LE CARDINAL SARAH salue l’édition et souhaite la diffusion du « Bref examen critique de la communion dans la main »

ROBERT CARDINALE SARAH

Cité du Vatican, le 26 mars 2021

Je vous remercie de m’avoir remis l’ouvrage: Bref examen de la Communion dans la main (…). Je l’ai lu attentivement, car les auteurs abordent une question à la fois essentielle et douloureuse au sujet de laquelle je me suis prononcé à diverses reprises, notamment dans une conférence adressée aux membres de Sacra Liturgia, à Milan, le 6 juin 2017 : j’avais dit notamment : « Au sujet de la communion dans la main, je suggère humblement que cette question soit, en toute sérénité et honnêtement, examinée par les évêques, individuellement ou d’une manière collégiale. Nous savons que le rejet ou l’abandon de l’expérience et des valeurs du passé n’ont pas toujours produit de bons fruits chez beaucoup de nos contemporains. Il me semble que la communion dans la main est une pratique qu’il faut fortement déconseiller, en nous appuyant sur des dispositions antérieures de l’Eglise. Abandonner sans discernement ou par pure attitude idéologique, l’héritage de l’Eglise peut provoquer de grands dommages spirituels dans les âmes. La communion dans la main comporte de grands dangers de profanation et des cas de regrettables manques de respect à l’égard de la Sainte Eucharistie. Il y a surtout le risque d’exposer le Corps du Christ au sacrilège ».


Comme vous pouvez le constater les préoccupations des personnes qui ont rédigé cet ouvrage rejoignent les miennes. Il est d’ailleurs dommage qu’un prêtre célébrant habituellement selon la forme ordinaire du Rite romain n’ait pas été associé à la composition de ce livre, même si certains d’entre eux ont été cités, comme l’abbé Christophe Kruijen. Surtout, je voudrais souligner la qualité du travail accompli : les trois prêtres étudient cette question sous des angles qui se complètent : historique (chanoine de Guillebon), liturgique (abbé Barthe) et canonique (R. Père Rivoir). Leurs contributions sont très précieuses et irréfutables : il s’agit, pour chacun d’entre eux, d’un travail précis, complet, bien documenté, avec citations des sources en notes. La conclusion de Jeanne Smits, dans laquelle celle-ci cite une liste impressionnante de faits déplorables, pourrait sembler, au premier abord, assez polémique, et pourtant celle-ci, se faisant le porte-parole de très nombreux fidèles, a le mérite de montrer les conséquences au niveau universel de cette pratique délétère. En conclusion, je pense que cet ouvrage constituera un élément important de la réflexion que je souhaite sur ce sujet en vue d’un retour à la pratique traditionnelle de la communion sur les lèvres au sujet de laquelle je disais dans cette même conférence de Milan : « Sainte Mère Teresa de Calcutta recevait Jésus-Eucharistie dans sa bouche, comme un petit enfant qui se laisse humblement nourrir par son Dieu. Elle était triste et peinée de voir les chrétiens recevoir la sainte communion dans leurs mains. Voici ses propres paroles : « Partout où je vais dans le monde, ce qui m’attriste le plus, c’est de regarder les gens recevoir la communion dans la main ». Quand on lui a posé la question: « Selon vous, quelle est le plus grand problème du monde d’aujourd’hui? « , elle a donné cette même réponse sans une seconde d’hésitation». Je vous souhaite dès maintenant une joyeuse et sainte fête de Pâques, en priant aux intentions de votre Communauté. Je vous confie à la Très Sainte Vierge Marie, ainsi qu’à saint Joseph, gardien de la Sainte Famille et Protecteur de l’Eglise universelle, en cette année qui lui est consacrée.
Que Dieu vous bénisse !

Soyez assuré de mes sentiments très cordiaux in Corde Christi.

Robert Card. Sarah

6 réponses

  1. Ne mélangeons pas tout.
    a) La constitution Sacrosanctum Concilium (qui a reçu le placet de Mgr Lefebvre) prévoit la révision des livres liturgiques. Il n’y est nulle part question de la communion dans la main.
    b) L’Ordo promulgué en 1969 (après une première mouture en 1965) découlant directement de celui de 1962 (nième édition modifiée de celui de 1570) n’indique absolument rien quant à la discipline traditionnelle de la communion ; celle-ci est donc maintenue ! Hormis la question de l’Offertoire, il est vrai réécrit, la réintroduction de l’oratio fideles (facultative) et l’insertion d’une lecture tirée de l’Ancien Testament, d’une part, et d’autre part la suppression des doublets (prêtre et fidèles priant simultanément), la Consécration figure toujours dans le rituel de la sainte Messe. Aussi est-il malhonnête de parler de « messe protestante » (qui n’existe même pas chez eux).
    c) ce n’est qu’après la promulgation du missel rénové que des évêques (dont les français !) ont obtenu de Rome l’usage de la communion dans la main (que, scandale, nombre de prêtres se sont alors permis de rendre obligatoire !)
    Pauvres esprits étroits qui de façon spécieuse le Nouvel Ordo avec la communion dans la main, venue le polluer, que ce soient les « progressistes » ou les autres.

    1. Ce qui existe avec la nouvelle messe fabriquée par le franc-maçon Bugnini avec la coopération de pasteurs protestants est une révolution. Les novateurs ne s’en sont pas cachés : il fallait supprimer la messe catholique et la remplacer par une messe acceptable par les protestants. (lire les déclarations du franc-maçon Bugnini). L’intention oecuménique de la nouvelles messe est évidente. La messe célébrée sur une table à haute voix, en langue vernaculaire, les lectures dites par des femmes, l’offertoire catholique remplacé par des prières juives, les génuflexiuons supprimées … c’est bien une nouvelle conception de la messe. La messe n’est plus qu’un repas protestant Une fois la révolution en marche rien ne peut l’arrêter. La communion dans la main est venue ensuite. Les révolutionnaires l’ont autorisée pour montrer qu’ils ne croient plus en la présence réelle de Notre seigneur dans le Sainte Eucharistie.
      Les premiers à avoir condamné la nouvelle messe furent les cardinaux Ottaviani et Bacci.
      Ceux qui veulent approfondir cette grave question qui touche à l’essence même de la foi catholique peuvent lire le bref examen critique des cardinaux Ottaviani et Bacci.

  2. La communion dans la main est une pratique abominable et sacrilège qui profane le Saint Sacrement. Les révolutionnaires ne se sont pas trompés lorsqu’ils ont introduit cette pratique sacrilège à la suite de la réforme liturgique de Vatican II : ils voulaient montrer qu’ils ne croyaient pas en la présence réelle de Notre Seigneur dans la sainte Eucharistie.
    Condamner la communion dans la main : très bien.
    Mais ce qu’il faut si on veut retrouver la foi catholique c’est condamner la nouvelle messe fabriquée par le franc-maçon Bugnini avec l’aide de pasteurs protestants et imposée de manière dictatoriale par Paul VI (alors que la messe traditionnelle n’a jamais été abrogée et ne peut pas l’être)
    Cette nouvelle messe protestantisée conduit à la perte de la foi et à l’hérésie.
    Relisons le bref examen critique de la nouvelle messe des cardinaux Ottaviani et Bacci.

  3. « Vous, pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et à l’intérieur vous êtes pleins de rapine et de méchanceté ». (Luc, 11,19. Le cardinal n’est ni pharisien ni méchant, mais il gaspille la parole pastorale déjà bien galvaudée.

    1. Pour quelle raison le cardinal Sarah « gaspillerait la parole pastorale » ? En quoi la « parole pastorale » serait « bien galvaudée » ?

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