
Alors que l’état de grâce se prolonge pour le pape Léon XIV et que beaucoup s’interrogent sur ses intentions concernant la célébration de la liturgie romaine traditionnelle, plusieurs évêques de France persistent dans leur hostilité militante à l’encontre de cette liturgie.
De fâcheuses restrictions
A tout seigneur tout honneur, NNSS Jordy, archevêque de Tours, et Lebrun, archevêque de Rouen, ont adressé, le 6 mai, es qualité de responsables des relations de la Conférence des Evêques de France avec les traditionalistes, une note à tous leurs confrères sur la participation éventuelle de prêtres diocésains au pèlerinage de Pentecôte Paris-Chartres. Il s’agit là d’une synthèse d’une lettre adressée, le 8 avril, par le cardinal Roche, préfet du Dicastère pour le Culte divin et la discipline des sacrements, à la CEF. Les principales dispositions sont les suivantes :
– « Il appartient à l’évêque de chaque diocèse qui sera traversé par le pèlerinage de Chartres de donner la faculté de célébrer la messe avec le Missale romanum de 1962 (…) aux prêtres qui ont été ordonnés avant le 16 juillet 2021 (…) ; pour ceux qui ont été ordonnés après cette date, l’évêque doit demander la licence au Siège Apostolique. »
– « Tous les prêtres célèbreront le sacrement de la pénitence selon le rituel Réformé par le Concile. »
– « A tous les prêtres doit être offerte la possibilité réelle de célébrer la Messe selon le Missel romain renouvelé par décret du saint Concile œcuménique Vatican II. »

Est-il utile de préciser que ce document n’a pas été transmis aux organisateurs du pèlerinage qui sont censés ne pas le connaître et n’ont donc pas à en tenir compte ? On notera avec tristesse, mais sans surprise, que l’action de grâces et la joie qui devraient animer nos pasteurs à la vue d’une belle jeunesse en quête de Dieu semblent avoir laissé la place à une simple note administrative marquée du sceau d’un positivisme juridique désincarné et sans âme.
Malheureusement, cet ostracisme aurait tendance à se généraliser. A Lyon, Mgr de Germay, a priori sur consigne du cardinal Aveline, archevêque de Marseille, vient d’interdire la célébration de la messe en rite lyonnais qui devait clôturer le pèlerinage organisé par l’association Via Lucis. Ce pèlerinage a été annulé.
A Valence, comme il y a un an à Quimper, la Fraternité Saint-Pierre sera remplacée à partir du 1er septembre par des prêtres diocésains. La messe traditionnelle sera conservée le dimanche mais l’ensemble des autres services paroissiaux (sacrements, catéchisme) seront conformes aux rituels « réformés », ou « renouvelés », on ne sait plus. Dans le même diocèse, à Montélimar, un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre assurera la messe dominicale, sans cependant résider dans le diocèse. Point final, terminé !
Coup de mistral sur la Provence
C’est cependant au diocèse de Fréjus-Toulon que la situation reste la plus tendue. Mgr Rey avait souhaité faire de son diocèse un laboratoire de la « nouvelle évangélisation » en accueillant largement diverses communautés aux charismes variés et divers, voire antagonistes, allant, pour faire simple, des communautés charismatiques à des communautés traditionnelles. Ceci avec un incontestable succès faisant du Var, proportionnellement à sa population, le diocèse de France le plus riche en vocations sacerdotales. Cette expérience a pris fin avec la démission forcée de Mgr Rey il y a un an. Depuis lors, le nouvel évêque Mgr Touvet s’attache à normaliser le diocèse c’est-à-dire à y réduire, voire totalement éradiquer, la célébration de la messe romaine traditionnelle.
– Dans sa lettre pastorale du 16 avril 2025, « Ancrés dans l’espérance », Mgr Touvet avertissait : « Le missel (« de saint Paul VI ») publié en 1970 et révisé par saint Jean-Paul II en 2002 est la règle liturgique pour toute l’Église et donc aussi dans le Var. Le missel (« de saint Pie V ») d’avant le concile Vatican II bénéficie d’une concession d’utilisation : il faudra en examiner les contours dans notre diocèse ». Les contours sont en train d’être précisés avec le départ de la paroisse d’Ollioules des deux abbés Ansaldi, qui pratiquaient les deux rites de la messe et avaient organisé un patronage très dynamique.
– Six diacres de la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine sont toujours bloqués aux saints ordres car ils refusent d’être ordonnés au sacerdoce selon le rite réformé, ce qui serait contraire à leurs constitutions.
– Le bruit court que Mgr Touvet aurait exigé des organisateurs du pèlerinage Nosto Fe, qui aura lieu les 4 et 5 octobre prochains, qu’il célèbre lui-même au départ la messe selon le rite de saint Pie V et à l’arrivée selon le rite de Paul VI en latin, ad orientem. Pour mémoire ce pèlerinage, dans la lignée du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté, a rassemblé, pour sa première édition, les 5 et 6 octobre derniers, 2 000 pèlerins du sanctuaire de Cotignac à la basilique de la Sainte Baume à Saint-Maximin. Pour Mgr Touvet cette célébration selon le rite rénové serait le moyen nécessaire de marquer la communion de ce pèlerinage avec le diocèse. Un des drames de notre temps est que le missel issu de la réforme liturgique présente des déficiences rituelles notables au vu de sa définition classique de renouvellement non sanglant du sacrifice du calvaire : diminution considérable du nombre des signes de vénérations aux saintes espèces, estompement du caractère propitiatoire de la messe, altération de la différence du rôle du prêtre et des fidèles dans la célébration. Ces faits ne remettent nullement en cause l’indéfectibilité de l’Eglise comme en témoigne la déclaration de Pie XII : « On trouve dans la liturgie des éléments immuables, un contenu sacré qui transcende le temps, mais aussi des éléments variables, transitoires, parfois même défectueux » (Discours au Congrès international de pastorale liturgique du 22 septembre 1956, cité par le père L.M.de Blignières A propos de la concélébration Sedes sapientiae No 158). Que certains ne souhaitent pas s’associer à un rite jugé défectueux paraît donc parfaitement légitime. La question de fond est donc celle de savoir s’il est possible de considérer que le rite réformé, tout en étant valide, présente des défaillances ou si sa perfection relève de l’infaillibilité. Et si elle n’en relève pas, au nom de quoi impose-t-on cette forme de célébration ?

Mgr Touvet procédera le 28 juin prochain à l’ordinations sacerdotale de dix prêtres, fruit du labeur apostolique de Mgr Rey. Conformément aux dispositions du motu proprio Traditionis custodes ces jeunes prêtres ne pourront cependant célébrer la messe romaine traditionnelle qu’après accord du Saint-Siège, alors que la moitié d’entre eux serait désireuse de pouvoir bénéficier de cette liberté.
Restaurer la paix liturgique dans l’Eglise
Il faut souhaiter, pour l’Eglise et pour les âmes, que les récents appels du cardinal Muller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, à « guérir les blessures » et « restaurer l’accès à la messe romaine traditionnelle » seront entendus par le nouveau pape. Malheureusement pour lui et pour ses diocésains Mgr Touvet n’a pas tenu les promesses de sa messe d’intronisation de se tenir dans la continuité de l’action de Mgr Rey. Bien au contraire il semble manifester une absence de bonté et de miséricorde qui blesse au-delà du cercle des fidèles catholiques.
En rester à la célébration et à la participation à la messe romaine traditionnelle n’est en aucun cas une désobéissance mais une légitime résistance à un abus de pouvoir caractérisé comme nous avons cherché à le démontrer dans notre petit livre : L’obéissance en question. Aucune autorité ne peut couper l’Eglise de sa Tradition. Nous attendons, dans la confiance et la prière, que le nouveau Pontife Léon XIV confirme cette évidence.
Jean-Pierre Maugendre
17 réponses
Je doute que les musulmans aient le même Dieu que les catholiques. Trouvez-moi un seul musulman qui accepte de s’agenouiller devant un crucifix et de dire « Oh Jésus, mon Seigneur et mon Dieu ».
Il y a deux hypothèses. Soit les évèques de France ont cette position rigide parce qu’ils savent qu’ils sont soutenus à Rome par le nouveau pape et son entourage. Soit ils font cela, sans connaitre la position de Léon XIV, pour faire pression sur lui en lui faisant bien comprendre qu’il n’est pas question de revenir à la ligne de Benoit XVI vis-à-vis de la tradition. Dans les deux cas, tout cela démontre que les évèques français sont bien décidés à lutter pied à pied contre le fait que la tradition catholique attire de plus en plus de fidèles, en particulier dans la jeunesse. Chez eux, c’est un réflexe de panique. Je pressens que dans les temps à venir il va falloir à nouveau monter au créneau. Normal, la vie est un combat.
Il faut reconnaitre que sur le plan de la liturgie Benoit XVI faisait preuve d’un peu plus de largesse pour la messe traditionnelle -encore que Summorum pontificum affirmait la valeur du nouveau missel- mais sur le fond Benoit XVI était tout à fait pour Vatican II auquel il avait participé en tant que théologien du cardinal libéral Frings. Pendant le concile le jeune Ratzinger était un théologien moderniste. Après le concile il est devenu un conciliaire modéré ce que son ancien compagnon de route Hans Kung ne lui a pas pardonné.
C’est pourquoi la timide mesure un peu traditionnelle de son pontificat ne lui a pas survécu et a été balayée par son successeur.
La seule question qui vaille est : pourquoi ?
Les seules réponses que l’on entend depuis 56 ans sont :
1) vous devez obéir.
Ce à quoi on se demande alors : Oui, mais à qui ? Au Christ assurément (c’est la tradition). Aux papes qui ont réussi ou aux évêques qui échouent ?
Si les pasteurs contredisent leurs prédécesseurs, qu’est-ce qui nous dit qu’ils détiennent plus la vérité que leur prédécesseurs ?
2) Pour l’unité de l’Eglise
On ne peut trouver prétexte plus hypocrite alors que dans une même paroisse les célébrations peuvent être totalement différentes d’une église à l’autre.
Donc en résumé, on attend toujours une réponse entendable et compréhensible.
Et on finit par douter qu’elle soit avouable.
Contrairement à ce que vous écrivez, le départ des deux abbés Ansaldi d’Ollioules, dans le diocèse de Toulon, n’a rien à voir avec les questions liturgiques. Le curé a demandé à partir pour une autre mission hors diocèse… et l’évêque le remplace par un prêtre qui célèbre dans les deux formes liturgiques. Il n’y a aucun changement prévu dans notre paroisse concernant la liturgie !!
Quand M Maugendre nous parle de l’état de grâce du nouveau pape je veux bien le croire.
Néanmoins en lisant le discours suivant j’ai des doutes. Ce discours se passe de commentaires
DISCOURS DU PAPE LÉON XIV
AUX REPRÉSENTANTS D’AUTRES ÉGLISES ET COMMUNAUTÉS ECCLÉSIALES
Lundi 19 mai 2025
Chers frères et sœurs !
C’est avec une grande joie que je vous adresse mes salutations cordiales, à vous tous, représentants d’autres Églises et Communautés ecclésiales, ainsi que d’autres religions, qui avez voulu prendre part à la célébration inaugurale de mon ministère d’Évêque de Rome et de Successeur de Pierre. Tout en exprimant mon affection fraternelle à Sa Sainteté Bartholomée, à Sa Béatitude Théophile III et à Sa Sainteté Mar Awa III, je suis sincèrement reconnaissant à chacun d’entre vous : votre présence et votre prière sont pour moi un grand réconfort et un encouragement.
L’un des points forts du Pontificat du Pape François a été celui de la fraternité universelle. Sur ce point, le Saint-Esprit l’a vraiment « poussé » à faire avancer à grands pas les ouvertures et les initiatives déjà entreprises par les Papes précédents, surtout à partir de Saint Jean XXIII. Le Pape de Fratelli tutti a promu tant le chemin œcuménique que le dialogue interreligieux, et il l’a fait surtout en cultivant les relations interpersonnelles, de manière à ce que, sans rien enlever aux liens ecclésiaux, l’aspect humain de la rencontre soit toujours valorisé. Que Dieu nous aide à tirer profit de son témoignage !
Mon élection a eu lieu en l’année du 1700ème anniversaire du premier Concile œcuménique de Nicée. Ce Concile représente une étape fondamentale dans l’élaboration du Credo commun à toutes les Églises et Communautés ecclésiales. Alors que nous sommes en chemin vers le rétablissement de la pleine communion entre tous les chrétiens, nous reconnaissons que cette unité ne peut être qu’une unité dans la foi. En tant qu’Évêque de Rome, je considère comme l’un de mes devoirs prioritaires la recherche du rétablissement de la pleine et visible communion entre tous ceux qui professent la même foi en Dieu Père, Fils et Saint-Esprit.
En réalité, l’unité a toujours été une préoccupation constante pour moi, comme en témoigne la devise que j’ai choisie pour mon ministère épiscopal : In Illo uno unum, une expression de saint Augustin d’Hippone qui rappelle que nous aussi, bien que nous soyons nombreux, « dans l’Unique – c’est-à-dire le Christ – nous sommes un » (Enarr. in Ps., 127, 3). Notre communion se réalise en effet dans la mesure où nous convergeons vers le Seigneur Jésus. Plus nous lui sommes fidèles et obéissants, plus nous sommes unis entre nous. C’est pourquoi, en tant que chrétiens, nous sommes tous appelés à prier et à travailler ensemble pour atteindre pas à pas ce but qui est et reste l’œuvre de l’Esprit Saint.
Conscient, en outre, que la synodalité et l’œcuménisme sont étroitement liés, je tiens à assurer mon intention de poursuivre l’engagement du Pape François à promouvoir le caractère synodal de l’Église catholique et à développer des formes nouvelles et concrètes pour une synodalité toujours plus intense dans le domaine œcuménique.
Notre cheminement commun peut et doit être compris également dans un sens large, qui implique tout le monde, dans l’esprit de fraternité humaine que j’évoquais plus haut. Aujourd’hui, le temps est venu de dialoguer et de construire des ponts. Je suis donc heureux et reconnaissant de la présence des représentants d’autres traditions religieuses, qui partagent la recherche de Dieu et de sa volonté, qui est toujours et uniquement une volonté d’amour et de vie pour les hommes et les femmes ainsi que pour toutes les créatures.
Vous avez été témoins des efforts considérables déployés par le Pape François en faveur du dialogue interreligieux. Par ses paroles et ses actions, il a ouvert de nouvelles perspectives de rencontre, afin de promouvoir « la culture du dialogue comme voie, la collaboration commune comme conduite, la connaissance réciproque comme méthode et critère » (Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, Abu Dhabi, 4 février 2019). Et je remercie le Dicastère pour le Dialogue Interreligieux pour le rôle essentiel qu’il joue dans ce travail patient d’encouragement aux rencontres et aux échanges concrets, visant à construire des relations fondées sur la fraternité humaine.
Je souhaite adresser un salut particulier aux frères et sœurs juifs et musulmans. En raison des racines juives du christianisme, tous les chrétiens ont une relation particulière avec le judaïsme. La déclaration conciliaire Nostra aetate (n° 4) souligne la grandeur du patrimoine spirituel commun aux chrétiens et aux juifs, encourageant la connaissance et l’estime mutuelles. Le dialogue théologique entre chrétiens et juifs reste toujours important et me tient très à cœur. Même en ces temps difficiles, marqués par des conflits et des malentendus, il est nécessaire de poursuivre avec élan ce dialogue si précieux.
Les relations entre l’Église catholique et les musulmans ont été marquées par un engagement croissant en faveur du dialogue et de la fraternité, favorisé par l’estime pour ces frères et sœurs « qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes » (ibid., n. 3). Cette approche, fondée sur le respect mutuel et la liberté de conscience, constitue une base solide pour construire des ponts entre nos communautés.
À vous tous, représentants des autres traditions religieuses, j’exprime ma gratitude pour votre participation à cette rencontre et pour votre contribution à la paix. Dans un monde blessé par la violence et les conflits, chacune des communautés ici représentées apporte sa contribution de sagesse, de compassion, d’engagement pour le bien de l’humanité et la sauvegarde de la maison commune. Je suis convaincu que, si nous sommes en accord et libres de tout conditionnement idéologique et politique, nous pourrons dire efficacement « non » à la guerre et « oui » à la paix, « non » à la course aux armements et « oui » au désarmement, « non » à une économie qui appauvrit les peuples et la Terre et « oui » au développement intégral.
Le témoignage de notre fraternité, que j’espère nous pourrons manifester par des gestes efficaces, contribuera certainement à édifier un monde plus pacifique, comme le désirent dans leur cœur tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté.
Très chers amis, merci encore de votre proximité. Invoquons dans nos cœurs la bénédiction de Dieu : que son infinie bonté et sa sagesse nous aident à vivre comme ses enfants et comme des frères et sœurs entre nous, afin que l’espérance grandisse dans le monde. Je vous remercie de tout coeur !
Le site de la FSSPX écrit:
« Dans une allocution prononcée le 14 mai 2025 à l’occasion du Jubilé des Eglises orientales rattachées à Rome, le souverain pontife, s’inscrivant dans l’héritage de son lointain prédécesseur Léon XIII, a souhaité agir de façon concrète afin de ne pas laisser disparaître les rites catholiques orientaux. »
On croit rêver!
Et le rite tridentin???
Combien de millions (milliards) de messes ont été célébrées selon ce rite depuis 2000 ans…ou du moins depuis le Concile de Trente? Avec tout le respect que l’on peut éprouver pour ces « orientaux », et nous alors???
Apparemment vous n’avez pas lu la suite de l’article de FSSPX news car la conclusion de l’article est la suivante : « Mais il existe aussi une autre « diaspora » au sein de l’Eglise latine, celle-là : composée par ces nombreux fidèles et prêtres qui, peu considérés – doux euphémisme – par la hiérarchie officielle, s’efforcent, au milieu de difficultés de toutes sortes, de conserver le patrimoine et la doctrine traditionnels de l’Eglise latine. Puissent-ils eux aussi être pris en considération par le successeur de François. »
Si je relis la bulle « Quo Primum Tempore » de Saint Pie V, il y est affirmé solennellement par le Pape, du haut de la chaire de Pierre, revêtu de ses ornements Pontificaux, au nom de toute l’Eglise, engageant donc la foi de tous, que cette messe est OBLIGATOIRE, sans pouvoir en modifier quoi que ce soit, qu’on peut la suivre sans encourir aucune sanction et ce, jusqu’à la fin des siècles.
D’ailleurs quand on compare la formule utilisée par St Pie V pour sa bulle et un dogme comme celui de l’immaculée Conception par exemple, c’est à peu près la même chose.
Cette bulle a t’elle été supprimée ? Non !
Donc, puisqu’elle est obligatoire et que je suis obéissant, j’obéis à St Pie V et je ne vais qu’à la messe traditionnelle sans aucun scrupule de conscience et je suis plus que tranquille, Dieu reconnaîtra les siens.
Dans cette histoire là, il n’y a que deux clans : Les catholiques et ceux qui sont fatigués de l’être… 😐
Vous avez entièrement raison. La messe de toujours ne peut être interdite même par le pape.
Certes Paul VI de sinistre mémoire a voulu interdire la messe traditionnelle (son discours au consistoire de 1976) mais une telle interdiction était un abus de pouvoir arbitraire et il ne fallait pas en tenir compte. Ne parlons même pas de Traditionis custodes.
Il faut aussi ajouter que la nouvelle messe inventée par un franc-maçon, Bugnini (exilé comme nonce à Téhéran en 1975 ce satanique Bugnini toujours en poste au moment de la révolution islamique fit allégeance à l’ayatollah Khomeini en lisant à l’ayatollah une lettre de félicitations de Jean-Paul II !!! ) a été inventée dans un but oecuménique pour plaire aux protestants et est imprégnée de protestantisme.
C’est la messe de Luther disait Mgr Lefebvre.
Voir aussi le bref examen critique des cardinaux Ottaviani et Bacci.
Cher monsieur,
J’ai lu votre article avec intérêt aujourd’hui. Je peux témoigner que nous, catholique de la base, nous souffrons chaque jour de plus en plus de cet ostracisme. Parfois trop c’est trop et on est tenté de réagir face à ces oukases ecclésiastiques.
Cà commence à bien faire. L’Eglise souffre de cet interdit.
Il faut demander publiquement au pape, qu’il engage son Infaillibilité sur cette messe dite de Saint Pie V, (« qui n’a jamais été interdite », dixit Benoît XVI) afin qu’un Droit de cité lui soit redonné une bonne fois pour toute.
Mgr Schneider, Strickland et les cardinaux Burke et Müller doivent aller dans ce sens et faire cette demande publique au pape.
Je vous remercie de votre attention.
Bonjour Monsieur,
Léon XIV n’a pas à engager son infaillibilité pour la messe de St Pie V mais juste à confirmer que n’ayant jamais été ni interdite ni supprimée, elle reste toujours licite, valide et donc accessible à tous ceux qui lui sont restés fidèles. Rien de plus.
Bien à vous.
Je crois que le moment approche de faire un livre d’or recueillant de manière factuelle les brimades intra-ecclésiales depuis le début des années 70. Toute ma vie durant, je n’ai vu qu’une suite quasi ininterrompue de vexations, punitions avec des degrés plus ou moins forts de violence. Lorsque j’en parle autour de mois à des laïcs de bonne volonté suivant les évêques, ils sont juste effarés par cette accumulation de malveillance, ce harcèlement continu et injustifié sur le fond. Les papes Jean-Paul II et surtout Benoit XVI avaient cherché à pacifier les choses dans l’accueil mutuel et le pardon des offenses passées, mais nous voici de retour dans la violence subie et la haine diffusée.
La situation est la suivante, d’un coté de nombreux jeunes qui s’engagent dans le sacerdoce sachant qu’ils ne seront ni curé ni évêque leur vie durant. Donc sans la moindre idée de carrière, mais une assez bonne idée des brimades à attendre. Ce sont les nouveaux disciples de saint Paul qui donnent leur vie en acte. De l’autre, des pères, c’est à dire certains évêques, sans plus aucune fécondité, qui ont perdu le sens même de la paternité, et qui sombrent dans la violence totalitaire selon les principes tristement mis en évidence par Anna Arendt.
Pour nous, la recette est donc simple:
1. Faisons la liste longue de tout le mal qui a été fait et qui continue d’être fait et dont nous-mêmes, mais également le reste du monde doit devenir bien conscient pour n’y plus revenir dans le futur. Ce sera notre gloire.
2. Offrons tout cela au Seigneur comme un témoignage de notre Foi au delà des circonstances.
3. Prions pour ceux qui nous font et nous veulent du mal, espérant que l’un ou l’autre se ressaisisse et que Dieu les éclaire et les conduise à lire les épitres de saint Paul avec un esprit libre et ouvert afin qu’ils ouvrent les yeux.
4. Soyons fermes dans la Foi et prions Dieu qu’il ait pitié de son Eglise militante
Je vois bien ce Livre d’Or offert solennellement au pape Léon dont la bienveillance chrétienne semble palpable.
Tout à fait d’accord avec vous . Ce livre d’or existe déjà et pourquoi ne pas le republier et l’envoyer au Pape Léon XIV qui n’y sera sans doute pas insensible étant donnée la bienveillance dont il semble faire preuve ? Je veux parler du livre publié en octobre 2023 par La voie Romaine « Très cher saint Père » et offert à François par les mères de prêtres à l’issue de leur pèlerinage à pied jusqu’à Rome. Il contient 80 témoignages de fidèles expliquant leur attachement à la messe traditionnelle.
Non M de Beauchef Jean-Paul II pape d’Assise et des droits de l’homme n’a pas « cherché à pacifier les choses dans l’accueil mutuel et le pardon des offenses passées » en condamnant de manière aussi arbitraire qu’injuste et illégale Mgr Lefebvre.
Jean-Paul II pape qui a osé embrasser le coran, appeler la protection de St Jean-Baptiste sur l’Islam (!!!) et soutenu les fausses religions (Assise) a au contraire été le champion de la haine contre la Tradition.
Étonnamment (?) on n’essaie pas d’imposer la messe de Paul VI aux églises catholiques orientales et je me demande bien pour quelle raison si elle seule est digne de subsister et d’honorer Dieu comme il convient. La crainte qu’elles aillent rejoindre la communion orthodoxe ?
Très bon article ; l’Église n’existe plus vraiment qu’au travers de la Tradition et des hommes qui la servent. La messe, ses servants, sont ainsi respectables et aimés.
Le fait que l’Église tant mondiale que Française, soit devenue une « quasi-ONG » est détestable : il vaut mieux une Église plus petite, écoutée, reconnaissable et respectée qu’un « magma » tiers-mondiste, mou et informe dans la pensée comme dans la transmission.
Je pense que comme en France avec sa « caste » politique (et pas son « élite ») totalement découplée et séparée du peuple (de France et/ou de Dieu), l’Église a aujourd’hui une hiérarchie qui décide de ce qui est (soi-disant) bon pour ses serviteurs et ses fidèles > non !
Qu’on écoute le peuple (et aussi celui de Dieu) qui veulent de la stabilité, des repères, des beautés : la messe d’avant-62 est belle, pas la nouvelle (« Donnez-vous la main… », fumisterie et communication, pas recueillement).
« Vous êtes conservateur… » : eh bien oui ! Etre conservateur, c’est simplement vouloir conserver ce qui est bon…et ainsi maintenir et apprécier des permanences ; pas plus, pas moins.
Assez de la nouveauté ! Message délivré par un homme qui se souvient avec émotion des belles messes d’avant 62 qui donnaient la grâce et encourageaient ou donnaient aussi la vocation : elles étaient belles ! Depuis, j’en ai vu tellement de peu intéressantes, que je n’y vais plus.
À bientôt avec une Église petite, fière et sûre d’elle. En souhaitant que le nouveau Pape comprenne bien ce qui se passe (et là = ?? pour l’heure). J’en arrive intellectuellement à préférer l’Église Orthodoxe, plus vraie et simple.