« Quand Dieu efface, c’est qu’Il veut écrire » : quand Patrick Buisson commente Bossuet !

Conférence de Patrick Buisson lors de la Fête du Livre 2021 à Villepreux.

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3 réponses

  1. Je ne crois définitivement pas que Dieu efface avant d’écrire … au contraire : Dieu écrit . Il est le premier. Ce qui en découle : la conversion vient bientôt, débarrassée de tous nos manquements qui obscurcissent, de tous nos péchés qui font obstacle à notre rédemption. (C’est ainsi de saint Paul à saint Charles de Foucault comme pour notre propre conversion) Notre confiance en Dieu conduit à l’Amour (comme nous le dit sainte Thérèse) mais l’Amour, Dieu, est déjà là !
    Nos combats personnels ou mondiaux sont la chute de Saul, désarçonnés et aveuglés par la prise de conscience de notre médiocrité voir de notre indigence impunie nous avons le choix ( car Dieu nous souhaite libres) entre nous débattre dans le marasme dans lequel nous sommes plongés cherchant désespérément les raisons et les responsables de notre infortune (certains y passe leur vie) ou chercher la présence de Dieu, accueillir Celui qui nous rendra la vue… la vrai vie, et prendre enfin le Chemin qu’Il nous fait connaître : Jésus.

    Le Pape François est en effet très lucide sur la nécessaire place du Christ pour le salut de l’humanité et c’est ainsi qu’il invite tous et chacun à la vie Évangélique et ceci, quotidiennement, depuis le début de son pontificat.

    Si j’osais je dirais que le salut de l’humanité ( n’est ce pas le seul objectif de tout Homme d’Église ?) dépend de notre conversion personnelle, qui que nous soyons, de notre témoignage de vie ( foi espérance et charité), de notre adhésion au Christ (adhésion en esprit et en vérité)

    Le travail de l’église depuis plus de 2000 ans a été de tenir compte de l’ignorance des humains, de leurs pensées éloignées de Celles de leur Créateur, elle a dû faire face à leurs actions contre-Dieu, et écrire des textes et dogmes pour qu’ils comprennent la nécessité de se convertir… ces écrits ainsi que ceux de nos saints prédécesseurs sont précieux car ils nous aident à vivre notre foi. Mais, notre conversion, notre vie, ne peut se vivre que par chacun de nous. Accomplir la Volonté du Père, nous aimer les uns les autre.

    Et si nous vivions la Pentecôte ?… alors que Jésus s’est éloigné de notre pauvre terre, Il nous envoie son Esprit.
    Je pense que Le bon Dieu, par le Pape François, nous prépare à cette Pentecôte.

    Hauts les cœurs ! Belle Pentecôte !

  2. Rappel : il ne tient qu’aux catholiques de continuer davantage à dire aux évêques, de la manière la plus charitable mais aussi la plus explicite qui soit, que s’ils sont, en tant que catholiques, clairement et fermement opposés au maintien en vigueur de l’idéologie du « dialogue » pastoral et du « renouveau » liturgique, ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas compris, mais c’est au contraire parce qu’ils ont très bien compris cette idéologie.

    En d’autres termes, il ne tient qu’aux catholiques de faire en sorte que le consensualisme fraternitaire, iréniste et moderniste, qui a conquis le pouvoir, dans l’Eglise catholique, en octobre 1962, ait une durée de vie comparable à celle du communisme soviétique, qui a sévi pendant 75 ans.

    Donc, rendez-vous « après-demain », en 2037, et c’est bien parce que François et ceux qui l’ont élu ont très bien compris le « danger », que le successeur de Benoît XVI s’efforce de rendre irréversibles les « acquis mentaux » les plus propices à la pérennisation de cette idéologie, d’où sa stratégie d’actualisation de la même idéologie, au moyen du périphérisme, vers l’extérieur de l’Eglise catholique, et du synodalisme, vers l’intérieur de l’Eglise. Sous cet angle, anti-tridentiniste au point d’être anti-traditionnel dans la foi, par a priori et par esprit de système, François est très lucide.

  3. En l’occurrence, si Dieu veut effacer afin et avant d’écrire, Il n’est pas le seul, puisque des ennemis de Dieu, eux-aussi, veulent le faire, dans le cadre de la cancel culture, c’est-à-dire dans le cadre de l’incrimination puis de l’élimination ou de l’oblitération de bien des références culturelles, historiques et sociétales apparues bien avant les idées et les valeurs du monde contemporain, au moyen d’une instrumentalisation de ces valeurs, dont l’anti-racisme, dans une optique d’amplification du lavage de cerveau que le monde occidental inflige à lui-même, depuis l’après – 1945.

    A partir de là, on est en droit de se demander si la chanson d’Annie Cordy « La bonne du curé » ne comporte pas le célèbre : « Je voudrais bien, mais j’ peux point » le plus approprié qui soit, pour décrire bien des évêques d’aujourd’hui, plus réalistes que leurs prédécesseurs des années 1960-1970, mais incapables de faire preuve du courage et de la franchise qui sont vraiment indispensables à la remise en cause de la pactisation de l’Eglise catholique avec le monde contemporain qui s’est produite au Concile Vatican II et dont nous subissons les conséquences, encore aujourd’hui.

    On ne pactise pas impunément avec une « civilisation du divertissement » qui fonctionne fréquemment, voire constamment, à l’apostasie et à l’idolâtrie, et il est absolument ahurissant que, aujourd’hui encore, aussi peu d’hommes d’Eglise prônent la libération, à l’égard de l’ambiguïté, de l’aveuglement, de l’imprécision, de l’indistinction, de l’imprudence, de l’insipience, de l’irénisme et de l’utopisme présents dans Gaudium et spes et dans la pastorale suiviste qui a commencé à en découler, dès l’automne 1965, et qui continue à en decouler, depuis le printemps 2013.

    De même, on ne pactise pas impunément avec la vision d’après laquelle tout catholique qui consent à dire la vérité, mais aussi à en vivre, dans les domaines de la foi et des moeurs, au point de déplaire à des catholiques irénistes et modernistes, à des non catholiques, à des non chrétiens et/ou à des non croyants, a un point de vue doublement illégitime, en ce qu’il est « dépassé par l’évolution des mentalités » et en ce qu’il « manque de charité », ou en ce qu’il est déficient en « discernement évangélique » et en ce qu’il est dépourvu « d’ouverture sur les périphéries »…

    A ce compte-là, tout catholique qui souscrit à Veritatis splendor, à Evangelium vitae, à Fides et ratio et à Dominus Iesus, de Jean-Paul II, ne s’expose-t-il pas au risque de manquer de « discernement évangélique », de sens de la « misericorde », et « d’ouverture sur les périphéries », compte tenu du fait que les clercs catholiques partisans et promoteurs de ce discernement, de ce sens et de cette ouverture se positionnent fréquemment comme si ces quatre éléments très importants de l’enseignement de Jean-Paul II n’existaient tout simplement pas ?

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