Abbé Bernard de Lacoste, IRIS, 126 pages
Le célibat sacerdotal est aujourd’hui en crise. Entre 1964 et 2004, en l’espace de 40 ans, 69 063 prêtres ont abandonné le ministère sacerdotal. Le magistère, quant à lui, semble s’interroger sur la pertinence de cette règle, beaucoup l’accusent d’être responsable de la crise des vocations et de celle des abus sexuels dans l’Eglise, pas de mois ne passe sans que tel ou tel prêtre, plus ou moins médiatisé, n’annonce son abandon du sacerdoce pour l’amour de Sophie, Caroline ou… André ! Trop de fidèles, et de clercs doutent : l’Eglise catholique ne placerait-elle pas la barre trop haut en étant la seule institution sur cette terre à promouvoir un célibat sacerdotal total, libre et définitif. Monsieur l’abbé de Lacoste nous livre ici, avec un réel talent pédagogique, un très précieux ouvrage réconfortant, précis, concis et argumenté. La méthode est classique : une objection est posée puis réfutée. Ce sont pas moins de vingt difficultés à propos du célibat sacerdotal qui sont ainsi traitées : En imposant le célibat à ses prêtres l’Eglise dévalue le mariage ; les églises catholiques orientales autorisent l’ordination sacerdotale d’hommes mariés. Pourquoi ne pas étendre cette discipline à l’Eglise universelle ? le célibat sacerdotal est la cause principale des nombreux abus du clergé sur mineurs, etc. L’argumentation de l’abbé de Lacoste s’appuie sur des arguments non seulement théologiques mais aussi historiques, canoniques, scripturaires et spirituels. Les documents du magistère, depuis les temps apostoliques jusqu’aux déclarations contemporaines, sont largement sollicités, enrichis d’études traitant des sujets d’actualité.
Un ouvrage désormais indispensable pour les laïcs et les clercs qui souhaitent pouvoir rendre compte, paisiblement mais fermement, de leur attachement, par amour du Christ et fidélité à l’Eglise, au célibat sacerdotal, « perle brillante du sacerdoce catholique » (Pie XI, Ad catholici sacerdotii fastigium, 20 décembre1935).
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Jean-Pierre Maugendre
