Revue N°168 - Stop Traditionis custodes

Les débats autour du concile refont surface après la promulgation, le 16 juillet, par le pape François du Motu Proprio Traditionis custodes, visant à la suppression, à terme, de la célébration de la messe traditionnelle. Il est en effet reproché aux fidèles et aux prêtres attachés à la liturgie antique de l’Eglise de « douter du Concile » Vatican II. Sans doute n’est-il pas inutile de chercher à préciser ce que peut bien signifier cette expression. Est-ce à dire que chaque événement du Concile a été guidé par l’Esprit-Saint ? Que chaque ligne des Actes (800 pages) de ce Concile pastoral est frappée d’infaillibilité ? Que la sainteté présumée du Concile et de ses promoteurs empêcherait tout débat sur ses conséquences ?

La publication du Motu Proprio Traditionis custodes a frappé de stupeur l’ensemble du monde traditionnel. Immédiatement un certain nombre d’initiatives locales ou internationales ont surgi pour dénoncer la violence de l’interdiction de la célébration de la messe dite de Saint Pie V. Regroupées sous la bannière Stoptraditioniscustodes .org plusieurs associations ont dénoncé publiquement cet abus de pouvoir en lançant un « Appel aux catholiques du monde entier » et appelé à la prière par un « Rosaire mondial pour la liberté de la messe traditionnelle ». Comme l’a opportunément rappelé Mgr Mutsaerts, évêque auxiliaire de Bois-le-Duc au Pays-Bas : « La liturgie n’est pas un jouet des papes, mais l’héritage de l’Eglise ».

L’effondrement de la pratique religieuse, depuis globalement la fin du Concile, entraîne une désaffection croissante des dizaines de milliers de culte catholiques qui parsèment notre territoire. Régulièrement la presse se fait l’écho de destructions ou de désaffectations d’églises. Or, fruit de l’histoire, le statut juridique de tous ces lieux de culte est particulièrement complexe. Rappels historiques et perspectives juridiques permettent de mieux pressentir ce que pourra être l’avenir de ces lieux de culte.

Si certains se plaignent de la lenteur de la justice française, notre association ne pourra pas lui faire ce reproche. En effet c’est dès le 18 octobre prochain que Jean-Pierre Maugendre comparaîtra devant la XVII éme chambre du tribunal correctionnel de Paris. Nous sommes poursuivis par l’association Stop homophobie au motif de « provocation à la discrimination à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle ». Nous nous sommes en fait contentés de reproduire une déclaration signée par deux cardinaux et trois évêques qui rappelait l’enseignement traditionnel de l’Eglise selon lequel « Les autorités civiles ne doivent pas établir d’unions civiles ou légales entre deux personnes de même sexe ».

Malgré un contexte sanitaire qui a permis la mise en place d’une véritable dictature « digitale-socialiste » notre 29 éme Université d’été a pu se dérouler dans de bonnes conditions dans le magnifique cadre de ce qui fut l’abbaye cistercienne du Pin à Béruges, à proximité de Poitiers. Tous les conférenciers avaient répondu présents pour traiter d’un sujet d’une brûlante actualité : « Naissance d’une religion : l’écolo-hygiénisme ».

Si Dieu veut et les conditions sanitaires le permettent rendez-vous pour notre 29 éme Fête du livre le dimanche 5 décembre au domaine de Grand maisons à Villepreux.

7,00

Informations complémentaires