Henri Peter, Editions Via Romana, 336 pages, février 2024 – 25€
Le 22 février 1943, Sophie Scholl (21 ans) et son frère Hans (23 ans) sont guillotinés à la prison de Stadelheim. Depuis quelques mois ils animent le réseau de résistance au nazisme La Rose Blanche. Ces étudiants et universitaires dénoncent par des tracts, aujourd’hui d’une brûlante actualité, le régime totalitaire qui s’est abattu sur l’Allemagne.
C’est l’itinéraire intellectuel et spirituel de ces luthériens au seuil du catholicisme que nous invite à découvrir Henri Peter. Itinéraire intellectuel à la suite de saint Augustin, Pascal, Newman, Claudel, Bernanos, etc.
Originellement fascinés par le nazisme, Hans et Sophie en découvrent peu à peu le caractère diabolique.
Le récit de Henri Peter fait une large part aux écrits et lettres qu’échangent entre eux les futurs acteurs de la Rose Blanche et leurs amis. Le personnage de Sophie apparaît plus attachant que celui de son frère à la vie sentimentale un peu erratique. Nous retiendrons pour nous l’ultime admonestation de Sophie à son frère, la veille de monter à l’échafaud : « Reste fort, pas de concessions ! »
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Jean-Pierre Maugendre
