12 octobre 2024, 3èmes Assises de la Tradition à Paris, Espace Saint-Martin, 199 bis rue saint-Martin, venez nombreux pour participer à la défense de la foi catholique et de la Tradition.
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12 octobre 2024, 3èmes Assises de la Tradition à Paris, Espace Saint-Martin, 199 bis rue saint-Martin, venez nombreux pour participer à la défense de la foi catholique et de la Tradition.
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Oui M Yzern Vatican II est le 1789 de l’Eglise comme disait le cardinal Suenens. Liberté religieuse, collégialité, Oecuménisme rappellent une certaine devise. Le discours d’ouverture de Jean XXIII parle des prophètes de malheurs et celui de clôture de Paul VI du culte de l’homme.
Toute la foi catholique a été ravagée de fond en comble.
C’est la révolution en tiare et en chape.
Il faut lire le livre « ils l’ont découronné » de Mgr Lefebvre.
Si la Tradition catholique constitue un remède, et même le seul remède disponible, face à la déchristianisation, c’est que le renouveau conciliaire, en tant que remède à une déchristianisation du monde occidental qui a commencé bien avant le Concile (au moins dès 1914) et qui a continué bien après Vatican II, en dépit… ou en raison de l’inscription de ce renouveau conciliaire dans la durée, au moins de 1962 à 2012, constitue un ECHEC.
En effet, on l’oublie parfois, mais la dynamique anthropologique et civilisationnelle qui est à l’oeuvre, non seulement contre le catholicisme en particulier, mais aussi contre le christianisme en général, a commencé, au minimum, au début du XX° siècle et de la première guerre mondiale, ce qui a débouché non seulement sur le grand remplacement ou la grande transformation de la civilisation par la brutalisation, notamment diplomatico-stratégique, mais aussi sur la montée en puissance d’idéologies toutes plus ou moins anti-chrétiennes, telles que le communisme, le fascisme, le nazisme et le socialisme, ne serait-ce que parce que ces idéologies fonctionnent toutes plus ou moins au mépris du bien commun, de la loi naturelle, de la personne humaine, des valeurs morales et de la vérité. Qu’est-ce qu’un Concile incapable de contrecarrer une telle dynamique ?
Mais précisément, l’objectif a-t-il été, au Concile, de contrecarrer cette dynamique anthropologique et civilisationnelle, fallacieusement et tendancieusement émancipatrice ? Eh bien, voyez-vous, pas du tout, si l’on considère, entre autres textes, le discours d’ouverture du Concile prononcé par Jean XXIII et le discours de clôture de Vatican II prononcé par Paul VI en décembre 1965 ! On a voulu accompagner et non contrer !
Donc, non seulement il est extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible, de prendre appui sur les documents les plus disruptifs ou novateurs du Concile Vatican II, pour pouvoir faire preuve de fécondité et de fidélité, de lucidité et de ténacité, ou de vigilance et de résistance, face à l’accélération et l’amplification de cette dynamique, à cause de ces documents eux-mêmes, mais en outre, depuis mars 2013, nous sommes en présence d’un pape et d’un pontificat qui ne sont ni conciliaires ni conservateurs, et qui entendent fermement faire passer l’Eglise du Concile et d’Assise d’une position placée sous le signe de la réconciliation avec la modernité libérale à une position placée sous celui de la subordination à la post-modernité post-libérale, d’où Amoris laetitia, la déclaration d’Abou Dhabi, le synode sur l’Amazonie, Fiducia supplicans et le synodalisme.
Compte tenu et en présence de cette toile de fond, non seulement la Tradition catholique constitue le seul remède, face à la poursuite de la déchristianisation, mais en outre l’opposition à la Tradition de bon nombre de clercs, asservis ou au service du courant immanentiste, inclusiviste, oecuméniste, périphériste et désormais synodaliste, qui sévit encore plus depuis 2012-2013 que depuis 1962-1963, prend vraiment tout son sens.
Ici, en ce qui concerne ce que recouvre la notion de Tradition, il convient de préciser ce dont il est question : la Tradition catholique comporte quatre composantes : la composante patristique, la composante monastique, la composante scolastique et la composante tridentine, or il serait fâcheux que la polarisation sur la question liturgique, aussi légitime et même nécessaire soit-elle par ailleurs, fasse perdre de vue le fait que la Tradition catholique ne se limite sûrement pas à sa composante tridentine. Les autres composantes sont, elles-aussi, porteuses de nombreuses ressources, nourrissantes et fortifiantes, et sont, elles-aussi, propices, pour ainsi dire, à la recatholicisation de l’Eglise et à la rechristianisation du monde.
Par exemple, oui, assurément, à saint Augustin d’Hippone et à saint Thomas d’Aquin, donc non, évidemment à l’esprit du Concile dans son acception roncallo-montinienne, et à l’esprit d’Assise dans son acception (post-)wojtylienne : en effet, il devient urgent et vital de sortir de l’illusionnisme, non seulement interprétatif, mais aussi doctrinal et pastoral, d’après lequel les accommodements, la bénignité, le consensualisme et la débonnaireté ad extra d’aujourd’hui « actualisent » les éclairages et les exigences in Christo d’avant-hier ou d’hier, alors que, en réalité, ils les dénaturent puis les désactivent.
La vie Évangélique nécessite bien des combats … contre le vieil homme en nous qui nous repousse vers les sentiers faciles de l’autosuffisance et de notre volonté propre … sans cesse il nous faut -consentir- à mourir à nous-mêmes pour ne jamais vouloir -que- ce que Dieu veut. (rdV de PdA)
La déchristianisation est déjà du passé car du fond des cœurs montent aujourd’hui une prière sincère et spontanée… le chapelet égrèné par la multitude des âmes …il contribue à l’Oeuvre de Dieu : La sainte Église.
Contrairement à ce que vous détaillez « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. »
Voilà le contexte dans lequel le pape s’exprime et agit à la suite de Jésus : en Bon Berger.
« Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » (Matthieu, 9, 36-38)