Extraits de Christus Vincit

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ANGELICO, Fra
Last Judgment (detail) c. 1431 – Tempera on panel – Museo di San Marco, Florence

« Au Cœur Immaculé de Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Église A tous ces « petits » de l’Église militante de notre temps – évêques, prêtres, religieux, pères et mères de famille, jeunes et enfants – qui ont été marginalisés, humiliés et punis au cours des dernières décennies pour la seule raison de leur inébranlable fidélité à l’intégrité de la foi et de la liturgie de la Sainte Messe. » Dédicace

L’indifférentisme religieux

« Avant le concile Vatican II, l’Église avait toujours enseigné une certaine tolérance à l’égard des autres religions. Cependant, avec la déclaration du Concile sur la liberté religieuse Dignitatis Humanae, il s’est produit à mon avis un changement radical par rapport au magistère antérieur et universel de l’Église, qui avait toujours affirmé que l’erreur n’a pas le même droit que la vérité à être propagée. » (p 112)

La perte du surnaturel

 « L’une de ces réunions a duré une semaine et a donné lieu à un document que, (…) personne n’a lu. (…). La réunion avait coûté 250 000 dollars provenant des fonds de l’Église. (…) 250 000 dollars jetés au vent. Oui, vraiment, au vent. Nous n’avions qu’un temps minime pour prier. Est-ce là l’« Église des pauvres», qui a été tellement vantée pendant le concile Vatican II et par la suite ? » ( p 149)

Vatican II

« Il me semblait, à cette époque-là, que les critiques de Mgr Lefebvre étaient exagérées. Il m’était impossible de penser qu’un Concile ou un pape puissent se tromper. (…) C’était pour moi une espèce d’« infaillibilisation » inconsciente et totale du Concile (…) Instinctivement, je réprimais tout argument raisonnable qui pouvait, même de la façon la plus minime, constituer une critique des textes du Concile. Aujourd’hui, je me rends compte que j’avais alors « déconnecté » ma raison » (p 153)

« J’ai remarqué que, du côté du Saint-Siège, il n’y a pas de volonté d’aller vraiment au fond de l’essence des questions présentées par Mgr Lefebvre. (…) Un examen honnête montre que dans certaines expressions des textes du Concile, il y a une rupture avec la tradition antérieure constante du Magistère. » ( p 156)

« Nous ne sommes qu’à cinquante ans du Concile. (…) Cependant, du point de vue des faits, de ce que l’on a pu constater, d’un point de vue global, Vatican II n’a pas apporté de réel progrès spirituel dans la vie de l’Église. Après le Concile, des catastrophes se sont produites quasiment à tous les niveaux de la vie de l’Église. » (p 158)

« Aujourd’hui, nous constatons la prédominance complète du modernisme dans la vie de l’Église et dans les facultés de théologie. Dans une certaine mesure, le modernisme a même pénétré les documents du magistère. Mais Dieu l’a permis. (…) le visage du modernisme s’est révélé depuis le Concile jusqu’à nos jours. Nous pouvons maintenant le voir tel qu’il est. Le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, a par exemple affirmé que jusqu’au pape François, l’Église entière n’avait enseigné qu’une seule facette de la théologie morale, la face objective, et que le pape François apportait à l’Église l’autre facette, la vision subjective et individuelle de la morale. Pour moi, il s’agit là d’un exemple évident de rupture, de modernisme et de relativisme. » ( p 171)

Le pouvoir pontifical

« Elle a été vénérée sous le nom de sainte Philomène pendant près de deux cents ans, puis elle a été emportée par le vent. Elle a été reconnue comme une sainte avec un culte public, et elle a disparu. Que nous soyons d’accord ou non avec ces décisions, c’est le raisonnement historique qui l’a fait entrer dans le calendrier liturgique, et c’est le raisonnement historique qui l’en a fait sortir. La canonisation n’était donc pas infaillible, mais dépendait d’informations historiques. »  ( p 183)

La fraternité saint Pie X

« En ce qui concerne les discussions théologiques, j’ai constaté une attitude de méfiance envers les autorités romaines et tous ceux qui ne sont pas de la Fraternité. Cependant, une telle attitude est psychologiquement compréhensible. Pendant quarante ans, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X n’a eu aucune relation canonique formelle avec Rome et avec les évêques locaux. Une telle situation comporte un danger, comme je l’ai dit à Mgr Fellay et aux autres prêtres : « Voici le danger qui vous menace, que, avec le temps, vous développiez un esprit d’autonomie ecclésiastique et une sorte de mentalité de ghetto. » (p 189)

La quatrième grande crise

« Le clergé en situation de responsabilité plie les genoux devant le monde. Cette observation faite par saint Grégoire de Nazianze au sujet du comportement d’une grande partie des évêques de son temps, est certainement applicable à la situation dans laquelle nous nous trouvons : « Nous servons le siècle et les exigences de la foule. Nous laissons notre bateau aller au gré du vent du moment, et tels des caméléons, nous avons l’art de donner à notre parole beaucoup de couleurs » (De vita sua, Carmina II, 1, 11). » (p 194)

« Malheureusement, Amoris Laetitia n’est pas le seul texte problématique. Le pape François exprime de nombreuses erreurs dans ses homélies quotidiennes… Je laisserais cela de côté. Je ne m’en occuperais pas, car il y a des choses que nous devons ignorer et ne pas prendre trop au sérieux. Sinon, nous pratiquerions aussi indirectement une forme de papocentrisme malsain en considérant toutes les paroles du pape comme infaillibles ou en les prenant trop au sérieux. Le magistère pontifical authentique regarde les documents officiels et non chaque homélie d’un pape. Les homélies quotidiennes et les interviews n’appartiennent pas, au sens propre du terme, au magistère de l’Église. (p233)

Au-delà de l’occident

 « Il existe de plus en plus de preuves de l’établissement d’un gouvernement mondial par les Nations unies et, en fin de compte, par de puissantes organisations maçonniques, qui agissent en coulisses afin de mettre en œuvre politiquement le « novus ordo saeculorum », le Nouvel Ordre Mondial, le gouvernement mondial unique athée. » (p 243)

L’eucharistie et la sainte communion

« Tout au long de l’histoire, il n’y a pas eu dans l’Église d’époque où Jésus Eucharistie a été traité de manière aussi horrible, où Il a été à ce point profané et subi de tels outrages de la part de ses propres fidèles et de ses prêtres, qu’aujourd’hui. La principale cause de cette situation est la communion dans la main. » (p 275)

La réforme de la réforme

« La forme dite « extraordinaire » de la messe – que j’appellerais cependant la forme « constante » de la liturgie romaine de la messe – est sans aucun doute, dans ses prières et ses rites, objectivement plus riche à la fois théologiquement et spirituellement, car elle exprime plus clairement l’essence de la sainte messe, c’est-à-dire le sacrifice de Notre Seigneur sur la croix et le caractère sacré et sublime de la liturgie céleste. » (p 292)

« Nous ne pouvons pas garder les nouvelles prières de l’offertoire, qui sont étrangères à toute la tradition de la liturgie catholique. (…) Elles ont été inventées au bureau de la commission du P. Annibale Bugnini. Elles ont été tirées du rite du souper juif du Shabbat. Mais dans la sainte messe, nous ne célébrons pas un souper de Shabbat juif. ( p306)

« Comme l’ont souligné le cardinal Ratzinger et le cardinal Sarah, la prière eucharistique, le Canon Missae, doit être récitée ou priée en silence, ou du moins à voix basse, afin de créer une atmosphère de contemplation et d’adoration pendant les moments les plus saints de l’actualisation sacramentelle du sacrifice suprême. (…) Si tous ces éléments de la messe traditionnelle – la célébration ad Deum, la communion reçue à genoux et sur la langue, les prières au pied de l’autel avec le double Confiteor, les prières traditionnelles de l’offertoire, le canon en silence – étaient insérés dans la nouvelle messe, nous aurions déjà restauré en grande partie la liturgie de toujours. » (p307)

« La sainte messe est essentiellement une adoration sacrificielle, et non d’abord un temps d’instruction et d’étude biblique. »  ( p 310)

La réforme du clergé

« L’une des principales tâches du pape est de fournir à l’Église des hommes vraiment bons et spirituels pour l’épiscopat. Le pape doit confirmer les évêques et l’Église entière dans la vraie foi catholique et rechercher de vrais hommes de Dieu pour les nommer évêques. (…) S’ils répandent avec zèle la foi catholique et apostolique, les évêques réformeront et renouvelleront la foi de leurs diocèses pour les décennies et les âges à venir. » ( p 323)

Conseils aux familles et aux laïcs

« 1. Considérez la persécution comme une grâce de Dieu pour être purifiés et fortifiés, et non pas simplement comme quelque chose de négatif. 2. Enracinez-vous dans la foi catholique par l’étude du catéchisme. 3. Protégez l’intégrité de votre famille par-dessus tout. 4. Catéchisez vos enfants, c’est votre premier devoir. 5. Priez chaque jour avec vos enfants, par exemple en récitant les litanies et en disant le chapelet. 6. Transformez votre foyer en église domestique. 7. En l’absence de prêtre et de messe dominicale, faites une communion spirituelle. 8. Retirez votre famille des paroisses qui répandent l’erreur et fréquentez une paroisse fidèle, même si vous devez pour cela faire un déplacement important. 9. Retirez vos enfants de l’école s’ils sont exposés à un danger moral dans le cadre de l’« éducation sexuelle ». 10. Si vous ne pouvez pas retirer vos enfants, créez une coalition de parents afin de lutter pour ce droit. 11. Battez-vous pour les droits des parents en utilisant les outils démocratiques disponibles. 12. Organisez une vaste croisade de prières parmi les familles catholiques et les fidèles, les prêtres et les évêques, sous la protection du Cœur Immaculé de Marie et des saints anges. Cela permettra de vaincre toutes les attaques du monde incroyant. » (P 347)

Fatima et le troisième secret

« Le contenu de la troisième partie du secret contredit la mentalité dans laquelle nous vivons depuis le concile Vatican II – et même depuis le pontificat de Jean XXIII. Cette mentalité prétend que le monde ne nous attaque pas, que nous devons nous faire des amis dans le monde et, d’une certaine manière, céder aux exigences du monde. Penser et parler de cette manière est tout à fait naïf et irréaliste. » ( p 371)

Christus Vincit

« Lorsque l’Église traversait la grande tempête de la crise spirituelle du XVIe siècle – une crise causée principalement par l’infidélité, la paresse spirituelle et le style de vie scandaleux du clergé – saint Pierre Canisius, deuxième apôtre de l’Allemagne, a eu cette phrase choquante : « Pierre dort, mais Judas est éveillé. » Nous pouvons pleinement appliquer cette expression à la crise actuelle de l’Église. Les plus hautes autorités ecclésiastiques ont, pour une grande part, dormi au cours des cinq dernières décennies, en n’empêchant pas la promotion de personnes indignes à des postes ecclésiastiques influents. » ( p 378)

Une réponse

  1. « Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.
    Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. »( Luc 5,3-4) … vous connaissez la suite… voilà plutôt où en est l’Église ! Voilà ce que fait le Pape François : il avance au large comme le Maître le lui demande !
    Le Magistère, le Maître est Jésus …il n’y en a pas d’autre !
    La dédicace et les conseils aux familles me vont droit au cœur (sauf : « Cela permettra de vaincre toutes les attaques du monde incroyant. » car notre façon de vaincre ne peut être que l’Amour et la confiance en Dieu ( et oui nous n’avons même pas le droit de couper l’oreille du garde) ) mais les interprétations sur la sainte Église sont hasardeuses … Regardons de près comment Dieu agit dans notre vie… encore mieux, regardons comment le Père nous a envoyé son Fils, comment Son Ange s’adresse à la sainte Vierge … et ainsi dans tous les Mystères du Rosaire ! C’est librement que Marie répond : « Qu’il me soit fait selon ta parole ! » ( non contrainte et forcée par une loi ou une tradition ).

    C’est quoi le problème de l’auteur ? … je pensais qu’il désirait plus que tout que le Christ soit au centre de la vie ecclésiale ? !… Il est temps, contrairement à toutes ces critiques et ces jugements sur Vatican II et les successeurs de Pierre, contrairement au sentiment que l’Eglise court à sa perte à cause des hommes, de se souvenir que le Christ en est la tête …il est temps de suivre Jésus …peut-être jusqu’à La Croix … mais jusqu’à la résurrection !

    Il est aussi temps , dans un même esprit, de prendre au sérieux le Pape François …et même très au sérieux ! … C’est dans le cœur à cœur avec Dieu, dans la prière, qu’il trouve force pour accomplir la volonté du Père …comme nous sommes tous invités à le faire.

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