Revue N°167 - Version PDF - Un hôtel de luxe plutôt qu'un séminaire

Alors que la dictature sanitaire relâche peu à peu son étreinte implacable sur tous les aspects de notre vie quotidienne, de la distinction entre ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas, en passant par le port du masque obligatoire, en plein air, que ce soit au cœur du massif de la Vanoise ou en pleine mer un totalitarisme mou- un moulag- se met en place de manière de plus en plus évidente. Ainsi notre association est traînée devant les tribunaux par une des nouvelles ligues de vertu du politiquement correct en l’occurrence l’association Stop homophobie largement subventionnée par la Région Ile-de-France de Valérie Pécresse. Nous avons dû changer le lieu de notre Université d’été en raison de menaces de trouble à l’ordre public de la part d’éventuels opposants dans le sanctuaire qui nous faisait l’amitié de nous accueillir.  Enfin, une de nos émissions Terres de mission sur TV Libertés n’a pu être diffusée sur YouTube en raison du blocage du compte de TV Libertés par YouTube. N’est-ce pas Staline qui définissait la constitution de la défunte URSS comme « la plus démocratique du monde » ?

Décédé le 6 mai dernier l’abbé Paul Aulagnier fut une figure haute en couleur et marquante du mouvement dit traditionaliste en France à partir des années 1970. Côme de Prévigny dresse le portrait d’un « fonceur » qui sut, à la demande de Mgr Marcel Lefebvre, organiser ce qu’il est convenu d’appeler la résistance à l’autodestruction de l’Église multipliant les fondations de prieurés, les créations d’école et soutenant les œuvres dont il estimait qu’elles menaient le bon combat. Alors que disparaît la génération de ceux qui furent au cœur des batailles post conciliaires : liturgiques et doctrinales il convient de ne pas oublier ceux sans qui rien de ce qui reste encore debout aujourd’hui, quoique toujours fragile, n’existerait.

Jean Madiran dressant le bilan de mai 68 écrivait : « Une révolution qui est la Révolution se dresse contre un ordre qui n’est pas l’ordre ». Depuis plus de deux siècles nous avons oublié ce que c’est que de vivre dans une société régie par un ordre juste, ce qui ne veut pas dire parfait, mais signifie que les principes d’organisation de la société reposent sur la loi naturelle et non sur des utopies plus ou moins mortifères. Le chanoine Laurent Jestin, de manière érudite et argumentée, nous rappelle quels sont les principes qui régissent un ordre réellement juste dans la société.

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