Revue N°169 - Version PDF - Rapport de la CIASE, la honte...

Depuis le 10 octobre 2021 l’Église est entrée en synode. Il s’agit, merci de ne pas rire, d’un « synode sur la synodalité ». La méthode de travail proposée est désormais publique, les sujets abordés connus. Aucune remise en cause des méthodes et des hommes qui ont conduit à la situation catastrophique, en termes de transmission de la foi et de taux de pratique religieuse ne semble être à l’ordre du jour. Le leitmotiv est de « marcher ensemble », même si on ne sait pas très bien dans quelle direction. L’objectif affiché de ce synode est de « porter des fruits de communion, de participation et de mission ». En d’autres temps, et peut-être dans une autre religion, il se serait agi de grandir dans la foi, l’espérance et la charité.

Le rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l’Église n’en finit pas de faire des vagues. Nous traitons de ce sujet sous trois aspects.

Tout d’abord Eulalie Laroche s’interroge sur la composition même de cette commission et le climat général de libertinage post soixante huitard dans lequel ont eu lieu les faits incriminés. Ensuite Jean-Pierre Maugendre revient sur le contenu de ce rapport et les questions de méthodologie qu’il soulève.

Enfin, la commission Sauvé ayant clairement préconisé de mettre fin au secret de la confession, cette préconisation a donné lieu à une passe d’armes entre le président de la Conférence des Évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Au-delà de l’agitation médiatique le chanoine Benoît Merly rappelle les fondements théologiques et doctrinaux du caractère absolument inviolable du secret de la confession.

Le procès qui nous a été intenté par plusieurs associations LGBT et dont nous sommes sortis relaxés est l’occasion de rappeler les rapports, trop oubliés, entre la loi naturelle et la loi civile. Cette relaxe est également une grande victoire judiciaire et médiatique. En effet elle reconnaît le droit à l’Église d’exprimer son enseignement, fut-il en opposition avec les lois civiles en vigueur. Plusieurs évêques nous ont soutenu dans ce combat pour la liberté de l’Église. Nous leur en sommes infiniment reconnaissants et sommes heureux de vous présenter leurs témoignages.

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