Lettre ouverte à Monseigneur Aupetit

Monseigneur,

L’instant de la consternation passé vient celui de l’indignation et de l’analyse. Vous avez tenu hier sur radio Notre-Dame au micro de « Marie-Ange » des propos qu’il convient de rappeler pour l’histoire dénonçant : « les gens qui veulent en faire à leur tête », « communier sur la langue », les accusant de « faire n’importe quoi » et de poursuivre leur « petit business dans leur coin ». Il s’agirait de devenir « sérieux » et d’obéir.
Le code de droit canonique en vigueur prévoit en son canon 212 §3 que les laïcs : « ont le droit et même le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauve l’intégrité de la foi et des mœurs et la révérence due aux pasteurs et en tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes ». C’est fort de ce droit, qui est même un devoir, que je me permets de m’adresser à vous.

J’observe tout d’abord que, durant cet entretien radiophonique, vous n’avez pas eu une parole de compréhension, ni de compassion, pour les catholiques qui ont simplement demandé publiquement, après l’interdiction de tout culte public par le gouvernement, une chose, a priori, banale : pouvoir assister à la messe ! Est-il incongru de penser que souhaiter assister à la messe et y communier n’est pas un « business » mais, pour un catholique, une aspiration légitime, une nécessité vitale et même un devoir ? Vous écrasez ces catholiques de votre mépris donnant la pathétique impression que vous cherchez à reprendre en main votre compagnie après que votre colonel vous a vertement signifié que vous ne teniez pas vos troupes. Votre intervention, brutale, au lendemain d’un contact avec M. Darmanin ne peut apparaître comme le simple fruit du hasard. Reviennent à mon esprit les propos du pape François condamnant le cléricalisme qui « condamne, sépare, frustre, méprise le peuple de Dieu ». Je crains que vous ne soyez tombé dans cette attitude, justement dénoncée par le Saint-Père.

Au mépris du droit vous jetez l’anathème sur les catholiques qui souhaitent communier dans la bouche. En effet, l’instruction de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements Redemptionis Sacramentum prévoit (n 92) « Tout fidèle a toujours le droit de recevoir, selon son choix, la sainte communion dans la bouche ». Ce que le père Rivoire confirmait dans un article récent : « Si un décret général prohibe, même ad tempus, la communion dans la bouche, il est invalide car, si l’évêque diocésain est le modérateur de toute la Liturgie dans son diocèse, par voie législative ou administrative, il ne peut agir contrairement à une loi supérieure (principe de la hiérarchie des normes, c. 135 § 2 du Code Droit Canonique). » (1) Aller contre ce droit c’est faire preuve d’un autoritarisme, dont on croyait que le concile Vatican II avait libéré l’Église.

Concernant le fait que la communion dans la bouche date du VI ème siècle, c’est un fait qu’il serait cependant honnête de compléter par le rappel, sur lequel les historiens s’accordent, que le mode de réception de la communion dans la main n’avait, alors, rien à voir avec ce qu’il est aujourd’hui : « On recevait la sainte Eucharistie sur la paume de la main droite et les fidèles n’avaient pas le droit de toucher la sainte hostie avec leurs doigts, mais ils devaient s’incliner la tête vers la paume de la main et prendre le sacrement directement avec la bouche, donc, dans une position d’inclinaison profonde et non debout »(2). Notons, sous l’aspect purement sanitaire, qu’aucune preuve n’a été apportée que la communion directement sur la langue serait plus dangereuse que la communion dans la main. D’innombrables témoignages attestent, en revanche, que la pratique de la communion dans la main a été l’occasion de sacrilèges et de profanations notamment par la dispersion d’infimes parcelles eucharistiques sur des mains qui ne peuvent être ensuite purifiées, comme le sont, à l’autel, celles du prêtre.

Bien franchement vous donnez à de nombreux fidèles la pénible impression de n’être que, pardonnez-moi l’expression, « le petit télégraphiste » de M. Darmanin, dans une obéissance servile aux autorités politiques qui n’est, malheureusement, pas nouvelle. La tradition est ancienne. Ainsi, au moment des lois de séparation de l’Église et de l’État, Mgr Turinaz, évêque de Nancy, fustigeait : « les catholiques qui sont dominés et aveuglés par une double passion, la passion de la servitude envers l’État et la passion des concessions perpétuelles et universelles ». (Cité par Jean Sévillia in Quand les catholiques étaient hors la loi, p 213). Je vous confesse, bien simplement, ne pas avoir un respect quasi religieux pour les lois de la République. Ce sont les lois de la République qui ont programmé le génocide vendéen, confisqué les biens de l’Église, expulsé les religieux, et qui aujourd’hui légalisent 200 000 avortements par an, l’IMG jusqu’à la naissance, la distribution gratuite de pilules contraceptives aux mineures, etc. Sans doute pourrez-vous comprendre que tous ces faits créent une certaine distanciation avec la sacralité de la loi républicaine.

Enfin, après avoir été médecin des corps vous voici médecin des âmes. A vos enfants qui vous demandent du pain vous jetez des pierres et cela dans un contexte de désastre spirituel et matériel sans équivalent dans l’histoire de notre pays. Il est beaucoup question de ne pas désunir la communauté chrétienne. Louable intention ! Cependant cette recherche de l’unité ne peut se réaliser dans la soumission inconditionnelle aux autorités politiques. Elle doit se faire dans la charité qui est l’amour de Dieu. Ces divisions dans la relation au monde et aux autorités politiques ne sont pas nouvelles. N’est-ce pas saint Grégoire de Naziance qui, déjà, déclarait à propos des évêques de son temps : « Nous servons le siècle et les exigences de la foule. Nous laissons notre bateau aller au gré du vent du moment ».
Simple catholique du rang je n’ai d’autre prétention par ces quelques lignes que de vous signifier que votre propos m’a blessé. Je crains malheureusement ne pas avoir été le seul.

Veuillez agréer, excellence, l’expression de mes sentiments affligés, sereins et déterminés mais respectueux in Christo.
Jean-Pierre Maugendre
Délégué Général


PJ : Concernant la communion dans la main, je me permets de vous adresser le livre de Mgr Schneider : Corpus Christi la communion dans la main au cœur de la crise de l’Eglise 
(1) Homme nouveau No 1707 du 14 mars 2020
(2) Mgr Schneider (in Christus Vincit, Contretemps, p 276)  

40 réponses

  1. – en ce temps de pandémie la communion dans la main est autorisée. Elle est préférable à l’absence de communion.
    – en ce temps de pandémie la communion dans la main est un signe d’une charité aussi grande qu’est l’effort. Le virus étant dans les gouttelettes, dans la salive, dans l’haleine.
    – en ce temps de pandémie comme en tout temps, l’obéissance est la clé de la sainteté.
    – en ce temps de pandémie comme en tout temps, celui qui crée la division comme celui qui désobéit, c’est le malin.

  2. Comprenons nous bien : nous nous efforçons de suivre le Christ ! …et c’est ainsi que nous sommes chrétiens, et c’est ainsi que nous sommes d’Église ! Nous sommes catholiques car le Christ est la tête de son corps qui est l’Église et personne d’autre n’est notre maître ! ( comme nous le rappelle si simplement Kenji dans ce si beau chant « O prends mon âme » …merci à lui) Alors, oui, nous soutenons les prêtres et les évêques mais nous les suivons seulement dans la mesure où eux suivent le Christ, et c’est librement ( de cette liberté des enfants de Dieu) que nous nous efforçons de vivre notre foi.
    Le Pape François, successeur de saint Pierre, nous invite à prendre (… ou reprendre) le Chemin de la Foi, l’Espérance et la Charité, chaque jour contre « vents » et « marées », il nous rappelle tous les mystères de la vie Évangélique que nous avons à incarner à la suite de Jésus avec notre Mère bien aimée. C’est bien notre Père que nous écoutons à travers ses paroles …nous et tous les habitants de cette planète. Ne renonçons pas à la confiance en Dieu pour des différents ou des incompréhensions. Rappelons-nous que nous serons jugés sur l’Amour …sur rien d’autre.

  3. Cher ami,

    un grand et profond merci pour votre exceptionnelle réponse à destination de l’ex médecin qui a oublier qu’il est avant tout Prêtre.
    Nous commençons à comprendre pourquoi il sera le seul Archevêque de Paris …… sans Cathedrale.

    D’autant plus qu’il convient toujours de balayer devant sa porte, je me suis rendu à St Germain de L’Auxerrois, avant le confinement, j’en fus stupéfait. Stupéfait du non respect des distanciations au moment du mouvement de « communion ». Les fidèles entassés les uns sur les autres dans les files, nombre d’entre eux remontant au milieu de la dite file centrale !!! Tout cela devant le regard « bienveillant » de l’archevêque, du recteur de la cathédrale etc… Presque une mise en danger d’autrui. (Réceptionnant la Corpus-Christi exclusivement sur les lèvres, c’est à genoux sur j’assistais à ce manège).

    A force de fréquenter Anne, ils ne voient plus rien venir, sauf peut-être les mirages du « général » adeptes des curieux mœurs des contraires, à la sauce rue cadet. Que voulez-vous le champagne est plus nocif, que le Sang de notre Seigneur.
    Pas facile de choisir entre deux maîtres ….

    Ignis vero numquam dicit : Sufficit !!!
    Montjoye Saint Denys.

  4. Bravo mille fois. A la place de nous insulter il ferait mieux de sortir de son château archevêché non pour se promener avec son manteau rouge qui fait chic sur Paris que d’aller visiter et donner les sacrements aux anciens SEULS. Je lui ai envoyé un mot mais ce Monsieur est trop éprit de son rang … Excusez moi mais voir que les évêques nous abandonnent en faisant la fine mouche au gouvernement ! Je ne donnerai plus de denier au culte puisque on ne bosse pas …. !

    1. Les communautés qui vivent le Christ et qui dépendent des évêchés ont du soussis à se faire , car si les ordres sont les ordres et de surcroît politiques alors plus de 2000 sur la réflexion de l’homme face à Dieu va être effacée. C’est bien triste de proposer cela à nos enfants qui eux sont bien plus proches des Cieux temporellement que nous qui vieillissons et nous tenons de force de plus en plus éloigné de la rédemption. C’est une souffrance qui n’a pas de nom et s’y rajoute aujourd’hui  »plus de temps ».

  5. Pour ma part, je prefère avoir la messe tous les jours, même avec un masque ridicule et inutile, même en changeant ma façon de communier, que d’être privé de ce sacrement qui me fait vivre.

  6. Merci de cette excellente mise au point ! Il est, en effe, INDISPENSABLE pour nos évêques et prêtres, de lire le livre lumineux de Mgr Schneider ! Mais ont-ils suffisamment d’humilité et d’honnêteté pour le faire ?

  7. Merci, merci, merci! Monsieur Maugendre! On attend la réponse de Mgr Aupetit… De plus s’il ne voit pas que cette organisation sanitaire n’est qu’une manipulation diabolique, quel médecin est-il?

  8. Merci et Bravo monsieur pour cette magnifique réponse !
    Décidément, certains évêques ont ils encore la Foi ?…
    Debout les catholiques ! Ne nous laissons pas abattre.
    À la suite de notre Sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France : « les hommes batailleront et Dieu donnera la victoire! »..

  9. Bien Cher JEAN PIERRE, merci pour cette mise au point justifiée et salutaire .Notre combat pour rétablir Dieu au Coeur de la cité et de nos vies ne fait que commencer .
    Que Dieu vous garde

  10. Pratiqueriez-vous la censure ?
    Je retente :
    Le problème n’est pas de savoir s’il est mieux de recevoir la communion sur la main ou sur la langue.
    Le problème est que l’Eglise s’est engagé sur un certain nombre de règles pour pouvoir célébrer la messe après le premier confinement.
    Ces règles sont le résultat de négociation avec le pouvoir, qui n’est pas spécialement ami de l’Eglise.
    Lorsque l’on arrive à un accord, il est fondamental de le respecter afin d’être crédible.
    Surtout lorsque cet accord est conclu avec quelqu’un qui ne nous veut pas du bien.
    Même si cet accord est un compromis qui ne nous satisfait pas entièrement.
    Mgr Aupetit a parfaitement raison, ceux qui ne respectent pas les règles sur lesquelles l’Eglise s’est engagée, décrédibilise sa parole et son engagement.

    1. L’église s’est engagée ?

      CERTES, mais unilatéralement sans tenir compte, ni du droit de son autorité supérieure, ni de l’observance de très nombreux catholiques en conformité à ce même droit cannonique supérieur.
      Elle s’est engagée, de surcroît, sur des bases ne reposant sur aucune référence et / ou étude médicale, scientifique sérieuse et avérée, exclusivement sur un ressenti, une interprétation personnelle d’un individu, fussent-il évêque.

      Sauf qu’aujourd’hui nous ne sommes plus au moyen âge, que la dite église temporelle n’est plus que l’ombre d’elle-même.

      Heureusement et n’en déplaise à Monseigneur notre Archevêque « sans cathedrale », nous avons tout loisir de participer à des Messes clandestines, unique recourt devant la persécution de notre propre clergé. Pour autant tous les fidèles doivent pouvoir librement assister à l’Offrande du Saint Sacrifice Eucharistique, autant qu’ils ont la possibilité de se faire contaminer dans les grandes surfaces ou les transports en commun. Et ce n’est pas le rôle d’un prêtre, fut-il évêque d’en décider. À défaut, qu’il embrasse alors la carrière politicienne.

  11. D’un côté comme de l’autre, ne nous complaisons pas dans ce qui peut nous diviser car le «  grand gagnant » risque de devenir notre unique ennemi commun ( …. enfin je suppose)

    …Et oui Monseigneur Aupetit, nous détournerons toujours une loi de l’état qui nous empêche de communier au Corps du Christ, qui nous empêche de baptiser, qui transforme nos églises en mascarades …. ou qui nous incite à avorter …

  12. La communion dans les mains. Il ne s’agit pas d’une rupture avec la tradition, mais de la remise en valeur d’un geste traditionnel oublié (cf. St Cyrille de Jérusalem «  Quand donc tu t’approches, ne t’avance pas les paumes des mains étendues, ni les doigts disjoints ; mais fais de ta main gauche un trône pour ta main droite, puisque celle-ci doit recevoir le Roi et, dans le creux de ta main, reçois le Corps du Christ, disant : “Amen !”  »; Philoxène de Mabboug « Tu adores le Corps vivant que tu portes dans tes mains. Ensuite parle-Lui à voix basse : “Je Te porte, Ô Dieu vivant, je Te tiens dans le creux de mes mains, Dieu des mondes que les mondes ne sauraient contenir… et vois comme mes mains T’enserrent avec confiance, rends-moi digne Seigneur de Te manger de façon sainte et de goûter à la nourriture de ton Corps comme à la Saveur de ta vie. »)

    1. « la remise en valeur d’un geste traditionnel », dites-vous.

      Cher Monsieur, on nous a déjà fait le coup quand on a tourné les autels, supprimé le latin et le grégorien, remplacé l’orgue par des guitares, abandonné les soutanes pour une tenue civile et même retiré les statues des églises au lendemain du Concile, en nous susurrant alors que le socialisme (retour au « communisme » des premières communautés chrétiennes) était une option légitime… jusqu’à ne trouver aujourd’hui rien à redire, bien au contraire, à l’union civile des homosexuels …

      Les réformateurs ont toujours eu de bonnes raisons, en fait de mauvais prétextes, pour détruire tout ce qu’il y a de véritablement traditionnel dans l’Église, dans sa liturgie comme dans sa doctrine : c’est même comme ça que les hérésies, officielles ou clandestines, ont pu prospérer et l’on en voit aujourd’hui le résultat !

    2. Interprétation personnelle, rien de plus, d’un prêtre. Sans aucune reference faisant ou ne pouvant faire loi.
      De surcroît, en aucun cas une interdiction a réceptionner le Corpus-Christi sur les lèvres.
      C’est la l’œuvre de sainteté, ne pas imposer, mais proposer, laisser le libre arbitre à chacun s’exercer.
      Œuvre de Charité, en toute sainteté…… ou ordonnance à la mode petit chef.

  13. Un grand merci pour cette belle lettre. Moi aussi j’ai été très choqué par ces propos. Je voudrais également dire que le Prêtre est un homme Consacré. Ses mains par cette consécration sont dignes de toucher Le Saint Corps de Notre Seigneur. Comment peut-on penser un seul instant qu’il y a un risque d’être contaminé par des mains qui sont par le fait même de cette consécration purifiées et encore plus par le fait de toucher Le Saint Corps du Christ? Oui nous risquons tous d’être contaminés. Mais c’est de La Vie même du Christ, contaminé de Sa force, de Sa Lumière, de Son Amour! Oui, voilà la plus belle des contaminations. Alors oui, recevons à genoux et sur la langue la plus belle des contaminations: La Sainteté de Notre Dieu d’Amour! Oui, « Rendez-nous la Messe »!!!

    Oui, il y a contamination. C’est la plus belle des contaminat

  14. Voilà qui est bien parlé, rendons grâce à Jean-Pierre Maugendre pour la hauteur et la fermeté de ses propos. J’ajoute seulement que nous recueillons là les fruits lointains du ralliement de l’Eglise à la république en 1894 à l’initiative de Léon XIII. Depuis lors, notre cher épiscopat est peu à peu passé du ralliement à l’obéissance. Puis de l’obéissance à la soumission. Aujourd’hui de la soumission à la vénération. Ainsi on ne compte plus les mitres molles (selon la juste expression d’André Frossard) qui n’ont pas assez de mots pour se louer des « valeurs » de la république et de son vivre ensemble. Pauvres brebis qui refusent de voir qu’elles sont gouvernées par des loups ou des serpents, c’est selon.

  15. J observe avec curiosité les lignes de fractures qui ne cessent de croître entre progressistes et conservateurs dans l église catholique….
    Évidemment il doit y avoir une liberté dans l église catholique.
    Evidemment les règles imposées par les autorités françaises peuvent interpeller et sont décrétées dans la droite lignée de la tradition jacobine française. Centralisée. Peu justifiée. Autoritaire.
    Pour autant, j éprouve toujours autant de mal à comprendre ce qui pousse certains catholiques à se montrer vindicatifs sur des rassemblements publics
    La liberté de foi est préservée.
    L état ne touche qu à la liberté de rassemblement.
    Et objectivement, L état des connaissances établies permet d affirmer raisonnablement que les rassemblements publics sont à éviter…..

    Si les groupes ne faisaient porter un risque que sur eux même, nous pourrions considérer des dérogations.
    Le fait que tout porteur puisse véhiculer la maladie pour autrui légitime à mon sens les interdictions de rassemblement public.
    C est une manière par ailleurs fort chrétienne de protéger la vie et les plus faibles…
    Peut être mieux que de s accrocher sur les modalités de la communion ou le fait de pouvoir chanter ensemble ?

  16. Le problème n’est pas de savoir s’il est mieux de recevoir la communion sur la main ou sur la langue.
    Le problème est que l’Eglise s’est engagé sur un certain nombre de règles pour pouvoir célébrer la messe après le premier confinement.
    Ces règles sont le résultat de négociation avec le pouvoir, qui n’est pas spécialement ami de l’Eglise.
    Lorsque l’on arrive à un accord, il est fondamental de le respecter afin d’être crédible.
    Surtout lorsque cet accord est conclu avec quelqu’un qui ne nous veut pas du bien.
    Même si cet accord est un compromis qui ne nous satisfait pas entièrement.
    Mgr Aupetit a parfaitement raison, ceux qui ne respectent pas les règles sur lesquelles l’Eglise s’est engagée, décrédibilise sa parole et son engagement.

  17. Bravo monsieur, et merci de si bien signifier ce que nombre de catholiques ressentent tant envers nos institutions que notre clergé.

  18. Merci Monsieur, pour votre courage et la pertinence de vos développements. Il faut continuer de dire à nos évêques que nous ne les suivrons pas dans le respect absurde qu’ils ont de ces décrets liberticides, et que nous n’obéirons à aucune de leurs propres prescriptions s’opposant au bien commun de l’Eglise.

  19. Oui, merci M. Maugendre d’avoir dit à Mgr Aupetit ce que nous pensons plus largement des prises de positions, disons soumises, de la CEF au gouvernement français : pas de défense du droit des catholiques à remplir les obligations de leur culte, pas de défense des droits des catholiques garantis par la constitution française, pas de défense des droits de l’Eglise à organiser le culte selon son propre droit.
    On pourrait se croire en présence de prêtres ou d’évêques ayant juré fidélité à un gouvernement en pleine dérive dictatoriale plutôt qu’à Dieu.
    Quelle tristesse au coeur. Chacun doit trouver chez tel ou tel prêtre un chemin de réflexion critique, de vie spirituelle et d’action juste que la CEF est bien incapable de nous donner. Hélas, nous n’en sommes pas surpris.

  20. Pourquoi la communion dans la bouche , pourquoi la communion dans la main ? La résolution de cette question ne se pose pas par le simple fait qu’il s’agirait d’un usage, mais de savoir comment se déroule le Mystère. la Sainte Messe relève-telle d’une communion horizontale formée par les présents qui au mieux permet de répondre à la Communion Spirituelle, ou d’une Communion verticale où le célébrant prend en charge, attire vers l’actualisation du Mystère, les fidèles : le prêtre, en étant devant, dos au public comme une sorte de capitaine conduit, amène les présents, à La Présence Réelle. La liturgie est une science sacrée et chaque geste, chaque parole, a un sens précis et donc une intention précise, mais là n’est pas le lieu ni le temps pour réfléchir sur le déroulement du Mystère Liturgique ni non plus sur la perte considérable générée par l’oubli des très anciennes liturgies primitives. Par ailleurs que l’on ne se trompe pas, ce n’est pas Vatican II qui est à l’origine de cette « protestisation » de la Liturgie, la lecture de la revue de liturgie  » La Maison-Dieu » montre que ce projet est très antérieur audit concile. Maintenant est supérieur à la forme, l’intention et le recueillement : n’agissons pas en pharisiens et ouvrons-nous à La Grâce.

  21. Merci pour votre lettre ! Sera t il possible de savoir si mgr Aupetit vous répond ainsi que ce qu il vous répondra ?
    J avoue en avoir assez de cette hiérarchie catholique qui ménage toujours les autorités publiques et la frange progressiste des catholiques et n n’hésite pas à « tapper » sur les catholiques qui veulent simplement rester catholiques en se rattachant aux façons traditionnelles de faire…
    François

  22. Mais pourquoi nos évêques dans une immense majorité nous abandonnent ils ? Seigneur Jésus Christ ne tardez plus !

  23. Toutes mes félicitations cher ami et toute ma gratitude pour cette saine, juste et talentueuse réaction.
    J’ai été comme vous horrifié par cette interview insane, surtout venant d’un évêque, mon ancien évêque de Nanterre, que j’appréciais jusqu’ici. Il a plié le genou devant César, encensé les idoles, il ne s’en relèvera plus.
    Avec tout mon soutien et mes amitiés françaises.
    In Christo rege.
    Jean-Michel Rudent

  24. Un seul mot : BRAVO!!!!
    Mais après les phrases ….
    Si l on passait aux actes ?????
    Remy Daillet valeureux chrétien
    Se propose d agir si le peuple le suit
    Que faisons nous ??????

    1. Moi aussi je suis très interpellé par Rémy Daillet-Wiedemann qui souhaite un soulèvement populaire pour renverser ce gouvernement. Il n’y a aucun politique Français qui pointe du doigt l’arrivée du nouvel ordre mondial et dont nous sommes à deux doigts de voir son accomplissement final. Autant dire que la prochaine élection présidentielle ne nous apportera rien de bon. Quelques soient les défauts que je trouve dans les revendications qu’il porte (particulièrement la n°66), il a sur moi (qui me lamente depuis des années) l’énorme supériorité d’agir.
      N’est-il pas temps de laisser les morts enterrer leurs morts ?

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