
Pourquoi publier, en 2024, un Credo, compendium de la foi catholique sous forme de 2500 questions et réponses ?
Ce n’est pas moi qui ai été à l’initiative de la publication, à notre époque, d’un catéchisme ou Compendium de la foi catholique. J’ai simplement répondu à la demande d’un père de famille nombreuse. J’ai accédé à cette demande et l’ai vue comme un signe de la Divine Providence pour aider, avant tout, les familles catholiques et la jeunesse dans la détresse, en raison de la grande confusion doctrinale et morale contemporaine.
Qu’apporte ce catéchisme par rapport au catéchisme de saint Pie X ou à celui de l’Église catholique ?
Le nouveau Catéchisme de l’Église catholique a été publié il y a plus de trente ans et le Catéchisme de saint Pie X il y a plus de cent ans. Le nouveau Catéchisme de l’Église catholique est rédigé sous la forme d’un traité théologique et, par endroits, dans une sorte de style académique. Entre-temps, plusieurs nouveaux thèmes d’actualité sont apparus qui ne sont pas pris en compte dans ce nouveau Catéchisme de l’Église catholique, comme l’idéologie du genre, le transhumanisme, le culte rénové d’anciennes divinités païennes, comme celui de la Pachamama, etc. Certains thèmes sont également absents du catéchisme évoqué, comme la franc-maçonnerie, le phénomène du pentecôtisme et des sectes, etc. En outre, le nouveau Catéchisme de l’Église catholique contient certaines formulations doctrinales ambiguës qui devraient être clarifiées à la lumière de la Tradition pérenne de l’Église. Il fallait également mentionner que les papes peuvent faire des déclarations ambiguës et erronées en dehors de leurs déclarations doctrinales définitives et en dehors des décisions ex-cathedra, comme cela s’est déjà produit dans l’histoire et comme c’est également, et malheureusement, le cas dans certaines déclarations et actes du pape François. Il convient également de mentionner le problème de la réforme du rite de la messe, qui contient certains éléments d’ambiguïté doctrinale au sujet du caractère sacrificiel de la messe.
Quel plan avez-vous adopté ?
Le plan est celui, traditionnel, que l’on retrouve dans la plupart des catéchismes catholiques. Le livre Credo comporte trois parties : premièrement « Comment croyons-nous ? » (lex credendi), ensuite « Comment vivons-nous ? » (lex vivendi) et enfin « Comment prions-nous ? » (lex orandi). À la fin du livre se trouvent quelques illustrations légendées représentant l’autel catholique traditionnel et les vêtements liturgiques sacerdotaux traditionnels. En outre, on trouve, en conclusion, un petit recueil des prières les plus importantes.
Dans quelles langues ce catéchisme a-t-il déjà été publié et quel a été l’accueil du public ?
Jusqu’à présent, le catéchisme Credo a été publié en anglais et en français. Il sera publié au cours de l’année 2024 en espagnol, portugais et italien. Les traductions en allemand, polonais, hongrois et russe ont déjà commencé.
Quelles ont été les réactions des autorités de l’Église à cette publication ?
Des évêques, individuellement, m’ont exprimé, en privé, leur approbation et leur joie en raison de la publication de ce catéchisme.
Aviez-vous rencontré Mgr Huonder, évêque émérite de Coire, récemment décédé et dont une partie des préoccupations rejoignaient certainement les vôtres ?
J’ai eu l’occasion de rencontrer personnellement Mgr Huonder il y a quelques années lorsqu’il m’a réservé une hospitalité très fraternelle dans sa résidence épiscopale de Coire. Il a participé à la sainte messe que j’ai célébrée tôt le matin dans sa chapelle privée selon le rite traditionnel, et au préalable il m’a aidé, à la sacristie, à revêtir les vêtements liturgiques. L’accueil chaleureux et fraternel que m’a réservé Mgr Huonder à sa résidence épiscopale de Coire reste pour moi un agréable et inoubliable souvenir. Il m’a donné l’impression d’un homme de Dieu, humble et spirituel, un véritable évêque catholique. Plus tard, je l’ai rencontré brièvement à deux reprises dans d’autres endroits.
Voyez-vous des signes de renouveau dans l’Église ?
Il existe d’incontestables signes de renouveau dans l’Église, et en particulier l’amour débordant et surnaturellement inspiré de nombreux jeunes et de familles pour la foi catholique traditionnelle, claire et sans ambiguïté. L’ensemble lié à un fort attachement à la liturgie traditionnelle de la sainte messe, malgré les récentes tentatives de la part du Saint-Siège et de certains évêques d’empêcher la célébration de cette liturgie traditionnelle. La foi et la liturgie traditionnelles exercent sur les âmes une attraction opérée par Dieu et que la bureaucratie ecclésiastique actuelle, hostile à la tradition pérenne de l’Église, ne pourra pas arrêter. La tradition est l’essence de l’Église et donc aussi son espérance, même dans la crise actuelle.
Quels conseils donneriez-vous à des laïcs soucieux de transmettre une foi catholique intégrale à leurs enfants ?
Premièrement, la foi catholique traditionnelle doit être transmise dans les familles, des parents aux enfants, sous une forme très claire, simple et facilement mémorisable. Il convient également de transmettre aux enfants et à la jeunesse les exemples nombreux et passionnants de la vie des saints, et en particulier des martyrs. Il serait alors utile de créer des groupes pour étudier le catéchisme et l’apologétique catholique. Les pèlerinages communs des jeunes et des familles, où la foi catholique et la liturgie sont cultivées dans leur clarté et leur beauté, sont tout aussi importants et efficaces.
9 réponses
Accuser le pape François de ne pas respecter la doctrine de la foi est injuste et malhonnête ( dû à un refus du combat spirituel personnel nécessaire à toute vie chrétienne honnête avec le BonDieu ?… dû à la volonté claire et nette de détruire petit à petit la sainte Église ? … )
C’est très grave.
C’est ouvrir la boîte de Pandore : c’est permettre aux successeurs du pape François de mépriser non seulement la nourriture spirituelle offerte par Dieu grâce à son pontificat, mais aussi ouvrir les portes de la modification possible de cette même doctrine ! … c’est un scandale initié par des opposants à la sainte Église- Corps du Christ (qui qu’ils soient).
Le Corps du Christ ne pourra jamais vivre autrement que le Christ (c’est une évidence… non ?!)…
Mgr Schneider a encore frappé…
Non content de contredire le pape François, de faire écho à ses écrits comme s’il avait la Grâce papale, de dire ce qu’il devrait faire pour finalement choisir à la place de Dieu que devra faire le prochain pape ….voilà que maintenant Mgr Schneider se prend pour l’Église en modifiant son catéchisme !
Pendant ce temps là le pape François continue de nous inviter à entrer dans notre propre vocation, …à accomplir la volonté de Celui qui nous envoie à la suite de Jésus (de notre annonciation jusqu’à la Pentecôte…)
et pendant ce temps là Jésus nous attend…. au cœur de notre vie, humblement, pauvrement Il est là, nous donnant comme exemple saint Joseph (sa vie de silence, d’adoration, de travail, de service, de don de soi …)et nous confiant à la Vierge Marie notre Maman « moule de Dieu » (comme l’appelle saint Augustin ), nous confiant sa maman.
Mais peu importe, apparemment, Mgr Schneider sait, lui, ce que le Père souhaite, il sait ce que le Fils devrait faire de son église… il paraîtrait même qu’il sait tout.
Alors, au lieu de nous inviter à entrer dans le combat spirituel ( laisser Dieu nous appauvrir pour nous combler des seuls vrais biens,) nécessaire à toute vie de foi …Mgr critique, modifie, prévoit autrement, faisant croire par un tour de passe passe qu’il répond ainsi à une demande de l’humanité mais la seule réponse ne peut être que le Christ ! …la Vierge Marie elle-même ne nous propose que Jésus, Jésus pauvre dans la crèche,… Jésus patient avec nous, Jésus souffrant par nous pour nous et avec nous, Jésus mort et ressuscité, Jésus présent en son Eucharistie… Jésus Vie de notre vie…
Rebecca Vos écrits sont scandaleux comme toujours.
Bergoglio commet des abominations en encourageant les adultères à communier (communions sacrilèges), en bénissant le péché contre nature, en adorant Pachamama et Luther, en écrivant des encycliques maçonniques.
Vous rejetez délibérément la doctrine de l’Eglise ce qui est un péché mortel et donc le chemin de l’enfer.
Je vous rappelle que Renaissance catholique est un site de catholiques attachés à la Tradition : donc fidélité à la doctrine traditionnelle, à la messe traditionnelle, rejet de Vatican II, de la nouvelle messe, du libéralisme et du modernisme.
Vu que vous rejetez la Tradition vous feriez mieux d’aller chez Golias.
Vous faites des raccourcis sur tout au lieu de chercher le sens profond …même celui de la tradition.… Quant à moi vous m’insultez, me condamnez, m’envoyez en enfer… ???
je garde confiance en Jésus car Il m’aime.
Chacun évaluera.
Ce qui est catastrophique est que les catholiques modernes (enfin le peu qu’il en reste) ne connaissent plus rien à la doctrine de l’Eglise.
Le clergé moderniste recyclé par Vatican II ne prêche plus ni sur les fins dernières, les vérités à croire , le péché, les vertus à pratiquer.
Ne reste qu’une religion maçonnique basée sur un sentiment vague de fraternité humaine.
Quand on vous lit on est effaré.
« Con-naitre » Jésus c’est naître avec Lui … la doctrine est sensée nous apprendre Jésus, elle peut aussi être découverte lorsque l’on vit notre foi ! … mais elle ne sera jamais le cœur de notre foi, ce n’est pas elle le Chemin qui nous conduit au Père, ce n’est pas elle qui nous pardonne, elle n’est pas la Vérité ni la Vie… le Christ uniquement est le Chemin, la Vérité et la Vie. Cette rencontre avec Lui et notre abandon à sa Grâce, à la volonté du Père … nous éloignent peu à peu du péché pour vivre de sa grâce !…avec les combats (contre nos mauvais penchants et nos manquements) que cela impliquent pour demeurer dans la foi, l’espérance et la charité !
Qu’est ce qui vous effare ?
Mille excuses pour ce deuxième commentaire, mais les deux derniers paragraphes de réponses de Mgr Schneider doivent être commentés.
1. « La foi et la liturgie traditionnelles exercent sur les âmes une attraction opérée par Dieu et que la bureaucratie ecclésiastique actuelle, HOSTILE À LA TRADITION PERENNE, ne pourra pas arrêter. »
Puisque cette bureaucratie sait qu’elle ne peut l’arrêter, à qui, à quoi obéit-elle en continuant, malgré cela, à essayer de le faire ? A qui, à quoi rendra-t-elle compte des résultats qu’elle aura obtenus ?
Cette appréciation de Mgr Schneider est d’autant plus importante que, pendant les deux décennies qui ont précédé l’annonce du Concile par Jean XXIII, puis, surtout, pendant les quatre décennies qui ont suivi la clôture du Concile par Paul VI, il s’est trouvé bien des membres de la bureaucratie ecclésiastique d’hier pour dire aux catholiques que c’était par amour pour la composante patristique de la Tradition, donc par amour pour la composante de la Tradition jugée la plus proche sinon la seule proche de l’inspiration et de l’orientation évangéliques originelles du christianisme, qu’il était nécessaire, légitime et bénéfique de s’affranchir de la composante scolastique et surtout de la composante tridentine de la Tradition.
C’est notamment sur ce fondement que la bureaucratie ecclésiastique d’hier a imposé à l’Eglise et aux fidèles
– l’escroquerie d’après laquelle les croyances et la novlangue catholiques rénovatrices sont vraiment bien plus respectueuses de la Tradition des trois premiers siècles de l’histoire de l’Eglise que le Magistère, la liturgie et la pastorale inspirés par les composantes scolastiques et tridentines de la Tradition,
ET
– l’occultation des ressources doctrinales, liturgiques, morales et spirituelles héritées ou provenant de la composante scolastique et de la composante tridentine de la Tradition, en tant que ressources indispensables à la fécondité et à la fidélité des catholiques face aux erreurs sur Dieu, sur l’Eglise, sur l’homme, sur le monde, sur la foi catholique, sur la liturgie romaine, sur la morale chrétienne et sur les sacrements de l’Eglise.
Ainsi, il est bon qu’un évêque précise ou rappelle à l’attention des fidèles que LA BUREAUCRATIE ECCLÉSIASTIQUE ACTUELLE EST HOSTILE À LA TRADITION PERENNE caractéristique de l’Eglise catholique, de la foi catholique, de la liturgie romaine, de la morale et des sacrements.
Or, compte tenu du mode de détection, de formation, de promotion et de sélection des futurs membres de la bureaucratie ecclésiastique, le moins que l’on puisse dire est que la poursuite de l’hostilité de cette bureaucratie à la Tradition pérenne a encore au moins quinze ans devant elle.
(Le communisme soviétique a sévi de 1917 à 1991, et la question est de savoir si l’hostilité à la Tradition va sévir de 1962 à la fin des années 2030…)
2. Dans son dernier paragraphe de réponses, Mgr Schneider décrit les grandes lignes de ce que pourrait être une véritable pastorale, dans l’acception non conciliaire, ni inclusive, libérale, moderniste, postmoderne ou synodale de ce terme, une véritable pastorale de reconsolidation.
Or, rien de ce qu’il décrit n’est hors de portée, et rien de ce qu’il décrit n’est éloigné ni opposé à la reconsolidation de l’adhésion à la foi catholique en tant que théologale, à la loi morale naturelle, et à la vie chrétienne en tant que surnaturelle. Aussi, pourquoi est-ce aussi rarement mis en oeuvre ?
Mais tout simplement parce que la reconsolidation traditionnelle de la foi catholique, de la liturgie romaine, de la morale chrétienne et des sacrements de l’Eglise n’a jamais constitué et ne constituera jamais « la priorité des priorités », pour la buraucratie ecclésiastique rénovatrice !
Aussi, les réponses de Mgr Schneider nous donnent la possibilité d’en déduire ce qui suit : si nous en sommes là où nous en sommes, ce n’est pas en dépit mais en raison du référentiel fondamental des membres de la bureaucratie ecclésiastique d’hier et d’aujourd’hui, en ce que ce référentiel a de plus spécifiquement philo-rénovateur et anti-traditionnel, sur le plan doctrinal, sur le plan liturgique, sur le plan moral et sur le plan spirituel.
Et c’est ici, il faut bien le dire, qu’il faut bien se poser une question de psychologie et de sociologie des mentalités, dans une Eglise du Concile, devenue l’Eglise de François, dans laquelle l’aptitude et l’aspiration à la réflexion personnelle, attentive, courageuse, énergique, orthodoxe et réaliste ont été anéanties par plus de six décennies de suivisme philo-moderniste voire philo-progressiste, hier conciliaire, aujourd’hui synodal.
Pourquoi voudriez-vous et comment voulez-vous que des membres de la bureaucratie ecclésiastique actuelle voient avec bienveillance et lucidité où est le potentiel de reconsolidation traditionnelle de l’Eglise, dans ce que prône Mgr Schneider, alors que les mêmes bureaucrates n’ont même pas été capables de se désolidariser avec courage et franchise des deux énormités qu’ont été la déclaration d’Abou Dhabi et le synode sur l’Amazonie, en 2019 ? La priorité ne consiste-t-elle à dénoncer avec courage ce suivisme qui amollit, attiédit, démotive et désoriente les âmes ?
Je déplore que M Maugendre dans sa question concernant Mgr Huonder omette soigneusement de dire que Mgr Huonder avait officiellement rallié la Fraternité St Pie X (il vivait dans l’école de Wangs), qu’il a dit publiquement que Mgr Lefebvre a eu raison de garder la foi catholique et qu’il a demandé expressément à être enterré à Econe près de Mgr Lefebvre. Ses obsèques ont eu lieu le 17 avril à Econe et on peut les voir sur la porte Latine.
Je m’étonne d’un tel silence. Il est vrai que M Maugendre dans son appel « pour la liberté de la liturgie traditionnelle » M Maugendre nous dit pour séduire Bergoglio qu’il est pour Vatican II. Ceci explique peut-être cela.
D’une part, bravo et merci à Monseigneur Schneider, qui a l’honnêteté intellectuelle de reconnaître en quoi le Catéchisme de l’Eglise catholique pose un problème, notamment et surtout pour des raisons de forme, compte tenu de son registre de discours, qui n’est pas toujours… catéchétique.
D’autre part,
– de même qu’il existe une foi catholique traditionnelle, ou plutôt la foi catholique, en tant que foi catholique donc traditionnelle, et qu’il existe des fidèles catholiques traditionnels qui adhèrent, en tant que tels, à la foi catholique traditionnelle,
– de même il existe aussi, depuis au moins trente ans avant l’annonce du Concile par Jean XXIII, une « foi » catholique rénovatrice et non traditionnelle, ou un ensemble de conceptions, de convictions, de positions, de réflexions de catholiques, un ensemble à ambition rénovatrice.
En effet, sous des dehors philosophiques et théologiques initialement impressionnants et même intéressants, les éléments de réflexion rénovateurs constitutifs de cet ensemble fonctionnent presque tous et très souvent comme un ensemble de CROYANCES, qui n’ont pas toutes les mêmes origines ni les mêmes conséquences, mais qui vont presque toutes dans la même direction ou tendance, à la fois émancipatrice à l’égard de la foi catholique traditionnelle et unificatrice, notamment vis-a-vis des « Eglises soeurs », des « religions soeurs » et du « monde de ce temps ».
Les CROYANCES des catholiques rénovateurs et non traditionnels, voire philo-rénovateurs donc anti-traditionnels, sont les suivantes : nous sommes en présence de clercs et de laïcs qui approuvent ou en tout cas acceptent la conception dominante de l’adaptation, de l’avenir, du dialogue, de la dignité de la personne, du discernement, de l’Evangile, de l’évolution, de l’inclusion, de l’innovation, de la liberté de la conscience, de l’ouverture, des périphéries, du renouveau et de l’unité qui sévit encore plus depuis Francois que depuis Jean XXIII, et qui équivaut à une « foi ».
Même s’il arrive assez souvent que des catholiques rénovateurs utilisent des expressions caractéristiques et représentatives de la foi catholique traditionnelle, cela ne change rien au fait qu’il existe une différence de nature entre la foi catholique traditionnelle et la « foi » catholique rénovatrice, au sens de : rénovatrice des structures et des relations dans l’Eglise et de l’Eglise, à commencer par les structures mentales des clercs et des laïcs.
Formulons-le différemment : même s’il arrive assez souvent que les catholiques rénovateurs utilisent des conceptions et des convictions qui découlent du Credo catholique traditionnel, cela ne modifie en rien le fait qu’il existe une différence de nature entre le Credo catholique traditionnel et le « Credo » catholique rénovateur, comme on le voit au contact des expressions et des omissions, au minimum post-réalistes et post-orthodoxes, de ces catholiques qui approuvent ou, pour le moins, acceptent ce « Credo » officiellement catholique mais effectivement rénovateur.
Or, n’en doutez pas, ce « Credo », certes en apparence catholique, mais en réalité rénovateur, existe pleinement : en d’autres termes, le « corpus » langagier catholique rénovateur existe tout à fait, et la NOVLANGUE catholique rénovatrice existe à ciel ouvert :
– elle a été entre autres congarienne et rahnérienne, et notamment montinienne puis wojtylienne,
– Benoît XVI n’a pas pu, pas su ou pas voulu remettre en cause, frontalement, ces CROYANCES et cette NOVLANGUE, ou ce « Credo » et ce « corpus »,
– et le pape François a commencé à mettre plusieurs pièces de monnaie doctrinale et pastorale dans le distributeur de CROYANCES et de NOVLANGUE catholiques rénovatrices, dès la première année de son pontificat, en 2013, comme le montre sa première exhortation apostolique.
Monseigneur Schneider consacre-t-il une partie de son Catéchisme au point d’attention qui précède, et qui est d’une extrême importance ?
Cet évêque courageux est-il « plutôt pour » ou « plutôt contre » les croyances et la novlangue, moins anti que philo-modernistes, avant-hier conciliaires, hier montiniennes puis wojtyliennes, aujourd’hui inclusives et demain synodales, qui sont actualisatrices et amplificatrices de la « foi » catholique rénovatrice ou du « Credo », adogmatique ou émancipateur ad intra et oecuméniste ou unificateur ad extra, des catholiques rénovateurs ?
Merci beaucoup pour la bienveillance et la compréhension de toute personne qui voudra bien prendre connaissance de ces quelques lignes.