Des papistes contre le pape !

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« Cela nous est une douleur immense, immense, de penser que nous sommes en difficulté avec Rome à cause de notre foi ! » Ainsi s’exprimait Mgr Lefebvre le 29 juin 1976, à Ecône, à l’occasion des ordinations sacerdotales auxquelles il procédait contre la volonté du Souverain pontife, le pape Paul VI.  Puis ce furent les sacres de 1988, suivis immédiatement de l’excommunication des prélats consécrateurs (NNSS Lefebvre et de Castro-Mayer) et des évêques consacrés, la levée des excommunications par le pape Benoît XVI en 2009, puis de nouvelles consécrations épiscopales contre la volonté du pape Léon XIV le 2 juillet 2026, suivies d’excommunications qui semblent désormais vouloir s’étendre aux prêtres et aux laïcs qui adhéreraient « formellement » au « schisme », ainsi déclaré.

Dans la filiation intellectuelle et spirituelle de Mgr Lefebvre, l’actuel Supérieur général de la Fraternité Saint Pie X, l’abbé Davide Pagliarani, a multiplié les déclarations de fidélité au Saint-Siège, manifestant son souhait de pouvoir rencontrer Léon XIV, ce qui n’a pas été possible, le pape refusant d’accéder à cette demande. Le 24 juin a été publiée une « Profession de foi catholique de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X pour éclairer les âmes face aux erreurs modernes », à ce jour sans réponse. Depuis la déclaration de schisme par un décret et une note, du 2 juillet, du cardinal Victor-Manuel Fernandez, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi, les réseaux sociaux s’enflamment et les canonistes se déchirent dans des comptes d’apothicaires qui feraient passer le Coran pour un ouvrage de haute spiritualité.  Les canonistes s’accordent cependant généralement pour observer qu’une note du Dicastère pour la Doctrine de la Foi n’est pas un document de nature à résilier les délégations de pouvoir accordées à la FSSPX par le pape François lui-même pour les confessions, demandant aux évêques diocésains d’accorder ces mêmes délégations de pouvoir pour les mariages ! Ce n’est pas au sous-préfet d’Avesnes-sur- Helpe, sympathique capitale de l’Avesnois, d’abroger un décret du Président de la République !  De nombreux recours et demandes de précisions, voire de contestations, sont donc à prévoir. Rappelons d’abord, comme l’a toujours affirmé Mgr Lefebvre, que la FSSPX n’ayant aucune juridiction, elle affirme se contenter de répondre aux besoins des fidèles. Ce sont les fidèles, en quête d’une doctrine sûre et de sacrements à la signification non affaiblie qui donnent à la Fraternité Saint Pie X une forme de juridiction par exception.

Ces laïcs n’ont pas la prétention de sauver l’Eglise, ils demandent uniquement à la Fraternité Saint Pie X ce dont ils ont besoin pour faire leur salut et qu’ils estiment ne trouver que de façon trop aléatoire et incertaine ailleurs : ce qu’il faut croire (un catéchisme intégralement catholique), ce qu’il faut faire (la morale catholique) et les moyens de vivre les exigences de l’Evangile : les sacrements. Ce leitmotiv du salut des âmes est récurrent dans le très beau documentaire en trois parties, Traditio, que vient de mettre en ligne la Fraternité Saint Pie X. Tout dans l’Eglise comme dans la Fraternité est orienté vers le salut des âmes. Encore faut-il croire que ce salut n’est pas gagné d’avance, dans n’importe quelle religion et quel que soit son comportement. Les malheurs des temps font que le verset évangélique « Qui croira et sera baptisé sera sauvé, qui ne croira pas sera condamné » (Mc 16,16) ne semble plus guère être partagé par de nombreux clercs eux-mêmes. Tragiquement, des déclarations ou des comportements hétérodoxes, au plus haut niveau de l’Eglise (ainsi de la déclaration d’Abou Dhabi du pape François sur la pluralité des religions qui correspondrait à la volonté de Dieu, de la réunion interreligieuse d’Assise du pape Jean-Paul II en 1986, de la procession de la Pacha Mama dans les jardins du Vatican en 2019) ou des mesures disciplinaires en rupture avec la tradition de l’Eglise (bénédiction de couples homosexuels, accès à la communion de divorcés remariés) sèment la confusion parmi le peuple de Dieu et mettent, par le fait même, en jeu son salut. Bien sûr, il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur les fidèles et les prêtres qui, bon an mal an, dans leurs paroisses essayent de rendre à Dieu le culte qui lui est dû et adhérent aux vérités de la foi, en s’efforçant de vivre selon la volonté divine. Il est cependant un fait que vivre paisiblement des pédagogies traditionnelles de la foi (catéchisme, liturgie, sacrements, prédication) est, aujourd’hui rendu précaire par la crise de l’Eglise et la défaillance de la hiérarchie. « L’expérience de la Tradition » que mènent les communautés ex Ecclesia dei et certains prêtres diocésains est, en particulier depuis la promulgation du motu proprio Traditionis custodes (16/07/2021), souvent un combat de tous les instants, au mieux un régime de tolérance qui trahit une forme de mépris peu évangélique. Certains sujets sont médiatisés : pressions sur l’association ND de Chrétienté pour que soit célébrée la nouvelle messe lors du pèlerinage de Pentecôte Paris-Chartres, passage au rite réformé de la Congrégation des dominicaines du Saint-Esprit, fondée par l’abbé Berto, théologien de Mgr Lefebvre au Concile Vatican II, impossibilité pour les cinq diacres des Missionnaires de la Miséricorde Divine (le sixième a craqué et est désormais malade) d’être ordonnés prêtres, conformément à leurs statuts, selon le rite romain traditionnel, incertitudes sur la possibilité pour les prêtres nouvellement ordonnés dans cette même communauté de pouvoir célébrer la messe traditionnelle et célébrer les sacrements selon le rituel antique… Derrière ces arbres se cache la forêt d’ un harcèlement épiscopal, quasi général, de tous les instants dont le chef d’orchestre semble être le nonce à Paris, Mgr Celestino Migliore désormais sur le départ après avoir laissé derrière lui un champs de ruines : expulsion de la Fraternité Saint Pierre de ses apostolats de Dijon, Quimper et Valence, interdiction dans certains diocèses de célébrer les baptêmes et les confirmations selon le rite traditionnel, cantonnement des mariages aux lieux où se célèbre habituellement la messe traditionnelle, limitation du nombre d’enfants admis au catéchisme.

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Avec comme conséquences des dépressions et des déplacements de prêtres. Les « persécutés » craignent d’aggraver leur sort en communiquant sur le sujet et les « persécuteurs » sont sans doute conscients qu’à l’heure de l’ouverture, de l’inclusion et du dialogue tous azimuts ces comportements détonneraient un peu. Résultat : une omerta complète sur une des plaies purulentes de l’Eglise contemporaine en France.

Si l’Eglise est une mère, ses représentants ne sont pas toujours des pères mais trop souvent de simples fonctionnaires ecclésiastiques. C’est cette maternité de l’Eglise qui fait qu’elle ne peut pas laisser ses enfants dans une impasse : se mettre en marge d’une autorité institutionnelle (défaillante) et s’éloigner de la structure visible de l’Eglise pour avoir accès, dans la paix, à une doctrine sûre et à des sacrements à la signification sans ambiguïté, signes sensibles et efficaces de la grâce invisible. En France il n’est pas possible que le choix des parents pour leurs enfants soit entre une école réputée schismatique car dirigée par la Fraternité Saint Pie X ou des communautés amies de dominicaines enseignantes et un enseignement, dit catholique, sous contrat où le programme EVARS (Education à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle) violera la responsabilité des parents dans ce domaine intime et initiera leurs enfants, dès la maternelle, à toutes les formes de perversions sexuelles et de contraception. 

Parce qu’elle est une mère, l’Eglise nous rappelle, dans un texte certes discutable mais qui est la règle aujourd’hui, que : « Chaque fois que la nécessité l’exige ou qu’une vraie utilité spirituelle s’en fait sentir, et à condition d’éviter tout danger d’erreur ou d’indifférentisme, il est permis aux fidèles qui se trouvent dans l’impossibilité physique ou morale d’avoir recours à un ministre catholique, de recevoir les sacrements de pénitence, d’Eucharistie et d’onction des malades de ministres non catholiques, dans l’Église desquels ces sacrements sont valides. » (Can. 844 § 2). Ce qui vaut pour des ministres qui se revendiquent non catholiques vaut, a fortiori, pour des ministres qui revendiquent leur catholicité. C’est cet état de nécessité qu’invoque la FSSPX pour procéder à des sacres épiscopaux sans mandat pontifical. Ce qui est certain c’est que cet état de nécessité est de nature prudentielle et donc discutable. La dureté des temps oblige chacun à faire des choix, en voyant qu’il n’y a pas de choix sans risque : choisir c’est toujours renoncer à un bien inférieur pour acquérir ou préserver un bien supérieur et que « Dieu seul ne déçoit pas ». Ce n’est pas injurier la FSSPX que de noter qu’elle est une œuvre humaine imparfaite. Il n’est ainsi pas certain que la consécration épiscopale de Mgr Williamson ait été une bonne idée. Il n’est pas un mystère non plus que dans leur zèle, certains de ses prêtres semblent croire qu’il n’est de salut, et partant, de réception des sacrements possible que dans son sein : dérive mortifère qui pourrait, de fait conduire à un « refus de communion avec le reste de l’Eglise » qui serait pour le coup schismatique. Enfin, l’histoire de l’Eglise n’est pas un reposoir de Fête-Dieu. Le tragique y côtoie le sublime, parfois inextricablement emmêlés.  Il ne suffit pas d’avoir raison à un instant donné. A un moment il n’est plus possible d’avoir raison contre l’Eglise. Lucifer, évêque de Cagliari, en Sardaigne fut sublime et héroïque dans sa résistance à l’arianisme. Il le fut moins ensuite et s’opposa à saint Athanase et saint Cyprien quand l’heure du pardon et de la réconciliation eut sonnée. Mgr de Thémines, évêque de Blois, fut, lui aussi, sublime et héroïque dans sa résistance à la Révolution française puis au concordat de 1801 qui exigeait la démission de tous les évêques d’Ancien Régime et leur remplacement par de nouveaux évêques dont certains membres du clergé constitutionnel. Il mourut en exil en Belgique, en 1829, non réconcilié avec l’Eglise.

Qui niera que les sacres du 1er juillet 2026 installent la FSSPX dans un statut de marginalité, certes stable et protecteur, mais qui n’est cependant pas sans danger ? L’Eglise est une réalité vivante qui s’incarne dans des hommes et des institutions certes aujourd’hui largement défaillantes mais qui constituent néanmoins l’Eglise. L’avenir appartient à Dieu et au Saint-Esprit. Certaines communautés ex Ecclesia Dei demandent, à juste titre, au Saint-Siège d’enfin corriger les erreurs répandues à foison dans l’Eglise et de réaffirmer la liberté de célébration de la liturgie romaine traditionnelle. On ne perçoit pas les prémisses d’une réponse positive à ces légitimes demandes. La légitimité de la FSSPX repose sur la demande des fidèles d’une profession intégralement catholique de la foi et de la morale ainsi que sur la dispensation de sacrements en pleine harmonie avec cet enseignement. Au lieu de recourir à des sanctions dont on croyait que le Concile Vatican II avait sonné le glas, les autorités romaines gagneraient sans doute à méditer le sage conseil de Gamaliel au Sanhédrin : « Ne vous occupez plus de ces hommes, et laissez-les aller. Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d’avoir combattu contre Dieu. » (Ac 5, 39) Un jour viendra où l’Eglise renouera avec sa tradition liturgique et doctrinale. Dans cette attente, malgré les souffrances les humiliations et les injustices, sans révolte ni amertume il est légitime de se tourner vers les pédagogies qui ont sanctifié nos Anciens et donc vers les prêtres qui dispensent, sans altérations ni complaisances avec la modernité, les « magnalia dei », merveilles de dieu.

Jean-Pierre Maugendre

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17 réponses

  1. Décisions de Vatican II qui posent problème aux traditionnalistes

    Liturgie et sacrements
    Réforme du Missel (1969-1970) — Remplacement de la messe tridentine par le Novus Ordo Missae de Paul VI, jugé rompre avec la tradition liturgique romaine (autel face au peuple, recul du latin, nouveau lectionnaire).
    Réforme des autres rites (1968-1972) — Nouveaux rituels du baptême, de la confirmation, du mariage, des ordinations et des funérailles, accusés de suivre la même logique désacralisante que le Missel.
    Traditionis Custodes (2021) — Motu proprio du pape François restreignant fortement l’usage de la messe tridentine, vécu comme un désaveu du Summorum Pontificum de 2007 et une confirmation que le conflit liturgique n’a jamais été réglé.

    Textes et principes conciliaires
    Dignitatis Humanae — Déclaration sur la liberté religieuse, jugée en rupture avec l’enseignement antérieur (Syllabus, Quanta Cura) sur les devoirs des États envers la vraie religion.
    Unitatis Redintegratio — Décret sur l’œcuménisme, accusé de relativiser l’unicité de l’Église catholique comme voie nécessaire du salut.
    Nostra Aetate — Déclaration sur les religions non-chrétiennes, dont les développements pratiques ultérieurs (interreligieux) sont jugés porteurs d’indifférentisme.

    Désétablissement des États catholiques
    Abandon de la confessionnalité des États — Sous l’influence de Dignitatis Humanae, plusieurs États autrefois officiellement catholiques (Espagne en 1976-1978, Colombie, Italie avec la révision du Concordat en 1984 supprimant le catholicisme comme religion d’État) cessent de reconnaître le catholicisme comme religion d’État ou renoncent à leurs clauses confessionnelles.

    Fin de la doctrine de la royauté sociale du Christ en pratique — Le magistère post-conciliaire cesse d’exhorter les gouvernants catholiques à légiférer en conformité avec la loi divine et à maintenir des États confessionnels, ce que les traditionalistes lisent comme un abandon pratique du Christ-Roi social, malgré le maintien théorique de la fête liturgique.

    Gestes interreligieux
    Rencontre d’Assise (1986) — Journée de prière pour la paix réunissant à Assise des représentants de multiples religions, chacun priant selon son rite, image dénoncée comme mettant les religions sur un pied d’égalité.
    Rencontres d’Assise ultérieures (1993, 2002, 2011, 2016) — Répétitions du geste de 1986, avec des aménagements sous Benoît XVI, mais perçues comme confirmant la même orientation.
    Baiser du Coran (1999) — Jean-Paul II porte à ses lèvres un exemplaire du Coran offert par une délégation irakienne, geste lu comme une révérence envers un texte niant la Trinité et la divinité du Christ.
    Visite à la mosquée des Omeyyades de Damas (2001) — Première entrée d’un pape dans une mosquée, avec un temps de recueillement jugé équivoque sur le plan de la profession de foi.
    Visite à la Mosquée bleue d’Istanbul (2006) — Benoît XVI se tient en silence tourné vers La Mecque aux côtés du mufti, geste répété donc jugé confirmatif.
    Document d’Abou Dhabi (2019) — Déclaration commune du pape François et du grand imam Ahmad al-Tayyeb affirmant que la diversité des religions serait « voulue par Dieu », formule jugée théologiquement ambiguë.
    Statues de la Pachamama (Synode sur l’Amazonie, 2019) — Statuettes représentant une divinité andine honorées lors de cérémonies au Vatican et dans une église romaine, dénoncées comme une forme d’idolâtrie tolérée.

    Gestes envers le judaïsme
    Visite à la synagogue de Rome (1986) et visites suivantes — Gestes de rapprochement accompagnés de déclarations sur les Juifs comme « frères aînés dans la foi ».
    Doctrine de « l’alliance jamais révoquée » — Affirmations magistérielles selon lesquelles l’Ancienne Alliance resterait salvifique pour les Juifs, posant selon les traditionalistes la question de la nécessité de leur évangélisation.
    Prière au Mur des Lamentations (2000) — Jean-Paul II glisse un billet de prière dans le Mur selon la coutume juive, lors du pèlerinage jubilaire en Terre Sainte.
    Révisions successives de la prière du Vendredi saint pour les Juifs — Suppression puis reformulations de la prière traditionnelle, chaque version étant scrutée pour son degré d’explicite missionnaire.
    Gestes envers les orthodoxes et les protestants
    Déclaration commune catholique-luthérienne sur la justification (1999) — Accord doctrinal jugé flou sur un point ayant motivé la rupture du XVIe siècle.
    Cérémonies communes avec la Communion anglicane — Célébrations partagées avec des primats anglicans, alors que Rome maintient officiellement la nullité de leurs ordres (Apostolicae Curae, 1896).
    Restitutions et demandes de pardon aux orthodoxes — Gestes de repentance pour des épisodes historiques (sac de Constantinople en 1204 notamment), jugés par certains comme une auto-accusation institutionnelle excessive.

    Demandes de pardon collectives
    Journée du pardon du Jubilé de l’An 2000 — Jean-Paul II demande pardon pour des fautes historiques attribuées à l’Église (Inquisition, croisades, antijudaïsme), lue comme une remise en cause implicite de la légitimité de l’action historique de l’Église.

    Morale et discipline sacramentelle récentes
    Amoris Laetitia (2016), chapitre VIII — Ouverture prudentielle à l’accès aux sacrements pour certains divorcés remariés, jugée en tension avec l’indissolubilité du mariage et la doctrine sur l’état de péché objectif.

    Fiducia Supplicans (2023) — Autorisation de bénédictions non liturgiques pour les couples en situation irrégulière ou de même sexe, perçue comme une nouvelle étape dans la même logique inaugurée à Assise.
    Synode sur la synodalité (2021-2024) — Processus consultatif élargi, redouté par les traditionalistes comme une porte ouverte à des évolutions doctrinales ou disciplinaires supplémentaires, notamment sur la gouvernance et la place des laïcs.

  2. Encore plus depuis le début du concile « Vatican III par morceaux » que nous avons eu à partir de l’élection de François que depuis celui du concile Vatican II que nous avons eu à partir de son ouverture par Jean XXIII, il est prévisible que beaucoup persistent à « poser le problème » en des termes qui ont été abondamment utilisés, depuis le début des années 1960, ce qui ne nuit pas à l’intérêt de ce cette manière de poser le problème, mais ce qui nuit au potentiel d’actualisation ou d’élargissement du regard et du discours sur la crise de l’Eglise, ou plutôt sur la mutation de l’Eglise.

    A contrario, pour comprendre sous un autre angle l’assentiment des clercs irénistes et utopistes à la conception dominante du renouveau et le ressentiment de ces clercs contre la conception catholique de la Tradition, il convient de s’interroger sur la vision dont ces clercs ne veulent absolument pas entendre parler, ou sur celle que les mêmes clercs ne veulent absolument pas voir apparaître, puis se développer, notamment depuis l’intérieur des structures officielles de l’Eglise catholique.

    En effet, non seulement ces clercs, plus partisans qu’opposés à l’immanentisme, à l’œcuménisme et à l’unanimisme interreligieux, ne veulent pas que les catholiques aient conscience du fait que le monde occidental contemporain, en l’occurrence depuis 1945, fonctionne fréquemment, sinon constamment, à l’apostasie et à l’idolâtrie, en raison de ses idéaux officiels et de ses idéaux effectifs, mais en outre ces clercs ne veulent pas que les catholiques essaient d’y remédier ou, en tout cas, d’y résister, par des moyens surnaturels et théologaux traditionnels.

    Et il est manifestement très important pour eux que les fidèles ne soient plus jamais en mesure d’être chrétiennement, radicalement et substantiellement contrariants et dissonants face à l’esprit du monde occidental contemporain, et que la Croix du Christ soit « arc-en-ciel-lisée ».

    Mais qu’est-ce qui nous vaut une telle volonté de SUBTILISATION de pans entiers du catholicisme, au préjudice de l’Eglise et des fidèles ?

    La « mystique » contemporaine étant placée sous le signe de l’articulation entre la créativité et l’émancipation de chacun et la convivialité ainsi que l’unification entre tous, et les clercs de la génération Vatican II ayant entendu recourir au Concile pour remédier à un complexe d’inadaptation à cette « mystique », il est absolument vital, pour leurs continuateurs, que le catholicisme transformé, oh pardon : « rénové » par le Concile ne puisse pas être perçu comme contraignant ad intra et comme contrariant ad extra par les non modernistes, les non catholiques, les non chrétiens, etc.

    La « solution » qui a été trouvée est à peu près celle-ci : un genre de conciliation acritique et désinvolte entre la conception catholique de l’Evangile du Ressuscité et telle conception dominante (humaniste, libérale, mondialiste, postmoderne, etc.) de l’évolution des mentalités, non seulement en matière religieuse mais aussi en matière morale, ce genre de conciliation ayant débouché, surtout à partir de François, sur une sorte de conformation limitée mais croissante du Magistère et de la pastorale de l’Eglise catholique à la mentalité et à la moralité jugées légitimes, dans et par le monde occidental contemporain.

    Compte tenu du fait que cette stratégie de conciliation jusqu’à la conformation est la stratégie officielle des hommes d’Eglise, encore plus depuis le début des années 2010 que depuis celui des années 1960, et du fait que, manifestement, il n’est absolument pas question d’en changer (on rappellera ici que nous sommes en présence de clercs qui continuent à souscrire à l’herméneutique du déni sur le lien entre la poursuite de cette stratégie et l’effondrement des vocations), ce qui est étonnant n’est pas que les catholiques réfractaires à cette stratégie soient sanctionnés par Rome (et par les évêques, en tant que relais locaux de Rome), mais est que ces catholiques réfractaires ne le soient pas davantage, si c’est possible.

    C’est que, voyez-vous, pour la très grande majorité de ces clercs, suivistes ad absurdum, IL NE FAUT PAS que l’ambiance morale et spirituelle émanant de l’Eglise catholique soit en contradiction, en décalage, en opposition ou en retard à l’égard de l’ambiance culturellement et sociétalement correcte inhérente au monde occidental contemporain, parce que, vous comprenez : si ces clercs constatent que les catholiques sont positivement sensibles à une ambiance intra-ecclésiale qui est objectivement en contradiction ou en décalage vis-à-vis de l’ambiance provenant du monde occidental de ce temps, les mêmes clercs considèrent que ces catholiques sont porteurs d’un déficit de charité ou de « discernement évangélique dans la miséricorde et l’ouverture aux périphéries », au préjudice des femmes et des hommes du monde de ce temps.

    Il est permis d’en conclure que si les chrétiens des premiers siècles avaient été « consensualistes fraternitaires », non seulement il y aurait eu beaucoup moins de martyrs, mais en outre le concile de Rimini (359), marqué par une tentative infructueuse de conciliation avec l’arianisme, aurait été un franc succès. C’est dire à quel point l’enjeu de ce qui est subi depuis Vatican II est situé bien au-delà d’un enjeu seulement liturgique…

    1. Benoît, que savez vous des plans de Dieu , puisque vous analysez en détail le comportement des humains au lieu de chercher à connaître les intentions de Dieu …au lieu d’aider à décrypter les dispositions qui sont dans le Christ-Jésus (Phil.2, 5)

  3. Bonjour Monsieur Maugendre,
    Vous dites « qu’il n’est ainsi pas certain que la consécration épiscopale de Mgr Williamson ait été une bonne idée ».
    Je me permets juste de vous faire remarquer que le Christ qui a lui-même choisi les douze a eu un Judas parmi eux…
    Merci pour vos articles et vos émissions toujours si pertinents !

  4. C’est une heresie que de dire que la fraternite a desobei a cause de la Foi. En effet, la foi est intrinseque a chaque etre humain… EN sacrant 4 eveques, la FRaternite masque ses erreurs, qui consistent a s’affranchir pour toujours de l’Autorite du ST PERE. Il ne faut suftout pas que Leon XIV cede aux responsables de ladite FRaternite. LA desobeissance au Vicaire du Christ ne se negocie pas.

    1. Vous êtes un menteur et on voit que vous n’avez pas la foi catholique ou que vous avez apostasié.
      Vous ne connaissez pas l’état de nécessité qui existe.
      Quand on voit Assise, l’adoration de Pachamama, Amoris Laetitiae ou Fiducia Suplicans il est évident que la situation est d’une gravité exceptionnelle. On atteint des sommets dans l’abomination
      Des épiscopats entiers sombrent dans le schisme et l’hérésie. Par exemple les évêques allemands prônent la fin du célibat des prêtres, l’ordination de femmes « diacre » (en attendant les femmes « prêtre ») ils soutiennent l’adultère, les moeurs contre nature avec bénédiction de ces couples et j’en passe. Si cela ne vous suffit pas.
      Arrêtez de parler de désobéissance au vicaire du Christ.
      C’est indécent.

      1. Même si certains tentent d’ouvrir les portes de l’enfer le Seigneur bâtit son Église !

        « Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
        Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » » ( Matthieu 16, 18-19)

        Pierre est chargé par Dieu d’ouvrir ou fermer les portes, si les portes sont fermées c’est que le Christ l’a permis. Comme l’avait signifié le pape François en refusant le titre de « vicaire» du Christ, (on ne remplace pas le Christ puisqu’Il est vivant). Alors, s’il y a désobéissance, c’est au Christ que nous désobéissons.

  5. Pourquoi faire le jeu du Zizaneur ? …
    En renonçant obstinément à chercher le regard, les sentiments et le comportement de Jésus, en cherchant ce qui nous sépare de Lui et ce qui nous oppose, nous nions la présence du Christ et son action … c’est le Christ qui agit parce que c’est Lui qui sait ce dont nous avons besoin, c’est Lui qui nous sauve ( et non nous même qui «  faisons notre salut » ! ) le Christ est la tête de l’Église et ce ne sont pas les Judas et nos lâchetés qui l’empêchent d’accomplir l’œuvre de son Père.

    Encore aujourd’hui nous crucifions le Christ en pensant qu’Il se serait trompé de pape et qu’Il ne serait plus là Tête de l’Église … Il est la Parole de Dieu, les voix qu’Il choisit ne peuvent être remisent en question mais elles nous invitent à mieux saisir la Volonté du Père « qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la Vérité » (1Timothée 2, 4)

    Si nous vivons sur nos acquis, notre savoir et notre expérience ( gnosticisme et pélagianisme dénoncés par le pape François) comment le Christ peut être la Pierre d’Angle : La seule sur laquelle notre vie en Dieu repose. Ne nous perdons pas en cherchant à penser à la place du Christ mais laissons Le nous transformer à Son image.

    Retrouvons nous au Mont Carmel avec Elie, Elisée… et sûrement nous y retrouverons Jésus, dans cet abandon confiant propre au saints ; le potier de notre vie, le docteur de notre âme n’a nul besoin des conseils de sa poterie ni des pensées des hommes mais Il désire avoir besoin de notre confiance en Lui, de notre cœur brisé et de notre esprit humilié pour pouvoir Aimer à travers notre cœur ….

    1. « Encore aujourd’hui nous crucifions le Christ en pensant qu’Il se serait trompé de pape et qu’Il ne serait plus là Tête de l’Église »
      Ceux qui crucifient le Christ ce sont les adorateurs de Pachamama, ceux qui bénissent l’adultère et le vice impur contre nature (Amoris Laetitiae Fiducia Supplicans), ce sont les cardinaux qui font l’apologie de la luxure, les évêques qui rejettent les dogmes. Ce sont bien eux qui bafouent les commandements de Dieu et conduisent les âmes en Enfer.

      1. Vous n’êtes pas honnête TD, le pape François n’a pas béni les péchés…jamais ; il a béni tous les hommes car il savait qu’au font de l’homme, du pêcheur, Jésus désire restaurer l’âme à sauver. En bénissant le pécheur, en offrant Jésus sur la Croix à l’âme pécheresse, nous faisons fuir le Malin et toutes ses perfidies ( comme saint Léonard s’est débarrassé des serpents qui tentaient de l’étouffer). Ce que les hommes ont conclu, c’est cela qui a affecté le Christ et son Corps la sainte Église…. D’un côté comme de l’autre, en s’imaginant que le péché était béni ( l’un pour discréditer le pape, l’autre pour se glorifier de son péché) .
        La pachamama comme les autres figurations ne sont que des images imaginées par des hommes, des images déformées de la réalité Céleste. Ce qui importe c’est l’action de Dieu ( ce que Lui fait effectivement en Vérité à travers nos bénédictions).
        Quant aux cardinaux, reprenez les discours du pape François à la curie romaine ….il ne les a pas ménagé …comme Jésus avec ses disciples :

        « C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
        Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait.
        Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
        À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner.
        Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » » (Jean 6, 63-67)

  6. Merci pour cet article très complet et très sage!

    Le funeste Vatican II a beaucoup insisté sur les responsabilités des laics et la conduite du peuple de Dieu par l’Esprit Saint… La FSSPX est une formidable démonstration de tout cela… les laïcs choisissent la fidélité, les laïcs créent des écoles, les familles nombreuses se multiplient et donnent de nombreux prêtres…

    …et la bureaucratie vaticane est au bout du souffle et au bord de la faillite….

  7. Je précise pour le commentateur précédent que Mgr Williamson a été mis à la porte de la FSSPX sur un conflit important entre deux évêques de la FSSPX. D’autre part, il y a actuellement de bons prêtres qui disent officiellement que ceux qui disent qu’il y a qu’une seule Eglise sont des menteurs – il y a l’Eglise Catholique et l’Eglise Conciliaire. D’autres prêtres pensent qu’il y a une seule Eglise mais deux religions – la religion catholique et la religion conciliaire. D’autres encore pensent que la FSSPX n’aurait pas dû faire un recours à Rome sur l’excommunication prononcée car Monseigneur Lefèbvre en 1988 ne l’a pas fait. De ces constats il faut avoir en mémoire la célèbre citation de l’évangile de Saint Matthieu chap.26, verset 31. « Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; cat il est écrit : Je frapperai le Berger, et les brebis du troupeau seront dispersées.

  8. Mgr Lefebvre écrivait aux 4 futurs évêques de la fraternité St Pie X : « La chaire de Pierre et les postes d’autorité de Rome étant occupés par des antichrists ».
    Phrase qui affronte la promesse de Jésus : « J’ai prié pour que ta Foi ne défaille pas » ; « tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise » et le simple bon sens.
    La position de la fraternité St Pie X et de tous ses supporters ne tient pas : elle démontre un manque de Foi sur de très nombreux sujets, et se manifeste par une espèce de contradiction interne digne du malin « volens, nolens » ; nous désobéissons frontalement et concrètement au pape, mais nous voulons lui obéir par principe. Nous avons toujours rejeté le code de droit canonique de 1983, mais on fait en recours sur cette base… Un renversement – éphémère – de plus –
    Nous dénonçons les situations en Chine et en Allemagne, mais nous voulons en bénéficier ; nous dénonçons les facultés accordées par le pape François, car nous ne sommes pas concernés, mais on les réclame à nouveau lorsqu’on nous les supprime. Nous pensons que le salut n’est plus donné dans les paroisses de France – mépris affiché à tout prêtre de France, à tout fidèle vraiment fidèle – mais nous réclamons d’être respectés. Nous proclamons que nous sommes la Tradition, en rompant avec la source de la Tradition. Nous disons que nous respectons les instituts Ecclesia Dei, mais nous interdisons dans des éditoriaux aux fidèles de s’y rendre. On rebaptise, on reconfirme, on vient et on repart avec « ses hosties »… On critique le protestantisme, mais on affirme que ce sont les fidèles qui donnent la juridiction aux ministres sacrés. On prétexte une liturgie traditionnelle, mais la réponse au prélat consécrateur qui interroge « qu’en dit l’autorité apostolique ? », on invente un texte grotesque – clairement schismatique – rédigé à partir de rien.
    Et bien sûr, tout cela n’est jamais justifié par l’Ecriture Sainte…
    Mais le comble de la Non-Tradition de la fraternité St Pie X, c’est qu’un supérieur général, simple prêtre, appelle d’autres prêtres à l’épiscopat ! Une nouvelle dans l’histoire de l’Eglise !
    A un enfant qui se comporte ainsi, on est sévère pour lui rappeler le sens du réel, et qu’il est bien dans un bien vilain caprice, dans un orgueil bien démesuré…
    Le drame certainement le plus épouvantable dans tout cela, c’est que cette désobéissance nuit aux principes mêmes de l’intérêt d’une liturgie sacrée, d’un enseignement plus ferme, et d’un souhait de plus de justice de la part de l’autorité.
    Tout chrétien pleure cette division, et en même temps, le coupable est celui ou ceux qui doivent obéir et être cohérents avec leur position.
    Abbé Timothée PATTYN ; prêtre du diocèse de Lyon (conscient que par ce post, il subira « la charité » du « milieu »…

    1. Ce message est odieux du début à la fin.
      Oui Monsieur lorsque vous bénissez le péché impur contre nature (Fiducia Suplicans) ou lorsque vous profanez le Saint Sacrement en donnant la communion aux adultères (Amoris Laetitiae) vous conduisez les âmes en Enfer.
      Lorsque vous dites que toutes les religions ont été créées par Dieu (Assise ou Abu Dhabi) vous conduisez également les âmes en Enfer.
      Et puisque vous parlez de liturgie, la nouvelle messe a été inventée par un franc maçon (Bugnini) pour plaire aux protestants (voir le bref examen critique des cardinaux Ottaviani et Bacci).
      Par charité je ne parle pas des livres obscènes écrits par Fernandez qui bafouent les commandements de Dieu et la morale catholique.
      C’est en voyant des prêtres comme vous qu’on se dit que l’existence de la Fraternité St Pie X est providentielle.
      Pour rien au monde je ne voudrais avoir affaire à des prêtres modernistes.

      1. C’est désolant, TD, vous ne répondez en rien aux constats de l’abbé Timothée Pattyn. Vous ne caractérisez son message que par le terme « odieux » et, par un amalgame improbable, vous l’accusez de tous les maux propres à un prêtre moderniste. Vous semblez oublier qu’il y a toujours eu des crises dans l’Eglise.

        En affirmant, sans aucune argumentation, que la FSSPX, à elle seule, a entièrement raison contre le reste de l’Eglise (un pape, 5000 évêques, 400000 prêtres, 1,4 milliard de fidèles, quand même), vous semblez vous enfermer dans un sectarisme affligeant.

        Pour conclure, je souhaite simplement rappeler ce rappel à l’obéissance de Ste Catherine de Sienne à l’attention des seigneurs de Florence, à une époque où l’Eglise était dans une situation de grande précarité (d’ailleurs, elle a toujours été dans cette situation…) :

        « En étant en guerre avec Dieu par l’injure que vous avez faite à son Vicaire, à notre Père,
        je dis que vous vous êtes affaiblis, puisque vous avez perdu son secours, je sais que
        beaucoup ne croient pas avoir offensé Dieu, et qu’ils s’imaginent lui avoir été agréables
        en persécutant l’Eglise et ses pasteurs ; ils se défendent en disant : ils sont coupables,
        et font beaucoup de mal ; et moi je vous dis ce que Dieu veut et vous ordonne : lors
        même que les Pasteurs de l’Eglise et le Christ de la terre (le pape) seraient des démons
        incarnés, au lieu d’avoir la douceur et la bonté d’un père, il faudrait leur être SOUMIS et
        OBEISSANT, non pas à cause d’eux, mais à cause de l’obéissance que nous devons à Dieu,
        qu’ils représentent. »

        1. M Clovis La Fraternité St Pie X n’a pas entièrement raison à elle seule, elle se contente de garder la foi catholique intégralement sans rien ajouter ni retrancher. La Fraternité St Pie X ne rejette aucun dogme contrairement à des episcopats entiers comme l’episcopat allemand et bien d’autres. Les évêques allemand, belge, autrichiens ou français sont dans l’hérésie la plus complète. La crise actuelle de l’Église est sans précédent. C’est une crise qui s’attaque au cœur de la foi catholique. En gardant la foi catholique, la morale catholique et la liturgie catholique on est sur de ne pas se tromper et c’est ce que fait la Fraternité St Pie X.

  9. Excellent article mais je tiens à préciser que les consécrations épiscopales réalisées par Mgr Williamson l’ont été de sa propre initiative alors qu’il n’était plus membre de la Fraternité St Pie X, donc ces consécrations épiscopales ont été faites en dehors de la Fraternité St Pie X. Il ne faut donc pas en faire le reproche à la Fraternité St Pie X.
    A part cela il est bien évident que la fureur satanique de la Rome moderniste contre la Fraternité St Pie X s’explique par la volonté des modernistes d’en finir définitivement avec la Tradition. Et c’est parce qu’il savent que la Tradition va continuer avec le sacre des évêques qu’ils sont en fureur.
    On le dit depuis 1976 , 1988, la Fraternité St Pie X est pleinement catholique et nullement schismatique.
    On le redit à nouveau en 2026.
    Ces sacres de 2026 ont de nouveau sauvé la foi catholique.
    S’ils croient que ces fausses et injustes sanctions vont détruire la Fraternité St Pie X, ils se font des illusions. Ce sera un ratage retentissant tout comme en 1988. Du reste Benoit XVI a « levé » les fausses « excommunications » en 2009 sachant pertinemment que ces fausses « excommunications » ne tenaient pas la route.
    Vive la Fraternité St Pie X.
    Un jour on reconnaitra que Mgr Lefebvre et Mgr De Castro Mayer ont été les Saint Athanase du 20ème siècle.

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