant sur l’image ci-dessous :

Pape François

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14 réponses

  1. Je pense qu’il y a deux papes François .

    Celui que nous respectons et remercions , celui qui nous confirme dans notre foi, par ses homélies, son ministère religieux , sa volonté de simplification de vie, son refus de la richesse si elle est source de pouvoir ou d’ oppression, son amour des pauvres… Nous l’ aimons en son intelligence , son esprit encore vif et bien construit , grâce à sa longue formation de Jésuite.

    Mais il y a un autre pape François, latino de naissance, méconnaissant la culture européenne, et spécialement française, celle-ci étant il est vrai, un peu fracassée, raison de plus pour la secourir, qui se risquant à parler politique et donnant des ordres à -tout -va, se retrouve vu comme intransigeant dans des domaines qui ne sont pas les siens, et où il trie et révoque qui veut avec un autoritarisme stupéfiant , et catastrophique en France.

    1. La France a une expérience millénaire de la vie en Christ et si elle a fait mauvais usage de ses privilèges de dépositaire de la Grâce Divine, fille aînée de l’Église, elle doit retrouver son intimité avec le Seigneur et c’est ce qu’elle fait, notamment avec toutes ces initiatives de prière… les Rosaires se multiplient pour la Paix, pour la France, pour l’humanité… les conversions aussi, même si elles restent encore cachées, se multiplient. C’est ainsi que Dieu sauve la France. Dans la mesure où nous persévérons dans la confiance en Dieu, nous sommes sous la protection de nombreux saints dans notre beau Pays. Ne soyons pas comme le frère ainé du « Fils prodigue » à râler du manque d’attention du Père alors que nous avons déjà chez nous les moyens d’accomplir la Volonté du Père. Le pape s’occupe des brebis perdues, persévérons dans la prière ; en tant que fille aînée nous sommes un exemple pour le monde, c’est une réalité, incarnons encore et toujours la vie Évangélique, soyons ces petites lumières qui éclairent ce monde de ténèbres en vivant la vie fraternelle avec ceux que nous rencontrons (sans choisir), c’est ainsi que nous préparons La Rencontre… Souvenons-nous que nous serons jugés sur l’amour que nous aurons eu entre nous .. nous serons jugés ni sur notre compréhension, ni sur nos opinions ni même sur notre religion… Persévérons dans la foi, l’espérance et la charité ! C’est ce que le Pape François nous invite à vivre.

  2. Un peu comme Marie-Françoise Saillard, j’ai souvent l’impression qu’il n’aime pas la France, mais j’ajouterais seulement ni Paris.
    Je crois qu’il l’a bien prouvé en profitant de la cabale contre le remarquable et regretté Mgr Aupetit pour le virer sans le recevoir – alors qu’il n’avait pas manqué, au contraire et justement, de recevoir recevoir – et durant une demi-heure -Laurent Stefanini, le diplomate homosexuel et surtout partisan du mariage pour tous que « Normal Ier » voulait lui imposer comme ambassadeur, avant de le refuser définitivement !
    C’est tout.
    Le Ciel vous tienne en joie!

    1. « Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »
      Matthieu 9, 10-14 ( Marc 2, 16-17 ou Matthieu 11 ou encore lire la lettre de saint Paul aux Romains chapitre 2 ? …)

      Peut-être que le Pape François ne connaît pas la France… mais peut-être aussi qu’il attend beaucoup d’elle ? … qu’il attend beaucoup de nous, en tant que fille aînée de l’Église ? …

    2. – A l’attention de Jean-Pierre Maugendre –

      J’ai lu le livre de Jean-Pierre Moreau sur la conquête du pouvoir, intellectuel et institutionnel, dans l’Eglise catholique, par François et par les siens.

      Ce livre est absolument indispensable à la compréhension du bergoglionisme qui sévit depuis 20 à 40 ans avant l’élection de François en 2013…

      Grâce au livre de Jean-Pierre Moreau, les catholiques comprendront les origines du positionnement bergoglien, face à l’écolo-gauchisme, face à l’égalitarisme interreligieux, face à l’homosexualisme et face à l’immigrationnisme. François fait de la politique comme bien des clercs d’Amérique latine, qui ont eu besoin de devoir attendre Gaudium et Spes puis Populorum progressio pour pouvoir accélérer et amplifier leur immanentisme.

      Si seulement 10 % de ce qu’écrit Jean-Pierre Moreau étaient vrais, cela voudrait dire que des crapules ou des fripouilles dirigent l’Eglise catholique, en Amérique latine, au moins depuis la fin des années 1950. Or, c’est 100 % de ce qu’écrit Jean-Pierre Moreau qui sont vrais, et non 10 %…

      D’autre part, on est vraiment en droit de se dire que Jean-Paul II et Benoît XVI ont eu grandement et gravement eu tort de ne pas lutter avec beaucoup plus d’énergie et fermété contre telle ou telle composante de la théologie de la libération, dont la théologie du peuple, entre 1979 et 2012. Il suffirait pourtant de montrer aux catholiques européens et nord-européens le contenu et les débouchés de cette théologie, pour que les yeux s’ouvrent enfin, le périphérisme et le synodalisme étant deux conséquences indirectes, absolument pas négligeables, de l’influence de la théologie du peuple.

  3. Non, non, non ! Je vais encore contester ce que vous prétendez incontestable ! Non le dessein du Pape François n’est pas « de tracer une nouvelle route afin d’adapter l’Église d’aujourd’hui au monde de demain. » ! Il s’agit toujours du même Chemin : le Christ Jésus ! et le Pape François, contrairement à ce que vous dites, chers Jean-Pierre (s), invite l’humanité à se réconcilier avec Dieu en nous nourrissant chaque jour de la Parole de Dieu et en nous invitant à accomplir la Volonté du Père !… en nous invitant à vivre l’Évangile en esprit et en vérité !.. en nous invitant à prier ! En se souciant des plus démunis, en aimant même ceux qui veulent du mal ! Et si vous trouvez le monde si moche ce n’est pas à cause de lui mais parce qu’il y a très peu de personnes qui se soucient, comme lui d’accomplir la Volonté du Père. Si la Vérité des cœurs est dévoilée durant son pontificat si les intentions cachées sont révélées, nous pouvons donc discerner ! C’est nous lÉglise : rappelon-nous que le Christ demeure -la tête de l’Église- ça se pourrait bien que le Christ en ait décidé ainsi… Aimons de l’Amour même de Dieu et nous comprendrons le Pape François.

  4. C’est unpape qui nous « déboussole » au lieu d’être un guide comme l’étaient Jean-Paul II et Benoît XVI.

    1. Lisez ses publications quotidiennes ( retranscrites sur de nombreux sites catholiques) non seulement le Pape nous guide mais il nourrit aussi notre foi, notre espérance et notre charité.

  5. Je suis déroutée par le Pape François ! J’ai souvent l’impression qu’il n’aime ni la France ni les Chrétiens !
    Autant j’ai aimé le Pape Benoît 16 , autant j’ai même songé à quitter l’Eglise Catholique à cause des paroles et des actes du Pape François !

    1. Un petit exemple pour vous « Le chemin de la pauvreté et du manque (le jeûne), le regard et les gestes d’amour vers l’homme blessé (l’aumône), et le dialogue filial avec le Père (la prière), nous permettent d’incarner une foi sincère, une vivante espérance et une charité active. #Carême»

      La ressemblance avec Jésus, voilà ce à quoi nous sommes appelés et voilà ce que le Pape nous invite à vivre en Esprit et en Vérité.

      1. OUI ! mais pas un mot sur l’avortement, l’euthanasie, l’idéologiedu genre. Pas un encouragement pour les chrétiens persécutés. Pas de sympathie pour la France dont il dénie le titre de « Fille aînée de l’Eglise ».

        1. Oui Barbara, toutes ces horreurs commises et légalisées sont des péchés Mais que fait Jésus face au péché ? Face à la femme adultère …face à ceux qui s’apprêtent à la tuer ? … Jésus baisse la tête, reste silencieux… :

          « Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. » (Jean 8, 6b-9)

          Et si nous lisons ce qui précède :

          « Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser.  » (Jean 8, 2b-6a). …. Ne voyons nous pas une similitude entre l’attitude de Jésus et l’attitude du Pape ?

          Je vois actuellement « la fille aînée de l’Église » comme cette femme adultère….Nous sommes là, au milieu, observés de toutes parts, ayant reconnu nos péchés… attendant le verdict … résignés à mourir… et bientôt, presque surpris, nous verrons le Seigneur se redresser ( peut-être à travers le Pape François) , sortir de son silence et s’adresser à nous comme Jésus l’a fait autrefois avec cette femme :

          « Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. » »(Jean 8, 10-11)

          Incarnons la Parole de Dieu, chacun, chacune selon notre appel, selon la Volonté du Père.

          « De nouveau, Jésus leur parla : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » »(Jean 8, 12)

        2. Les chrétiens persécutés trouvent leur force en Christ, leur unique Sauveur, eux, ils le savent. Personne, pas même le pape, ne se met entre nous et le Christ en croix quand nous sommes persécutés pour notre foi. ( les encouragements à l’égard des chrétiens persécutés seraient -un manque de foi- en l’Action du Père pour ses enfants bien aimés !)

          1. C’est pour cela qu’il nous réveille, qu’il fait appel à nous ! … à notre prière ! Lorsque des chrétiens sont persécutés, martyrisés pour leur foi, il ne s’appuie pas sur son pouvoir mais uniquement sur le Christ, et c’est cela qu’il fait lorsqu’il nous invite, qu’il invite les membres de l’Église à faire Corps avec le Christ … pour que Jésus sauve !

            Alors, des encouragements qui consisteraient à dénoncer les méchants, non, il n’en fait pas. Comme Jésus qui s’est tu devant ses accusateurs et ceux qui le persécutaient, le pape se tait devant les accusateurs et les persécuteurs du corps de l’Église.

            Apparemment c’est dur de comprendre à l’heure actuelle quelqu’un qui s’efforce d’avoir pour « égo » l’Église, Corps du Christ ?!

            Ce Pape nous invite à cheminer… sur l’Unique Chemin : Jésus.

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